‹ Histoire des guerres de la VendéeChapitre 130 sur 223 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

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: Rochcjacquctcin danfi l'armén |~ vendéenne n'eut lieu i|iie lo 11 avril. Nousallon.s résumer les cvéncmenls qui la précédèrent.

On a vu que la semaine ' .sainteavailrafipclélcspaysanii - ;iux devoirs de Pâques. Pendant cedejrêve de Dieu, le ^ pays sembla calmé comme par '^-i enchanlemeut; il n'y eut d'affairc grave que l'attaque des SabIcs-d'OIonnc parle chirurgien Joly; cl la CouTenlion, croyant qu'elle n'avait pJuR qu'à punir, se mit à discuter IcK décrets de sa vengeance.

Mais elle délibérait encore, le Iend4<main même de Pflqiie», qunnd les Vendéens, munis de la cnm-

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munion, s'élancèrent des hameaux, comme les abeilles de la ruche...

En vain, les autorités républicaines répétaient à ces braves gens : <x Frères égarés, nous ne voulons que votre saluL 11 ne s'agit pas de quitter vos foyers pour aller combattre au loin... Ceux d'entre vous qui tomberont au sort n auront qu'à défendre nos côtes contre les ennemis du dehors. Acceptez nos propositions de paix, sinon vous subirez* les rigueurs de la loi, etc., etc. »

Il était (rop tard. Les habitants des campagnes ne croyaient plus à la République. Ils lui firent cette belle réponse, qui devint le manifeste de rOuest :

« Nous ne sommes point armés pour nous enire-détruire les uns les autres, mais bien pour résister à l'oppression et pour faire entendre nos justes plaintes qui, quoi que vous en disiez, ont été trop souvent rejetées. Aujourd'hui que vous vous dites disposés à les écouter et même à les faire valoir, nous allons vous les retracer en peu de mots.

« 1° Ecartez de nous le fléau de la milice, et laissez aux campagnes des bras qui leur sont nécessaires. Vous nous parlez d*ennemis qui menacetU nos foyers; c'est là que nous saurons les repousser, s'ils viennent nous attaquer; c'est là que nous saurons défendre contre eux et contre tous autres nos femmes, nos enfants, nos bestiaux et nos récoltes, ou périr avec eux.

« 2" Rendez à nos vœux les plus ardents nos anciens pasteurs ; ceux qui furent, dans tous les temps, nos bienfaiteurs et nos amis; qui, partageant nos peines et nos maux, nous aidaient à les supporter par de pieuses instructions et par leur exemple. Rendez-nous avec eux le libre exercice d'une religion qui fut celle de nos pères, et pour le maintien de laquelle nous saurons verser jusqu'à la dernière goutte de notre sang. Rendez à nos campagnes ceux de ces dignes pasteurs que vous retenez dans vos fers, et permettez à ceux qui se sont exilés de revenir noua distribuer les consolations dont nous avons si grand besoin : leur retour ramènera partout la paix, l'union et la concorde. Telles sont nos principales demandes. Nous y joignons notre vœu pour le rétablissement de la Royauté, ne pouvant vivre sous un gouvernement républicain qui ne présente à nos esprits que des idées de division, de troubles et de guerres. Vous nous parlez de chefs qui nous égarent ! Nous ne reconnaissons de chefs ni de guides que l'amour de notre sainte religion, de la justice et d'une véritable liberté. Nous sommes tous unis pour la même cause, nous marchons tous au même but, et nous sommes tous animés du même esprit. Vous venez d'entendre nos demandes ; elles sont trop justes pour que nous puissions jamais nous en départir; accordez-les, et dès ce moment nous acceptons vos propositions de paix et de fraternité. »

Les magistrats de Bretagne et de Vendée rendirent aussitôt (le 2 avril) les décrets suivants :

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