ÉPITAPHE DU PARLEMENT DE BRETAGNE
LOUQU'lL DONNA 8à DÉBIS8IOR AU 1018 DE lAI t7<t.
PtMtat, ci-gtl un Corps qui, dès demain peot-étre, Dq Lanre à les yeox va ratraeer le tort. C'est QQ Juste qa'on plaare, et ta verras le Maître, Aussi bon que puissant, ressusciter le mort.
liPORSB, ATTMBUil PAR LIS UNS AUX lifUITBS, ET PAH LB8 AUTRES A IIADAIIB LA PBESIDBIITB DE
L'AHGLI Di COBTUHAN.
Votre épitaphe est fort jolie , Il n'y manque, nasaieors, qu'un peu de vérité. Mais du Laure k vous quelle diversité 1
Par l'effort de la maladie
Ce juste au tombeau fut porté, Et jamais son ami ne l'eût ressuseité| S'il s'était an fureur lui-même 6(é la vie.
JAX FOBTBT.
Le Roi lui-même n'était pas épargné. Lorsqu'il avait reçu les démissions, M. de SaintrFlorentin, ministre d'État, avait d*abord écrit à Rennes, avec un dédain affecté c que Sa Majesté partait pour la chasse, et ne s'occuperait des affaires de Bretagne qu'au retour d'un voyage de Saint-Hubert. » Soit que Louis XV ne connût pas cette réponse, soit qu'il eût changé d'avis (et les deux cas sont également possibles) , M. le premier président d'Amilly reçut bientôt une nouvelle lettre de M. de Saint-Florentin , félicitant les douze membres non démis, et commençant par ces mots, assez comiques après trois mois de lutte: c Le Roi, monsieur, commence à s'occuper des affaires du Parlement de Bretagne. Sa Majesté a remarqué avec beaucoup de satisfaction qu'il existe douze magistrats qui refusent d'abdiquer, etc. » Le lendemain même de la distribution de cette lettre, dès sept heures du