‹ Histoire des guerres de la VendéeChapitre 55 sur 223 · BIll^TAUNË VA M^NDËK · texte numérisé non relu

BIll^TAUNË VA M^NDËK

L'eiitliousitisnic pour La Chalotais élail si viT en ce luumeiil, que sou portrait fut inauguré à Macliccoul dans une fête publique , où Fou vit , dit une relation, des vieillards de quatre-vingts ans quitter leurs béquilles pour danser autour du feu de joie.

Au milieu de cette fièvre libérale, on juge si les Communautés rclevaicnt*la tcte. — Sire, écrivait la Commune de Nantes au Roi, le 25 avril 1778, vous avez déclaré que vous vouliez régner par Tobservation des règles. Cest cette promesse royale qui nous donne Tassurance d'adresser à vos ministres nos très-humbles représentations contre une atteinte portée à notre constitution municipale. Un ordre expédié le 17 avril dernier renverse, dans Fobjet le plus essentiel, la liberté des élections ^ dont une possession de près de quatre siècles avait fait un droit national. En conservant sur la liste des éligibles, pour la place de procureur-syndic, roflicier qui a fini son exercice, cet ordre contredit les lois les plus solennelles, et attaque le droit sacré de la propriété, etc.

Enfin, ringénieur Ogée, qui venait de terminer son grand Diction-' naire de Bretagne , réimprimé aujourd'hui par de savants commentateurs , le dédiait, non point aux Étals, comme il eût fai# quelques années plus tôt, mais à la Nation bretonne. Ce mot dit où en étaient les choses.

Mais quelle canonnade retentit entre Brest et Portsmouth ?

C'est rimmortel combat de la frégate anglaise la Québec, commandée par le capitaine Farmer, et de la frégate française la Surveillante ^ commandée par le capitaine du Coucdic. Qui oserait écrire l'histoire de la Bretagne sans raconter ce prodige de l'héroïsme breton?

Charles-Louis du Couëdic de Kergoâler, dont nous avons déjà vu Tillustre nom dans nos annales, était né le 17 juillet 1740 dans le château de Kerguclcnen, commune de Pouidregat (Finistère), où sa mère fit ses couches pendant une courte absence deQuimperlé. Aussi cette ville réclametelle l'honneur d'être la vraie patrie de du Couëdic. Ayant perdu à six ans son père, capitaine de la noblesse quimpcroise, il fut élevé dans le château de Lezardeau, à la rude manière de Dif Guesclin. Par exemple, il passa tout un hiver sans habit, après avoir laissé les lambeaux du sien aux branches d'un arbre. Mais il se réchauffait en luttant avec les paysans de son âge, et quelquefois même avec les hommes, dans les pardons et les foires des paroisses voisines. L'éducation de son corps ainsi faite , il alla faire l'éducation de son esprit au collège de Quimper, d'où il sortit à seize ans pour entrer dans la marine royale. Il se fit successivement remarquer sur Ions les vaisseaux qu'il monta , fut six mois prisonnier en Angleterre , échappa par miracle aux naufrages , et reçut la croix de Saint Louis avec le romniandenicnt de la frégate la Surveillante, ¥A\v, sera, dit-il, mon tom-

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