MÉMOIRE PRÉSENTÉ AD HOI
A Versailles, le tl aoAt 1788, PAl HISSIUJU LB8 ClNQliANTB-TBOlS DÉPUTÉS DB8 TM>18 0BDIB8 Dl Là PMVIRCI Dl BUTàGNI.
Au Roi , kn lui présentant ck héhoiik. — SIRE , écouter avec bouté les doléances àe ses peuples, les accueillir quand elles sont justes, c^est le devoir des Rois. Prébenter avec respect ces réclamations, vn attendre FefTet avec une confiance inébranlable, voiU le D6ire. Nous ne vous le dissimulerons pas, Sire, Votre Majesté a rendu la vie k nos espérances ; elles se sont accrues au point de nous persuader que c'est moins h des représentations qu'à des actions de grAces que nous devons nous pn^psrer.
MÉHOiil AU Roi. — SIRE, nous Tenons déposer dans le sein de Votre Majesté le cri de noin douleur et l'etpression de nos vœui; des enfants ne pourroient^ils se plaindre k leur père sans s'eiposer k perdre son affection ? Au milieq des plus cruelles circonstances , la Noblesse de Bretagne s'étoit as- 8cmbl«H!; elle avoit choisi douze des siens. Il leur ctoit retommandé d'oiposer k vos regards, et le ta-