‹ Histoire des Incas, rois du PérouChapitre 24 sur 103 · CHAPITRE X?:ill · texte numérisé non relu

CHAPITRE X?:ill

Les Espaguok perdent la bataille par la trabison d'i^qi

Indien.

Les uns et les autres en étaient rëduits à ceS: termes , lorsqu'un Indien appelé Laularu , autrement Philippe ) fib d^un Cacique , qui de-, pais son bas âge ayait éténouiri au aerviire.de Pedro de Yaldivia , préférant la trahison, et le lieu! de sa naissance à la fidélité qu'il. devait a Dieu et à son maître , fut cause lui seul de J'entiére. défaite des Espagnols. Bien instruit de leur langue. , il n'eut pas plutôt entendu prononcer l'ordre pour la retraite qu'iLse détacha pour en avertir ses compatriotes. Il s'éqria même à son arrivée auprès d'eux : «Courage, mea frères, suivez, hardiment ces voleurs et ces. fugiti& qui iu'ont dWre espérance que dans, leur retraite au pro* cliain défilé , et gardez-vous bien de perdre une. si b^Ue occasion de sauver notre pays, et de le délivreçde la tyrannie de ces traîtres. » A peine eut-il achevé ces mots , que pour animer les Indiens par son exemple, il prit une pique qu'il

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trouva sous CCS pas, et se mit à leur tête pouv emth> battre les Espagnols. Le vieux capitaine, qui voyait déjà le chemin que ceux-ci prenaient , dé-* couvrit bientôt quelle était lejUr intention, après avoir écouté l'avis de Lautaru \ de sorte qu'il fit partir en diligence deui bataillions de ceux qai n'avaient point essuyé la fatigue du combat pour gagner le passage^ avec ordre de s^y tenir sans faire de bruit y jusqu'à ce que tous tes autres y fussent arrivés. Il se mit ensuite à donner la chasse aux Espagnols et à les harceler de tems en tems. U les amusa de cette ihanière jusqu'à ce qu'ils fiissent près du défilé où ils se flattaient de trouver un lieu de retraite ; mais ils furent bien étonnés de voir que les Indiens s'en étaient saisis cl ifu'ii n'y avait plus de ressource pour eux. Âl^r» ils ne pensèrent qu'à mourir en bons chrétiens et à invoquer notre seigneur Jésus«Ghrist ^ la Vierge sa mère et les saints : envclbppés de toutes parts et incapables de se tenir ^ même sur leiura ebovaw qui n'en pouvaient plus de fatigue , les Indiens les assommèrent impitoyablembnt àoouptdehache et de massue. Le gouverneur Pedro de Valdtvra et un prêtre c^ui l'accompagnait furent pris en vie , et attachés tous deux à des arbres juaqn'à la fin de cette mêlée. La seconde relation qu'on envoya de Chili au Pérou , pour en donner âvîs y n'en disait pas davantage. Cependant trois valets

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indiens^ qu'on avait faits prisonniers dans ce combat| ctenfemlës dans certaine grott^^ trouvèrent le moyen de s'échopper à la faveui* de la nuit^, lors« que les victorieux né pénsaientqu^à se iréjoutr, et d'en porter la nouvelle aux Ebpagaob«

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