‹ Histoire des institutions de charité de bienfaisance et d'éducation du Canada [microforme]Chapitre 42 sur 45 · LS LSL LL LS LL LAS · texte numérisé non relu

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nistration de l’Hôtel- Dieu de Villemarie. Cette héroïque Demoiselle, qui avait partagé les dangers, les épreuves et les privations des commencements de Villemarie, et qui n'avait eu pour l'aider à soigner les malades, durant dix-sept années, que quatre ou cinq filles qu'elle avait reçues de France, était devenue presque incapable de continuer plus longtemps cette charitable mission, qu'elle ne voulait pas, toutefois, voir cesser.

Elle s'embarqua donc pour la France, et ses propositions ayant été acceptées par la Communauté des Sœurs de Saint-Joseph de la Flèche, où elle s'était adressée, elle obtint trois Religieuses avec lesquelles elle se hâta de s'embarquer pour le Canada, au mois de juin de l’année suivante.

Ces trois intrépides Sœurs Hospitalières furent :

Juorra Moreau DE BResoLes, née à Blois, âgée de 48 ans, nommée Supérieure ;

CaTHERINE Macé, née à Nantes, âgée de 48 ans, Assistante :

Marie Maizzer, née à Saumur, âgée de 60 ans :

Et une autre fille de la Communauté, la Sœur Polo, qui leur fut associée en qualité de Sœur domestique (1).

(1) Comme toutes les œuvres de la bonté divine, l'Insti tut des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de la Fièche eut une origine très humble,

Dieu avait inspiré depuis longtemps un pieux laïque, M, Jerôme le Royer de la DauvEensiÈRE, receveur des Finances de la Flèche, à Anjou, la pensée de jeter les

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La Compagnie de Montréal, de son côté, lit embarquer à ses frais une nouvelle levée s'élevant à 109 personnes, dont 62 hommes et 47 femmes ou filles, sans compter d'autres

{ À M A + , , n ‘6 bâses d'une œuvre capable de servir la religion et de k ! secourir les malades, Quoique possesseur d'une aisance

peu commune el à la tôte d'une famille, il fat l'instrument dont la Providence se servit pour faire surgir, en 1636, une Association de Filles destinées au soin des malades, en France, laquelle devait pratiquer plus tard cette même charité au milien des déserts sauvages du Nouveau- Monde,

M. le Royer avait un zèle insatiable pour la gloire de Dieu, un amour tendre pour les pauvres et une dévotion particulière à la Très-Sainte Vierge ; il ne manquait pus de communier à ses fêtes, puis de retour à sa maison, il assemblait sa famille qui toute, le cierge à la main, faisait après lui la protestation suivante :

Aunom du Pèrs, el du Fils, el du Saint-Espril.

Vierge sainte, Mère de Dieu, de... votre très pelil servileur, Jérôme le Royer, prosterné humblement à vos pieds, pressé du désir de vous plaire, me confiant en votre maternelle bonté el reconnaissant que vous éles, après Dieu, la loule Puissante : aujourd'hui, en la présence el sous le bon plaisir de non Créateur el souverain Seigneur, votre divin Fils, en la présence de votre glorieux Epour, Saint-Joseph, des Saints el Saintes, patrons el palronnes, el de toute lu Cour céleste : consigne entièrement el sans nulle réserve entre vos mains, el moi el loul ce que je possède pour lou-

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| jours, sans que je veuille jamais en rien reprendre.

De plus, Vierge sainte, je vous choisie pour ma Mère et ma Mailresse, el vous supplie d'élre auprès de mon Dieu, mon avocale el ma singulière palronne, ainsi que de loute ma famille, que je vous dévoue el consacre; mellant sous votre protection mon salut, mon honneur, mes biens et ma vie; vous reconmandant mon épouse el nes enfants. Je propose de ma part de procurer loule ma vie el par tous les moyens quema condition ne permel, de procurer l'avancemen! de votre gloire el de votre service, singulièrement l'hon-

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colons qui allaient à leurs propres dépens s'établir à Villemarie. L'embarquement se fit au port de la Rochelle, le jour de Saint- Pierre, le 29 juin 1659, à bord du navire le

neur et l'estime de votre sainte el Immaculée Conception ; toujours sous l'aveu de la Sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, Sainte Marie, Mère de mon Dieu, agréez et recevez celle offrande ; jeles sur nous vos regards du haut du ciel el de ce trône de gloire où vous éles placée auprès de votrecher Fils, Bénissez, Vierge Sainte, celle pelile famille, laquelle est plus à vous qu'à moi; Enfin, divine Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant el à l'heure de notre mort. Ainsi soil-il.

C'est ainsi que M. le Royer, plein des plus grands senti. ments de religion, les inspirait à sa famille.

Voici un autre trait fort édiliant à son sujet, puisé dans l'histoire manuscrite des /ospilalières de Saint-Joseph de la Flèche. ,

Dans une vision qu'il eñt de la Sainte-Famille, il vit Jésus lui tendre la main pour lui donner un Anneau où étaient gravés les noms de Jésus, Marie et Joseph, et qui lui recommandait d'en donner un semblable à toutes les Filles qui se consacreraient à la Sainte-Famille dans la

Congrégation qu'il se proposait alors d'établir,

Alin de rester fidèle à cette manifestation des desseins de Dieu, M. de la DauvensièrEe détermina de donner à chacune deslilles qui entrerait dans l'Institut des Hospitalières de Saint-Joseph un Anneau où seraient gravés les noms de la Sainte-Famille, et y joignit une formule qui à toujours été

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employée depuis, à la profession des vœux :

Recevez cel Anneau, au nom de Jésus, Marie et Joseph, et rendez-vous digne Fille de leur paisible el sainte famille, et imilatrice de leurs vertus, pour élre un jour participante de leur gloire.

Mais poursuivons le récir de l'origine Au nouvel Insiitut :

Un jour que M. de la DauvensièRe répandait son âme devant le Seigneur, ce grand Serviteur de Dieu comprit que la volonté divine voulait qu'il fondât sans délai une | Communauté religieuse de Filles pour le soulagement des

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Saint-André. Ce ne fut que trois jours après qu'on leva l'ancre, c’est-à-dire le 2 juillet, fête de la Visitation.

Pendant la traversée, ces saintes Filles,

En effet, à quelque temps de là, deux pieuses filles de la Flèche, Marie de la Ferre et Anne FourREau, vinrent lrouver instinctivement M. dela DauversiÈène, et lui confièrent l'attrait intérieur qu'elles avaient depuis longtemps de se voucr entièrement au service des malades indigents. Le Serviteur de Dieu vit dans ces deux généreuses filles, le noyau précieux de l'œuvre qui était la préoccupation de sa vie et qui en devait être le mérite et la gloire. Aussi les accueillit-il avec bonté et les encouragea-t-il à persévérer dans un tel dessein. Et, après un temps assez long, pour s'assurer de la vocation de ces deux pieuses demoiselles, il leur conseilla de se retirer dans un petit /6pital qu'il y avait à la Flèche, leur ville natale, alors appelé l'Aumônerie de Ste. Marguerite, leur assurant qu'elles y trouveraient un vaste champ pour y exercer leur charité, l'humilité el Loutes les fortes et vigoureuses vertus de religion. Malgre l'opposition de leurs parents, et provenant de bien d’autres causes, ces jeunes personnes dirent un éternel adieu à la maison paternelle et ellèrent se cacher, le jour de la fète de la Sainte-Trinité d* l'année 1636, dans le fond de ce petit Hôpital de la Flèche pour y servir Dieu en soulageant les pauvres, les malades et les infirmes. En entrant dans cette modeste maison qui devait être le berceau d'une si grande œuvre, elles y trouvèrent trois autres filles, Catherine Lusouc, Julienne ALERY, Jeanne COHERGXES, servantes de conditions, mais d'une vertu excellente et sublime, qui servaient les malades avec une ferveur admirable, sans autre salaire que la douce espérance de jouir un jour de la vue de Dieu.

Pour subsister, ces filles étaient obligées d'aller par la ville pour solliciter l'aumône alin de se procurer les principales nécessités.

Bientôt la piété, la vertu et un dévouement commun unirent d'une étroite union les deux demoiselles et les trois cervantes sus-mentionnées. Cachées dans les vieilles mi-

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qui allaient ainsi se dévouer au service des malades au Canada, trouvèrent l’occasion d'exercer leur zèle. Il y avait environ 200 personnes à bord, y compris l'équipage. À

sures du petit Hôpital, peu à peu elles s'initièérent aux secrets de la vie religieuse, Un digne prêtre, M, de Saixr- CanTix, curé de Sainte Colombe, leur directeur spirituel, les conduisait avec sûreté dans le chemin de la perfection. Ge saint homme, devinant sans peine que la Providence préparait quelque chose de grand dans la rencontre et l'union de ces cinq personnes, s'étudiait à approfondir les desseins providentiels de Dieu sur elles. Sous une direction si sage, l'œuvre prenait l'essor et se consolidait admirablement.

Une troisième fille de condition, Mile, Anne de l'Epicier, élait venue grossir les rangs; elles étaient toutes douées d'une grande noblesse de caractère et de sentiments profondément pieux. Dépourvues de toutes les ressources de la fortune, dans cet Asile de Charité, et réduites à un état voisin dela pauvreté, ces pauvres filles trouvaient dans la religion et dans les vertus héroïques qu'elle inspire la force de rester fidèles à la souffrance des malheureux en la soulageant et en la consolant.

Pour éprouver cette Communauté naissante, où plutôt pour lui donner un protecteur puissant dans le ciel, Dieu lui ravit son père spirituel, le digne M. de St. CaxTIX, qui mourut de la mort du juste.

Sur les conseils de M. de LabauvEnsiène, la petite Communauté prit pour Directeur le R. P. MesLan, désuite, homme d'une grande expérience dans la conduite des âmes, A ce moment les murs du vieil Hôpital tombaient en ruine: il fallait songer à chercher un autre asile ou se résigner à abandonner les malades. Pour nos jeunes filles comme pour M. de LaAbauvERsIièRE, celte dernière alternative était trop cruelle; on ne pouvait y penser, il fallait donc bâtir.

M. de LaADbAUVERSIÈRE paya de sa médiocre fortune et lit appel à plusieurs nobles personnages ses amis, En peu de temps on réussit à former une belle somme qui permit de réparer à neuf et d'augmenter considérablement la vicille

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peine le navire était-il en mer (ce navire avait servi pendant deux années d’hôpital aux troupes de la marine, sans avoir fait depuis de quarantaine), que la peste se déclara

bâtisse. Un local plus vaste, en permettant de recevoir plus de malades, exigeait un personnel plus nombreux: la Providence le savait, aussi inspira-t-elle à trois nouveiles recrues, Mesdemoiselles Madeleine Risènk, Anne LETENDRE et Marie Giror de venir partager le dévouement de la petite Communauté,

Bientôt, d'autres sujets se présentèrent, démandant ieur admission, comme l'espace suflisant pour les loger manquait M. de LabauvERsiÈRE les priant d'attendre quelque temps leur conseilla de proliter de ce retard pour bien s'assurer de leur vocation. Surjces entrefaites, M. de BRETONVILLIERS, curé de la paroisse de St. Sulpice de Paris, vint à Laflèche et offrit à M. de LabauvEeRsiÈRE la Somme de vingt mille livres; ce secours inattendu, joint aux propres générosités du fondateur, permit d'élever une jolie maison. A peine ce nouvel asile fut-il ouvert, que Mesdemoiselles Rénée Bussox, Jeanne LapauvensiÈèrEe, Marie Havanp, Thérèse Havanp et Catherine Macé sollicitèrent et obtinrent la faveur d'y être reeues en qualité de compagnes des Demoiselles Laferre, Foureau, etc.

Le Père DusneuiL, qui venait de succéder au Pére MEsLan, comme® Père spirituel de la jeune maison, après s'être entendu avec M. de Labauversiène et avoir beaucoup prié, obtint de Monseigneur d'Angers la permission de former ves jeunes filles en Congrégation religieuse; de leur donner le saint habit et de leur faire prononcer des vœux simples de pauvreté, chasteté et obéissance ct celui de servir les pauvres malades,

La plus grande régularité régnait dans cette Communauté et la pratique constante de to#tes les vertus de religion en firent un sanctuaire d'édilication et de sainteté, La haute estime dans laquelle était tenue cette Congrégation inspira aux lilles des meilleures familles le désir d'en faire partie. La princesse d'Espinay demanda et obtint son entrée, La

parmi les personnes à bord, et les Religieuses elles-mêmes en furent atteintes, ce qui ne les empêcha pas de se dévouer à soigner les autres. Huit ou dix personnes moururent.

Après une traversée des plus dangereuses, le navire arriva à Québec, le 7 septembre 1659, sur les sept heures du soir. Trois semaines plus tard, la plus grande partie de la recrue arrivait à Montréal, pour grossir le chiffre de la population de la ville naissante, où l’on ne comptait alors que 160 hommes, ‘ © dont 50 chefs de famille ; il y avait 40 mai- Na

allégresse. Elles furent immédiatement mises en possession légale de l’Hôtel-Dieu et de toutes ses dépendances (1).

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IV / Î t L'arrivée des Hospitalières de Saint-Joseph à ] Villemarie fut saluée avec une viveet sincère |

vie sainte qu'elle ÿ mena la fit marcher à grand pas dans la voie de la perfection.

Les dots considérables que ces filles de grandes familles apportaient, les dons généreux qui venaient du dehors firent qu'en peu de temps, l'nstilut des Hospitalières de Saint-Joseph de la Flèche fat une des plus riches Communautés d'Anjou. Et c'est pendant que cet Institut se déve- J loppait si admirablement, que Dieu inspira à Mlle, Mance, de op la ville de Langres, d'aller à la Flèche chercher les Reli- ÿ gieuses dont elle avait besoin pour le Canada. €

(1) La vérité de l'histoire réclame que nous ajoutions que malgré qu'il fut stipulé dans l'acte de cession de l'Jsle de Montréal aux MM. de St. Sulpice, par la Compagnie de Montréal, que l'AHélel-Dieu de Villemarie serait confié aux Hospitalivres de la Flèche, cependant.M. l'abbé de Quevzus,

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L'Hôtel-Dieu, qui avait toujours été assez rempli de malades, le fut davantage durant les années qui suivirent, par suite de la guerre, plus vive que jamais, entreprise par les Iroquois contre les colons de Villemarie.

Mais à peine ces trois dévouées Religieuses avaient-elles commencé leur charitable carrière, qu’elles eurent à supporter de suite une bien grande afliction, que Dieu leur avait ménagée, sans doute, pour les affermir de plus en plus dans l’abandon à sa providence, et en vue de purifier davantage leur amour pour lui.

L'arrivée de la flotte leur apporta la triste nouvelle de la mort du fervent et pieux fon-

Supérieur de la maison de St Sulpice qu'on devait fonder à Montréal, tenta d'empêcher Mlle. Mance d'aller chercher des Religieuses en France, désirant v avoir là des Religieuses de l’Aôlel-Dieu de Québec. Pour arriver à cette fin, il avait même conduit à Montréal les Révérendes Mères de la Nativile et de S{. Paul, et les avait fait loger dans l'Hôpital même de Mademoiselle Mance ! Quoique celle-ci eût pu être en droit d'ètre surprise d’un tel procédé, surtout alors qu'elle savait quel en était le motif secret, elle ne fit

rien percer au dehors et recut ces deux Religicuses avec beaucoup de politesse, Seulement elle ne permit point qu'elles prissent soin des malades. Elle leur donna ja chambre la plus confortable de la maison où elles demeurèrent quelque temps.

La Sœur Morin, en parlant de cet incident dans ses Mémoires, dit : ‘ Ce M. l'abbé de Queylus, dans le séjour qu'il fit à Québec, s’affectionna beaucoup aux Révérendes Mères Hospitalières en qui il remarqua beaucoup de vertus et de talents, ce qui explique le grand zèle qu’il a eu de les établir à Ville-Marie en la place des Filles de St. Joseph qu'il savait bien avoir été choisies pour cela,”

dateur de leur Ordre, M. de la DAUVERSIÈRE, qu'elles avaient vu si empressé, quoique déjà malade lors de leur embarquement à la Rochelle, dans les derniers jours du mois de juin de l’année précédente. Na vie, toute remplie de dévouement, où la grandeur de sa foi l'avait toujours soutenu dans les épreuves, s'était éteinte le 6 novembre 1659 : il était âgé de 63 ans (1). Au nombre des épreuves

(1) M. Jérôme le Royer de la DAUvERSIÈRE, né à la Flèche le 2 mai 1597, avait épousé Mlle. Jeanne de BAUGÉ, de laquelle il eût un grand nombre d'enfants. Cet homme de zèle est mort en saint comte il avait véeu, suivant que l'exprime une lettre adressée de Paris au Père CHAUMENOT.

D'après les Archives des Hospilalières de la Flèche, son corps, après avoir été embaumé et renfermé dans un cercueil de plomb, fut inhumé dansla partie du caveau des Sœurs de Saint-Joseph, qui était situé sous la Chapelle de leur ancien /l6pital, et son cœur, pareillement embaumé et placé dans une boîte de plomb en forme de cœur, fut porte dans la Chapelle privée du Château de la Mothe-Lubin, commune de Brosnières, et déposé dans la muraille.

Après les bouleversements occasionnés par la révolution française, il n'a pas été possible aux Filles de St. Joseph de la Flèche de reconnaître le corps de leur saint Instituteur, Pour les dédommager de cette perte,— dit un document,— M. André Louis le Rover de la Mon et son épouse, et M. Henri Gustave le Royer de la Morue, descendant de M. le Royer de la DAUVERSIÈRE, propriétaire du château de la Mothe-Lubin, ont bien voulu leur donner le cœur de leur aïeul, le 29 Mai 1836, fôte de la Sainte-Trinile, au jour de laquelle l'institut de ST. Joseph avait pris naissance deux cents ans auparavant, Après les prières de l'absoute, le cœur fut porté processionnellement et remis entre les mains de la Supérieure, en présence des autorités civiles de la Flèche, et d'une grande foule de fidèles, qui avait assisté à la cérémonie, (Voir l'écrit intitulé: Translation du cœur de M. de la Dauversière, aux Archives des Hospitalières de a Flèche.)

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