‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 68 sur 96 · OBSERVATIONS PRÉALABLES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRÉALABLES

Afin de rendre plus faciles la correspondance des notes avec les passages qu'elles justifient et leur vérification, la série des chiffres recommence à chaque livre et h chaque chapitre de l'ouvrage.

L'intérêt de ces notes justificatives est surtout de former pour la plupart des chapitres, et à l'aide des textes, comme un résumé des principes, des lois et des faits qui s*y trouvent exposés.

Au sujet du plan que j'ai suivi dans le choix de mes autorités, plusieurs observations essentielles font partie de ma préface de 1828 et de l'introduction à cette édition nouvelle.

Le texte hébreu et les traductions prolestantes distinguent deux livres de Samuel et deux livres des Rois. La Vulgate et ses traductions en font quatre livres des Rois. Dans le but d'éviter la confusion, j'adopte cette dernière manière de les dis* tinguer. — La Vulgate et ses traductions désignent deux livres des annales bibliques sous le titre de Paralipomènes , qui signifie les choses qu'on aurait oubliées dans les livres des Rois. Ici je m'en tiens au titre de Chroniques adopté dans les traductions protestantes : il a le double avantage d'être d'une apparence moins étrange et de mieux rendre le titre du texte hébreu Dibréyamim, les paroles ou plutôt les actes de chaque jour.

On connaît le sens du mot Misckna donné pour titre au code de la jurisprudence hébraïque, qui passade l'état de tradition à l'état d'écriture vers l'époque de Jésus-Christ, et qui a constitué le judaïsme moderne. Il est à peu près synonyme du mot grec Deutéronome, et signifie seconde loi, loi

répétée et développée suivant un esprit facile à définir. Dans six ordres ou grandes sections, ceile Mischna renferme un grand nombre de traités parmi lesquels il en est plusieurs qui nous ont apporté une foule de renseignements les plus précieux.— Sous les noms de Guemare de Jérusalem et de Guemare de Babylone sont compris les deux corps de commentaires qui, joints au texte mischnique, à d'autres commentaires et sous-commentaires, forment comme le Digeste du judaïsme, son enseignement général, son Talmud,

Le titre de More Neboukim, guide des incertains, éclaireur des égarés, que le célèbre rabbin Maimonide a attaché à son travail si important sur le génie, la philosophie et la langue hébraïque, est emprunté au passage de TExode où le roi d'Egypte croit les Hébreux égarés et perdus dans le désert. Le titre de Main-forte donné à son abrégé du Talmud est pris également à l'expression poétique de Tancienne loi, d'après laquelle Jêhovah délivre Israël avec une main forte et un bras étendu.

Les traductions latines de la Mischna^ de ses principaux commentaires, du Mor& Neboukim et d'un grand nombre de docteurs juifs sont dues pour la plupart aux énidits des xvi® et XVII® siècles. — 11 en est de même de la translation du grec en latin des traités si nombreux et si variés dePhilon le Juif et des œuvres de l'historien Flavius Josèphe. — La traduction française trës-eslimée de ce dernier écrivain par Arnaud d*Andilly remonte aussi au xvii<^ siècle. Comme elle est sous la main de tout le monde et qu'il s'agit dans mon livre de l'exactitude générale des faits plus que de la différence de quelques mots, c'est naturellement à elle que je renvoie. Seulement je rappelle que les chapitres y sont quelquefois coupés autrement que dans l'original; ce qui a été cause que des critiques m'ont reproché, assez inconsidérément peut-être, d'avoir cité des chapitres de Josèphe qui n'existaient pas.

Dans la note placée ci-dessus au bas de la page 73 et relative àTépoque où vécut Maimonide, j'ai dit qu'une traduction de son More Neboukim avait été publiée récemment par un orientaliste distingué [M. Munck, de l'Institut), à qui le ciel souvent si rigoureux a ravi avec précocité le bienfait de la vue;

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