OBSERVATIONS PRÉALABLES
mais il ne lui a ôté ni la liberté de Tesprit ni la sérénité de l'àme nécessaires pour mettre à fin son œuvre qui n'en est encore qu*à la première partie. La noie devait ajouter que cette traduction sur le texte arabe de Maimonide était en français; ce qui la rend doublement nouvelle, puisque jamais Touvrage n'avait été transporté dans notre langue.
Depuis n^es Institutions de Moïse une traduction littérale de la Bible avec le texte hébreu en regard, accompagnée de notes et de dissertations, a été produite aussi par un hébra'isant familier aux travaux de Texégëse allemande, M. S. Cahen. Comme ce travail représente, en général, l'état delà version qui, dans le langage des classes, s'appelle le mot à mot et forme une préparation naturelle au bon français, il en résulte une utilité spéciale. Avec quelques précautions on en tire le moyen de comparer les différences que présentent les traductions anciennes ou récentes plus élégamment rédigées el paraphrasées.
Lors même qu'on n'y cherche qu'un simple objet de curiosité, la représentation de certains mots hébreux avec des lettres françaises est souvent embarrassanl^e. La diversité des prononciations, la nécessité de s'accommoder à l'euphonie et de ne pas trop s'écarter de l'usage établi cause et de plus exige des irrégularités nombreuses. Ce serait un travail que de déterminer les moyens de rendre fidèlement les inflexions hébraïques, surtout la lettre qui tient le milieu entre VH fortement aspirée et l'A. Je me contente d'indiquer ce genre de soins qui n'est nullement de mon sujet ni presque de mon ressort. Mais on ne peut trop encourager les hommes intelligents disposés à s'en occuper. Il importe de conserver ou de rétablir la meilleure prononciation de la langue antique. Si cette prononciation vient plutôt du Midi que du Nord, cela tient, comme on sait, à des circonstances accidentelles. Dans le Midi, l'hébreu mêlé à l'arabe a continué à vivre pendant plusieurs siècles comme s'il était au sein de l'Orient, tandis que dans le Nord il s'est empreint nécessairement de langues et de prononciations beaucoup moins en rapport avec ses origines.
1) Et prficedcbat Aapientia S&lomonis êapient Orien- Uliam, el iCgyptiorum (I Rois, iv, 30).
2) Deuiéron., iviii, 14. Custodite leget meas atque judicîa mea... .jet juxta consuetudinem terre MgyipU inquà habiUati non facidtis.... (Lévit. xviii, 3.)
SI* LBS DIEUX BT LKS CA8TE9.
1) Encyclopédie méthodiq, Géograp., art. Arménie.
% II. L'ÉGTPTB BT SA CONSTITUTION B'ÊTàT.
!) Hérodote (traduc. de Larcher), liv. n. not. 459 et 518. — DiODORB de Sicile, liv. i, sect. 3, § 24.
2) Plutarqob, de Iside ac Osiride, pag. 954, B.
3) Prolato alicujus ex candidatis nomine, milites quidam manum tollunt, Gomastse verô et Zacori, et prophetœ calculos ferant, pauci aliqui, sed quorum prascipia in eà re auctoritas. Prophetarum nempè oalculus centum manus aequat, comastarum viginti, Zacororum decem. (Synbsius, de Providentiâ, lib. i, pag. 56. — De Vxvf, Recherches philosophiques sur les Égyptiens el les Chinois, tom II , pag. 127.;
4) Plutarque, loc. ciL
5] Diodore de Sicile, loc. cit., § 22.
6) ÉLiEN, Historiœ variœ, cap. xxxiv.
7) Hérodote, liv. ii, § 168.
8) Hérodote, liv. ii. Diodore, loc. cié.,% 31, 34.
9) Le même, § 25.
10) Le môme, § 24. ^ Genèse, XLViii, 22, 26.
11) Hérodotb, liv. II, S 37,
12) Diodore, loc. cit., § 24.
13) Hérodote, liv. ii, § 168, 141. — Diodore, loc. cit. — De Paw, Recherches philosoph., tom. ii, pag 159.
PRÉLIMINJLIRBs. 479
14) DiOBORB, loc, cit., % 2b y 29.
15) Discours sur l' Histoire universelle, part, m, S 3.
16) DioDORB, loc. cit.