‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 71 sur 96 · I. SI · texte numérisé non relu

I. SI

48t NOTES JUSTIPICÂTIYES.

comme il vient d'être dit, où les magiciens en trouvèrenl-ils pour faire la même expérience? Nous laissons au lecteur à deviner. Aben-Esra dit que Moïse et Aaron changèrent les eaux qui étaient sur la terre, et que les mages furent obligés de creuser pour trouver de Teau, dont ils ne transformèrent qu*une petite quantité. Mais le texte affirme qu*ils firent similiitr^ c*est-à-dire le même chose exactement que leurs adversaires, de sorte que la solution précédente n'est pas admissible.

Œdma.nn, Eicbhorn, Bonsdorff ont insisté sur ce fait, que chaque année les eaux du Nil, après leur crue, vers la un de Juin et au commencement de juillet, devenaient rouges et épaisses comme du lait, soit à cause de la réflexion du soleil, soit par une multitude innombrable d*insectes, qui produisaient une grande fétidité, et rendaient ces eaux très-dangoreusesà boire (Rosbnmullbr, loc. cit.].

Et extendit Àtron manum saper aqaas ^gypti, et ascenderunt rans, opeiyriintque terram .€gypti. Fecerunt autem et malefici per incantationes suas similiter, eduxeruntque ranas super terram iCgypti.

La multiplication rapide des grenouilles n*a rien d*étonnan!, dit Eichhorn, les exemples en sont nombreux. Nulle terre n'y était plus propre que la terre d'Egypte, à cause de ses marais et des eaux stagnantes que laisse le Nil en rentrant dans son lit.

Après les eaux changées en sang et les grenouilles, des moucherons redoutables (kinim), Irès-impropreracnt transformés en poux par Josèphe et par beaucoup d'autres, furent la troisième plaie. Tout le talent des magiciens y échoua. La quatrième plaie consista dans une multitude d'insectes différents, qui atteignirent tant les animaux que les hommes. La cinquième, dans la mortalité des^bestiaux. La sixième, dans une épidémie d'ulcères. La septième, une grêle terrible. La huitième, des nuées de sauterelles. On connaît les incroyables dégâts que peut faire cet insecte tombant sur les campagnes par milliers. La neuvième plaie fut une obscurité profonde

qu*Bichhorn attribue à un vent impétueux et brûlant, un vent du désert, qui attaquait la face et les yeux, de manière à empêcher de voir, et qui produisait de Vobscurité par la poussière et par toutes les matières que ses tourbillons élevaient dans Tair. Enfin, la mort des premiers-nés égyptiens, soit par maladie, soit par tout autre accident, caractérise la dixième et dernière plaie, car le mot ange destructeur, comme je le dirai en d*autres lieux, signifie la puissance destructive, ou simplement la destruction.

10) Exod., XIII, 18.

11] Feceruntque filii Israël sicutMoysespraeceperat... etspoliaveruDt iflgyptîos (Exod., xii. 34).

12) Dices ergo omni plebi ut postulet vir ab amicoiuo^ et mulier a vicinâ suâ vasa argenteaet aUrea (Exod., xi, 2).

12 biè.) JosÈPHB, Réponse à Àppion, chap. v. Trad. d'Araauid d'Andiliy.

13) Réponse à Àppiont chap. ix.

14) Faclum estautem innoctis medio, percussit omnem pri-

mogeriitum in terra iEgypti, à primogenilo Pharaonis qui in solio ejus sedebat... Et ortus est magims clamor in JEl^ypto.r. Surgite et egredimini... Tulit igitur populus conspersam farinam, antequam fermentaretur ; et llgans in palliis posuit super humeros sues... vasa argentea et aurea vestemque plurimam..., oves et armenta et animantia divers! generis multa nimis (Exod., xii, 29, 31, 34, 35, 38).

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