LIVRE PREMIER
1) At Mosesopinaturmundum... moreamplœ civitatis magistratus habere ac subditos (Philo, DeMonarch.,\[y. i.pag. 1).
2) C'est la traduction de Buxtorf que je cite, édit. 1629. — Le chapitre est intitulé de la manière suivante : Quid petierit Moses à Deo, quando dixit, notas mihi fac vias tuas? Ilem» ostende mihi, quœso, gloriam tuam? quidque Deus ipsi ad hœc responderit ; explicalur etiam, quid sunt viœ Dei? — L'explication est en ces termes : Dum Moses ait quod Deus velit transire facere ante faciem ejus omne bonum suum, signifioat se ostensurum
ipsi omnia en lia a se creala, de quibus legimus et ciiiil Deus^ £uidquid fecerat, et ecce bonum valde erat : et quidem ita ostensurum ut accurate appréhendât naturas ipsorum, qiiomodo item invicem sint colligatœ et unitœ, et quœ sit ratio gubernationis ipsorum, idque tam universaliter et in génère quam singulariter et in specie... Nam verbonim illorum, ut cognoscam te, utque iiiveniam gratiam in oculis tuis et vide quod populus sit gens isia, summa bsec est : quia mihi Moysi incumbit populum hune regere et gubernare, vellem in gnbernatione illorum incedere in via et modo operum tuorum quibus tu illos régis et gubernas (Maimonidb, More Neboukim, pars i, chap. liv, pag. 87 et 88).
A côté de ces paroles de Maimonide, plaçons, dans son intégrité, le passage de Bossuet, afin que le lecteur le compare et y réfléchisse : « Pour bien penser, je dois rendre ma pensée conforme aux choses qui sont hors de moi. Dieu, au contraire, rend les choses qui sont hors de lui conformes à sa pensée éter-nelle : il est la règle; il ne reçoit pas de dehors la vérité, il est la vérilé même : il est la vérité qui s'entend elle-même. En cela donc je me reconnais fait à son image; non son image parfaite, car je serais comme lui la vérité même, mais fait à son image, capable de recevoir Timpression de la vérité. (JUand je reçois actuellement cette impression de vérité, quand j'entends actuellement la vérité que j'étais capable d'entendre, que m'arrive-t-il? sinon d'être actuellement conforme à Dieu et rendu conforme à lui. » [Loc. cit.)
3) Dupuis, Origine des Cultes, t. I, pag. 210, 211.
4) Politiq. d'Aristot.A\^* n, chap. ii.
5) II. DE BoNALD-, Législat. primitive, t. I, pag. 323. Note b. du ch. VIII.