LIVRB IV. — CHAP II
Tobligation de former un de ces petits-conseîls populaires (66).
Tl est uae pensée aassi exacte que morale. La nature ne constitue ({u*un très-petit noa!ibre d'individus pour le crime '.tous les autres sont le produit de la mauvaise oi*ganLsation et des vices de la société. Chacun s'avouera donc à lui*.iaéme qu'il a concouru en quelque chose à la ruine du criminel. Quel bomme alors oserait répudier la modération dans Texercice de la justice ? Quel cœur assez cruel pour insulter à un accusé ; pour lui refuser la protection la plus minutieuse ; pour n*étre pas profondément ému à l'aspect d'un coupable ; pour ne pas sentir enfin que Theure d'une condamnation quelconque doit être , aux yeux de toute la société qui punit, une heure de méditation et de deuil ? Ah ! combien est admirable , quoique exagérée sous le rapport judiciaire , cette réponse de Jésus-Christ aux scribes et aux pharisiens qui conduisirent devant lui une femme surprise en adultère. Il se pencha et écrivit avec le doigt sur le pavé du temple : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! » et tous eurent la pudeur de s'éloigner (Q7),
Toute la procédure criminelle de Moïse repose sur quatre règles qui se réduisent à ces mots : publicité des débats , liberté laissée à l'accusé , garantie contre le danger du témoignage. Un seul