‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 25 sur 67 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ITATIpNa irHAIIGiRlÇS.

LoRsarsles Hébreux, après avoir long-temps erré dans le désert, arrivèrent à la frontière du pays d'Édom , qui les séparait de Canaan , Moïse envoya des ambassadeurs au roi pour lui parler en ces termes : a Tu connais tout ce qui est arrivé à ton frère Israël; tu n'ignores pas que nos pères descendirent en Egypte , qu'ils y fixèrent leor séjour, que les Égyptiens ensuite les traitèrent avec la dernière rigueur , et qu'enfin Jéhovah nous a retirés de la servitude. Nous voici à Kadès, tnr tes limites : je t'en prie, permets qnenous traversions ton pays ; nous n'entrerons ni dans les vignes ni dans les champs; nous ne boirons pas de Teau de vos puits , nous ne nous détournerons pas du chemin royal. -^ Je m'y refuse, répondit le roi Édomite; si vous avancez,

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je sors en armes contre tous. — • Mais pourqaoi cela? nous ne te demandons que le passage, et s'il arrive que nous ayons recours à tos puits, pour nous et pour nos troupeaux, la valeur du service vous sera payée exactement^ » Le roi persista; alors Moïse fît un circuit et réclama la même faveur du roi de Moab qui n^accueillit pas . mieux sa prière : on respecta ses motifs et on se détourna du côté des Am^orrhéens. La môme proposition leur fut encore portée : mais le roi, non content de refuser, s*avança en force contre les Israélites ; ils acceptèrent la bataille dans un lieu nommé Jahas , et la victoire leur resta (16). C'est une chose remarquable, qu'en les excitant à faire une conquête Moïse ne développa point en eux l'esprit eonquérant* Il aurait pu leur donner cette direction; et, d'après l'énergie de son caractère, les dispositions militaires qui seront exposées , et les impressions profondes qu'il communiquait aux hommes , on doit croire que de grands résultats en ce genre auraient couronné ses efforts. Mais d'autres desseins occupaient sa pensée ; il tempéra , par l'image des plaisirs de la paix, l'ardeur que le besoin de la conquête allumait dans les âmes, et il prévint le sentiment d'orgueil qu'inspire la victoire , en leur répétant que la valeur les servirait moins encore que le respect delà justice, que la protection de leur

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Dieu , que la force du principe qui avait préside a leur organisalioD.

Paisibles dans leurs demeures, Ifvrés aux travaux q«i feront leur ricliesse et la félicité de leur vie, les Hébreux ne doivent pas entreprendre par ambition des guerres offensivespls n'attaqueront les nations étrangères que lorsqu'ils seront directement ou indirectement menacés par elles. Toutes les dispositions de leur loi tendent à les retenir dans leur pattle ; toutes à réveiller en eux plutôt la crainte de perdre leur liberté, que le désir de porter atteinte à la liberté dés antres. Telle est même , sans compter la nature des temps , une des principales causes de la violence qu*ils ont déployée dans leurs querelles. Pour des intérêts ordinaires, l'amé reste aisément dans les bornes raisonnables ; mais rhotome frappé dans sa propre existence , ne combine plusses moyens. La comparaisbn que i*Éeriture fait de Juda à un lion , à qui Ton veut arracher ses petits et qui déchire sa proie dès qu'il Ta saisie , exprime très-bien le genre de fureur dont ce peuple donna trop souvent l'exemple, et la Aiobifiié étonnante qui le porte soudain des plus- teiîdres sentimens aux plus terribles imprécations.

« Nous nous étions assis au bord du fleuve de » Babykme, s'écriait-il dans ses anciens jours de » douleurs; et nous pleurions au souvenir de

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» SioD. Nos harpes laDguissaient suspendues aux » saules du rivage, lorsque ceux qui nous avaient » amenés captifs nous ont incités à les reprendre » et à chanter. Répétez-nous quelque chose des » Cantiques de Sion! — Ah! chanterions-nous » les cantiques de TÉternel sur la terre étrange- » re! Si je t'oublie, ô Jérusalem! que ipa droite » s'oublie elle-même ! que ma langue reste atta- » chée a mon palais , si je ne fais à jamais de ton » souvenir le principal objet de ma joie ! O Jé- » hovahy rappelle-toi ces cris des enfans d'É- » dom , au jour de la ruine de Jérusalem : Dé- » couvrez-la, découvrez-la jusqu'en ses fonden mens! Et toi aussi, fille de Babylone, tu seras » ravagée ! Heureux celui qui te rendra le traite- » ment que tu nous as réservé ! heureux qui sai- » sira tes petits-enfans , et les froissera contre la » pierre ! *^»

Qu'on se garde toutefois, en lisant l^fs pages sanglantes des annales hébraïques, de perdre de vue l'esprit dans lequel elles ont été écrites. Les chroniqueurs, qui étaient aussi les prophètes de la nation, indiquent souvent, en quelques mots, de longues années de paix et un enchaîne-

* Ce chant, compris dans le recueil des psaumes sous le n« 137 , est généralement attribué à Jérémie , et se ressent très-bien de sa manière.

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ment de victoires, tandis qu'ils s'appesantissent sur les catastrophes , qu'il les exagèrent , qu'ils les peignent sous les plus noires couleurs , afin d'avoir le droit de dire à leurs concitoyens : a Voilà où les violations de la loi vous ont con* duits; si vous ne vous amendez point, craignez des choses encore plus terribles. »

Mais le législateur , après avoir déterminé les limites de la terre d'Israël, laisse une grande latitude aux mouvemens des Hébreux, et il prend en considération l'état géographique du pays. La guerre pourra les porter jusqu'à l'Ëuphrate; mais qu'ils n'aillent pas au-delà : l'Ëuphrate doit être pour eux ce qu'est le Rhin pour certaines nations européennes. Qu'ils ne cherchent pas non plus à tourner le«rs armes vers l'Egypte; ils ont les moyens de s'appuyer sur la mer , sur des montagnes , et suc un grand fleuve (17).

L'esprit de prosélytisme n'est pas moins opposée cette législation que l'esprit de conquête , avec lequel il a les plus intimes rapports, et cependant que de déclamations fondées sur l'opitiion contraire! Voltaire, si injuste envers eux, même quand il rapporte les faits les plus favorables^ écrit sa propre condamnation: «Pour^ quoi Mahomet et ses successeurs, qui commencèrent leur sconquêtes précisément comme les iuifis , firent-ils de si grandes choses eit les Juifs dé

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iï petites? ne serait-ce point parce que les mnlsamans eurent le pins grand soin de soumetire k$ vainoîtê à leur religion f les Hébreux au contraire associèrent rarement les étrangers à leur culte... Le peuple hébreu craignait iurtout éPéire asservi, \e peuple arabe au contraire voulut attirer t&ui à lui y et se crut fait pour dominer (18). »

On a cité Teiemple de prosélytisme barbare qu'offre la Genèse, mais il tient à des circonstances particulières et il porte avec lui son jugement : « Siméon et son frère Lévi ont été des instrumens de violence, s'écrie Jacob indigné, lorsque ses enfans, après avoir déterminé les Sichémites à recevoir la circoncision ,' les eurent fait tomber sons leurs coups. A Dieu ne plaise que mon ame ait eu part à leur conseil secret et que ma gloire dépende d'eux! Que leur colère soit maudite , car elle est grande ; que leur fureur soit maudite , elle a été inflexible (19). »

On a cité aussi les princes Asmonéens qui forcèrent les nations vaincues a quitter le pays ou à embrasser le judaïsme ; mais il est facile de reconnaître qu'ils ne s^y résolurent que dans la nécessité de la défense , que dans des vues purement politiques. Ces nations voisines leur avaient causé beaucoup de mal ; ils crurent qu'en les soumettant à une loi qui rendait tous les citoyemil égaux, ils se les attacheraieni plus fortement. Ge^ n'est

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donc pas, comme Ta prétenda Voltaire , à eause de leur mépris pour les autres nations » que les Hébreux ne tenaient pas , ainsi que les Arabeç , à leor imposer leurs propres coutumes ; ils respec*^ taient la liberté de tous , tant qu'on ne mettait pas en danger leur conservation personnelle.

Et Yoyez aussitôt la contradition ! car les préjugés historiques répandus au sujet de ce peuple, surtout la haine native qu'on lui a prêtée envers toutes les aiitres nations, me forcent à transformer le lecteur en véritable juge , et à lui exposer les faits dans un ordre démonstratif. A côté de l'espèce de répudiation de Unis les étrangers , que Voltaire leur attribue, placez ce qu'en dit Prideaux qui avait fcdt une étude spéciale de la matière : a Quoique les Jui& ne crussent pas que les hommes qui n'étaient pas israélites naturels, fus-; sent obligés à observer toute la loi, ils ne refusaient personne ; ils recevaient au contraire a/oec fhisir tous ceux qui voulaient faire profession de leur religion. On remarque même que dans les derniers temps ils se donnaient de grands mouvemens pour les y attirer. Dès que ces prosélytes étaient initiés , ils jouissaient des mêmes privilèges et étaient admis aux mêmes rites el aux mêmes cérémonies que les Juifs naturels. Ce fut de cette dernière façon qu'Hyrcan reçut les Édomites à la religion judaïque; ils n'ont plus fait depuis

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qu'un même corps ayec les Juifs , les deux ua* tiens se sont confondues (20). n

Toutefois dans le cours ordinaire des choses, après avoir triomphé de leurs ennemis , à part toujours les peuplades cananéennes , ils les obligeaient, à ce que les docteurs assurent, de jurer certains préceptes considérés comme loi naturelle, et appelés Noachides^en souvenir de Noé, à qui l'on dit que Dieu les dicta : la défense de rhomicide, des unions contre nature, du vol, des sacrifices aux idoles , de la mutilation d*un être vivant, du blasphème , et le devoir de rendre régulièrement la justice (21). Mais en admettant cela pour véritable^ ces conditions , prix de leur victoire, et qui dans ces temps là pouvaient passer pour un grand progrès de la civilisation, auraientelles constitué le prosélytisme? N'est-ce pas ainsi que Gélon fit promettre aux Carthaginois , descendus de ces mêmes peuples auxquels les Hébreux devaient imposer les principes NoachideSy qu'ils n'immoleraient plus leurs enfans au pied des statues de leurs dieux (22)? N'est-ce pas ainsi que dans le premier enthousiasme de la liberté que vit naître la fin du dernier siècle, la France, si l'on peut comparer une grande nation moderne à un petit peuple des siècles barbares, s'était proposée de dire à ses ennemis abattus : £n récompense de nos travaux et de nos succès nous exigeons que vous soyez libres ?

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On Ta sans doute crier au paradoxe , et, grûce â la puissance des faits, je ne m'en épouvanterai point. La tolérance est le caractère essentiel du mosaïsme, dès qu'on lui laisse à lui-même sa liberté. Pei*drai-je le Juif ou le Gentil , s'écrie l'Éternel dans le Talmud de Babylone, Tunet l'autre ne sont-ils pas Touvragede mes mains (23)7

Qu'importe que les Hébreux se soient crus , à tort ou avec raison , supérieurs aux autres peuples sous le rapport de l'organisation et de la philosophie sociales : c'était leur orgueil national ; et quel État n'a pas le sien ! Mais s'ils se procla* maient les élus de Dieu , et s'ils prenaient !e nom àe peuple de Jéhovah, ou consacré àJéhovah, parce qu'ils étaient constitués d'après le principe et pour la conservation du principe que ce mot renferme^ ils n'en concluaient point que le Dieu de l'univers eût tout disposé pour eux seuls , . ni qu'il fût indispensable au bonheur d'un homme de compter parmi les enfans d'Israël.

Leurs livres disent qu'en faisant le soleil , les astres , et toute l'armée céleste, Dieu voulut que ses bienfaits fussent communs à tous les peuples de la terre , et qu'il traita alliance avec Noé , le père de tous les humains. Jamais le législateur ne pressa son beau-père, prêtre de Madian, de renoncer à ses dieux. LabonneNohémi, quittant le pays de M oab , dit à ses deux brus , Orpha et

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Ruth : « Pourquoi viendriez-vous avec moi qui 8iiis tant affligée ? ce sacrifice serait ti*op grand. Que Jéhovah vous rende tout le bien que vous avez fait à mes fib et à moi^-ménie! allez, retournez a vos peuples et à vos dieux ! (24). » Les ambassadeurs de Jephté parlent avec respect de Kémos, dieu des enfans d'Aminon. Michéeva même jusqu'à prophétiser , de la manière la plus formelle, la plus positive , les temps de la tolérance générale : Un jour, tous les peuples cesseront de combaitro et prendront plaisir à la paix; iihaeun marchera y en invoquant le nom de son dieu; Israël, toujours le nom de Jéhof)ah(25).'En&ny malgré Vobjection tirée des Samaritains , qui n^étaient pas originairement une secte, comme nous l'avons vu , mais une nation étrangère et ennemie; malgré la condamnation de Jésus, qui aux yeux des Hébreux avait sapé le principe fondamental et immuable de la loi , dans des circonstances où cela augmentait les dangers de la patrie, on jugera, quand je parlerai des sectes hébraïques, s'il était possible de porter plus loin la liberté des consciences et de la pensée.

Ce point de doctrine est tellement irrévocable, qu'un écrivain, qui a acquis une certaine célébrité en matière d*intolérance , et qui sait distinguer les hommes pour et contre lui , le fait servir comme preuve de Timperfection du mosaïs-

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me : preuve étrange , qui pourrait à elle seule , si d'antres pensées n'absorbaient les esprits, assurer un succès nouveau à cette constitution antique ! « Les Juifs , liés par leur loi , ne pensaient pas que les autres hommes fussent tenus de l'embrasser , dit M. l'abbé de La Mennais.... Les prosélytes, à moins qu'ils ne fussegit pas auparavant livrés à l'idolâtrie, n'étaient pas des convertig, selon le sens que nous attachons à ce mot, mais des éti*angers que Ton consentait à incorporer dans la nation. Quelque idée qu'eussent les Juifs de leur prééminence sur les autres peuples, ils reconnaissaient que le vrai Dieu avait partout des adorateurs. Le Talmud, ajoute-t-il, reconnaît qu il existe y dans toutes les nations de la terre, des hommes justes et pieux , et qu'ils auront part, aussi bien que les Israélites , au monde futur. Maimonide, Manassé-ben«Israêl enseignent la même doctrine. Ce que croyaient leurs pères , les

Juifs modernes le croient encore Leur crime

est de rejeter Jésus-Christ , de refuser d'obéir à ses lois, do persister dans leur rébellion contre la suprême autorité qui les proclame. Sous ce rapport, ils ressemblent singulièrement aux déistes (26). » Quel crime en effet que de ressembler aux déistes! et surtout quel motif concluant pour se récrier sans cesse sur la superstition originelle et incurable des Juifs !

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Mais afin de mieux faire ressortir la difFérence des doctrines et la cause prédominante des vicissitudes qu'a éprouvées ce peuple, depuis le temps où Constantin eut remplacé la force morale du christianisme par une force physique et cpactive, hâtons-nous d'observer que l'expression erreur des Ji^ifs , s'ils sont dans l'erreur,, eût été plus charitable ici que ce mot crime ^ qui justifie et provoque les supplices. Aussi M. de La Mennais s'écrie : u Peuple autrefois , le peuple de Dieu , devenu , non pas le tributaire , le serviteur d'un autre peuple , mais Ve$ela/oe du genre humain , qui , malgré son horreur pour toi , te meprise jusqu'à te laisser vivre ! (27) »

Que prouve pour l'histoire cette apostrophe ? Trois choses principales : qu'avant l'ère nouvelle, la seule qui ait véritablement détrait l'esclavage , les Hébreux ne pouvaient pas ressentir une haute dose d'amour pour des maîtres qui les avaient en horreur et qui ne les laissaient vivre que f)ar mépris y que la plupart des reproches adressés aux Hébreux esclaves doivent retomber sur leurs moAtres; enfin, qu'ils ne sont pas dans la voie de la vérité , ces hommes , ces prêtres qui ont horreur de leurs semblables , et qui ne trouvent d'autres raisons que le mépris , pour s'empêcher de tremper les mains dans le sang *,

* Mais rappelions aussitôt que Thistoire nous montre

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Enfin cette yérhé si belle , si consolante , si peu connue , est proclamée en ces termes par

beaucoup de prêtres et de pontifes qui , pleins d'humanité , protégèrent de toutes leurs forces les Juifs contre des troupes fanatiques excitées par des paroles dont la violence ne surpassait pas ce que je viens de citer. Un évéque qui se glorifie d^avoir toute sa vie combattu avec inflexibilité Tin justice , d'avoir servi de tous ses moyens la cause de la liberté politique , civile et religieuse , et qui a acquis des droits éternels , dans les deux Mondes ,■ à la reconnaissance de ceux qu'on avait trop long-teeipa opprimés , M. Grégoire parle du clergé et deç papes en ces termes : « Si les Hébreux sont une race dégénérée , c*est Fouvrage et le crime de nos ancêtres , dont les descendant seront complices , tant que les Jûitè auront deif droits politiques et civils à réclamer. Depuis Vespasien»' leur histoire n'offre guère que des scènes de douleur. Fugitifs et proscrits dans les diverses contrées de l'univers où ils se traînaient en mendiant des asiles , les Juifs furent en proie k d^innombrables calamités , et leur existence fut une longue agonie, excepté sous la domination des papes; c'est un témoignage que Basnage même, quoique protestant, est forcé de rendre.... Quand les Juifs étaient tourmentés par une politique rapace , par une populace effrénée, ils se réfugiaient toujours sous les ailes des pasteurs et surtout des pontifes romains.... On admire le courage dont s^snna saint Grégoire^le-Grand contre leurs oppresseurs. On lit avec transport une épttre d'Alexandre II aux évéques de France qui avaient condamné les violences exercées contre les Juifs. Ce monument honore à jamais la mémoire du pontife romain et des prélats français. Saint Hilairé d'Arlea était tellement chéri des

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