LITRE ¥• CHAP. II
le sanhédrin de Paris : u Tout individu professant la religion de Moïse qui ne pratique point la justice et la charité envers tous les hommes reconnaissant la divinité , indépendamment de leur croyance pai^ticullère , pèche notoireaient
contre sa loi Le Décalogne et les livres sacrés
qui renferment les commandemens de Dien à cet égard ^ n'établissent aucune relation particulière, et n'indiquent jii qualité , ni condition, ci religion , auxquelles ils s'appliquent ezclasivement , en» sorte que tout Israélite qui les enfreint envers qui que ce soit est également criminel et répréhensi}3le aux yeux de la Divinité. Cette doctrine egt dispuis long- temps enseignée par les diMîteurs de la loi, qui ne cessent de prêcher Tamour du Créateur et de la créature ;.... et Ton trouve dans les prophètes des preuves multipliées qu'Israël n'est, en aucune manière, l'ennemi de ceux qui professant une autre religion que la tienne (2S). »
Juifs , qu'à ses obsèques ils mêlèrent leurs larmes à celles des Chrétiens et chantèrent des prières hébraïques. Saint Bernard, qiii avait prêché la croisade, écrivit partout contre la fureur des croisés qui massacraient les Jui&. Tandis que VEurope les égorgeait au quatorzième siècle, Avignon devint leur sauvegarde, et Clément VI, leur consolateur et lear père , n'oublia rien pour désarmer les persécuteurs et adoucir le sort des persécutés * {Mist, de$ $0ot r0U§ieu8,, tom. U ^ p. 851). .
NATIONS éTRANGÉRES. 127
Ce n'est donc ni par le pouvoir des armes , ni par ce prosélytisme insensé qni rompt les liens de la nature , qui enlcTC les enfans à leurs pères y qui ouvre les cachots , ou allume les bûchers, que lâ loi dlsraél devait s'étendre au loin : Moïse compta sur un moyen plus puissant, l'intérêt même des peuples. Si les Hébreux exécutent ses lois , ils seront heureux et forts , en raison surtout du peu d'étendue de leur territoire. Alors les nations étonnées chercheront à connaître les causes de cette force peu ordinaire, et à obtenir de pareils résultats. « Conservez les principes , les statuts et les lois que je vous prescris, et exécutez-les ; ils seront la preuve de votre sagesse et de votre intelligence aux yeux des nations, qui, en les entendant, diront certainement : Ce peuple est intelligent et sage , cette nation est grande ; car quelle est la nation , si grande qu'elle soit, qui ait des statuts et des lois justes comme toute la loi que je vous propose aujourd'hui ($9) Terre sois attentive ! ma doctrine se répandra comme une pluie bienfaisante; ma {>ato*e pénétrera dans les cœurs , comme une douce pluie pénètre l'herbe tendre , comme une grosse phiie pénètre la plante avancée (30). » Enfin , c'est -en développant les propres paroles du législateur, que les prophètes se sont écriés: « Un temps viendra où la gloire de la maison de