‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 39 sur 67 · BOIS BT-^0ERBE8« > MS · texte numérisé non relu

BOIS BT-^0ERBE8« > MS

fidt deodoibreiix partisans par sa grâce nàtarëlle^ paries promesses qaHl répétait chaque joniv de corriger tous les abos, par sa popularité. David fut forcé de quitter à pied Jérusalem. Un nouveau conseil d*aticiens est soudain convoqué. Achito* .pel,. homme résolu qui avait abandonné le roi, dit a Absalon .: « Tu as deux -choses a faire pour te maintenir; d'abord te compromettre aux yeux de ton père y à tel point queies partisans n'aient plus à redouter une réconciliation qu^ Us exposât À porter la peine de tout ce qui se passe ; en^ suite marcher sans retard contre le roi , mettre ses gens en fuite , et le frapper lui-même. » Le premier cQnseil eut son . exécution ) Ab^aloh \ sur la terrasse du palais , coucha avec les femmes de son père. Mais. Gusaï, intime; ami dû roi, qui avait feint de se ranger du parti vainqueur, empêcha Teffiet du second; on déeidu jd*assembier des forces, nombreuses pour aasurier le succès du combat , et pendant ce temps David fit ses dispositions. Lorsque ses. troupes allant se ranger en bataille .défilèrent en sa présence, il dit à tous les . capitaines : « Hélas ! épargnez le jeune, homme , épargnez mo^ fils ! » Bientôt un courrier arriva en toute bâte dans la ville où. on l'aifajlt forcé de rester. Sa première question fttft ; Le jeune hoiûme a^tril suNéiBU ? A la- bou^ irelle de:Sa mort ^ un cri. déchirant, lui échappa ;

il s'enferma daos la chambre qui était an>de»» sus de la porte de la ville , et là , marebant à grands pas y il pleurait , il se convraît le lîsage de ses mains , et il répétait : Mon fils ! ô mon fils!... (95)

Mais Toyet ici Tétendae des droits da citoyen. Âpres tant de tronbles , David, déjà légalement institué , dut obtenir de nouveau la sanction générale. Il resta assis à la pwie du royaume, et tontes -les ^ibus discutèrent - à Tenvi pour savoir- si Ton rappellerait le roi. Ce n*est que lorsqu'ils furent d*accord , comme ^il n*y avait en qu'un seul homme , qne les habitans de Jnda lut envoyèrent dire , réviênê , et Tarent à sa rencontre à Guilgal , où les députés des autres Iri* bas se rendirent aussi.

Là , nn grave difi^rend s'tfeva entre ces tribus ; les actes qui y donnèrent lieu , et les principes qu*elies émirent-, sont très-remarqua- 'bles.Bès qde toUtle peuplede Juda etune partie Seulement d'Israël furent arrivés , on se mit en marche. Mais bientôt les antres députés parurent et dirent au roi? «D'où vient que nos frères les hommes de luda t^ont fait passer le Jovrdain aVant que nous fussions tous rassemblés? iv Ceuxci leur répondirent : u Parce que le rot' nous tient de plus pé*ès.D'ail1euns , dis qvoi vous fâchez-^ons? Avpn8*nous^ mangé de» biens du roi y on avens*

ttOQ» téça de loi dés {i^r^setis^? 'Manvaise raison , s'écria" Israéi , tidos devons être comptés pour dît parts auprès du roi , et il est bien plus à nous qu'à vous^mÂmes. » Alors , an iteu dé calmer les esprits , unHébi'^u natnmé Séba sonna de la- trompette , et détermina Israël à se re^ tirer dans ses foyers. Celle nouvelle l^vée de boucliers nefut; pas de longue durëô; mais les semences de discorde continuèrent à germer (96).

Après avoir feit ,'sans'la participation des an-^ ^iens , un recenserjietit d« peuple* qui fut blâmé, et auquel on attribua une peste survenue à là même- 'époque , David moarui , dans la quarantième année de son règne , vers Tan 1000 , un siècle environ avant les jours présumés on le gé«* nie d'Homère retnplit la Grèce. La douce chaleur d'une jeune fiUè nommée Aèisag, Put le seul ro-' mède' qu'on tvauva pour combattre, un. irôid erael que la vieillesse avait; répaÀdù sur tont son corps (97). Sans doute Thistoire offm des ooni|u<&rans.plusgrands qoe Ini, des administra** teurs plus profonds, des moralistes plusméthodiqnes , des pdètes di'nn goût plus • pur et plus régulier; mais elle ne cite aucun chef dépeuple qui ait réuni ces diverses facultés à un degré si haut; dont le cœur, le jugement, Tioiaginatioi^ ei I» bv^aAi/ai^nt ew. tant de forcer <

Ses dernières années furent obscurcies fmr

S56 UYiiB yu — ctur» nu

vue nonveHe révpUe d'un de ie$ filseipar le choc de plusieurs ambitions rival^es. JEn, iidineltant rhérédité perpétuelle dans sa maison » les anciens n'avaient pas reconnu le droit do primogéniture , afin de choisir le plus digne des fiU du roi. Adonias, jaloux de Salomon, plus jeune que lui ^ voulut s'emparer du trdne de vive force ; on Tarréta dans ses projets ; Salomon fut institué , et Adonias périt par Voirdre iném^ de son frère , effrayé de son anil>ition *.

J'ai déjà indiqué ce qu'il y avait de factice dans réclat do ce règne et Tinopportunité de plusieurs de ses entreprises. Son plus beau titre est la paix dont il gratifia le pays **• Souventles empires comme les familles travaillent à leur ruine, au moment même où ils brillent le plus. Le siècle de Salomon , comme celui de Périclès, d'Auguste , de Louis XIV , fut #utvi de grandi <>rage8. Mais (e roi juif, par son intelligence personnelle, laisse bien loin derrière lui tous ces hommes célèbres. Malgré ses fautes, un charme

* /oab périt en même temps ; il avait Uoh^nent. aMSi^ tiné Abner et Aroasias dont il craignait la rivalité ; et malgré les recommandations de Bavîd , il avait frappé de sa lance Absalon qu'il pouvait faire prisonnier. Ses Conseils excitaient Adonias. ' '

** Salomon veut dire pacifique ^'i^tdw^éfi'àinnMé Mai* maat.

r ama et gvsrbbs* .' SB7

in^primable. V^nvii'onne ; car elles trouvèrent leur source àaxïs les deux passions qui obtien* Dent ib pins d'indulgence, Tamour et' la vanité. Il était fils de cette Bethsabée dont la beauté avait fait uiie blessure si profonde sur le cœur .de David. Un vif et légitime attadienient le pénétra à son tour poiir la fille du roi d*Égypte ., et pour une autre femme qui lui inspira peut-être .répiihalame voluptueux que Ton connaît sous le nom de Cantique des Cantiques^. La va-

*, "^ le Cantique des Cantiques a été écrit long-temps après Salomon , oi^.ne peut irévoquer en doute .que ice ne soit dans son esprit, et suivant Tidée que les Juifs se formaient de lui. Il en" est de même de tous ses autres ouvrages. Le fond lui appartient , et ce fond a im caractère qui est propre à la nation hébraïque. Au reste, pour ces livres-lk comme poui; ceux.de Moïse ^ si^Toç >reiBpnnaitqu^iiB grand nombre d'individus y ont travaill<^, il faut reconnaitr.e aussi que Tinstruction , proportionnellement aux époques, était très-répandue chez les Juifs. Si Ton voulait aller plus loin , et dire qu^ils ont tout pris des autres nations, il faudrait reconnaître alors qu'ils faisaient une étude très-approfondie des œuvres des étrangers, et qu'ils savaient en extraire les pensées morales et philosophique^, les plus positives et les plus fortes. Mais trois mille ans de possession , et Tinfluence que les Juifs ont exercée sur la marche de Tesprtt humain sont d'un certain poids pour assurer leur propriété li^ téraire. JLe^cantique dea Cantiques» ^Mivant quelques 4jnf, fut fait à ToGCasion du mariage avqc la fille même du roi d'Egypte. Je l'exposerai plus loin aux yeux du lecteur.

S88 LITBB* TI«^^CBAT,:in.

liité seule remplit son sérail , et lafaibleue de Tâge avancé le mit à la merci de toates les étrangères dont il adopta les coutumes bi les dieàs.

Mais quelques passions n'exoloent pas la sa* gesse. Quel homme est toojotfrs égal à lui-même? Durant une nuil que de nombreuses ' pensées ragitaient, une roix lui avait dit: «^CiwHsis entre la richesse, la gloire ^ une longue vie , et la des- <tructit)n de tes ennemis.— Bien de tobt cela , je demande comme suprême faveur, l'intieUîgence» do savoir distinguer le bon du mauvais et d'être nn homme juste envers le peuple.— Eh bîert ! puisque tu as préféré ririteïKffence à toute chose, tu posséderas ces choses mêmes; car rintelligence tient dans sa main droite la prolangaLion de la vie ,. et dans su gauche la fortinjé et la gloire (98). n

Le nom dc^ Salomon se répandit' ail loin ; on accourut de toutes parts le visiter: tous les étrangers le p^oclannèrent le plus sage et plus aioiable des rois. Une reine , amvant da fond de FArabie , entra dans Jérusalem , etfbourée de toute pompe de TOrient, et jugea le monarque encore au-dessus de sa renommée. Les richesses immenses que David avait accumulées pour bâtir le temple y ei' celles qtie procura le. commerce au nouveau rot, 'fli*ent cireulet<*l'or et l'argent à tel point , q^u'on ne le considérait pas 'plus que

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le plomb et le$ pierres (99). Tonte $a vaûsello était d'ov , et k reste de Tameiiblpineiit de la maison royale et du palais de la reine, q^i s'ap-* pelait la Maison du Liban i correspondait à cette magnificence.

Meus toot son Ime, ses devoirs publies et «es plaisirs particuliers , ne rempécbaient pas de se livrer avec ardeur a l'étude. L'histoire, natu* relie avait pour lui un puissant attrait. Il parla^ dit^oa, des plantes , depuis le cèdre du liban jusqu'à rhy&ope ; il traita des quadrupèdes « des oiseaux, des reptiles. et <iLe#.pois$o)a9. Plusieurs hommes de Juda , d^nt on a conservé les noms^ Ethan , Héman i Darda , Galcol , parcouraient la même carrière ; il les surpassa tous. Enfin mille cinq cantiques > et non pas cinq mille (100), sortirent de sa bouche , et trois mille apologues "*. Alors la perspica«ité et la sagesse dea

* Qael^ueacins ont pensé que }e8'i'r»t>#rft««' de SaU^ moiLni'étairatique la moralité de oea apologues qui forent' répandus daos tout rOrient par ies Juifs transportés en AttyrseetenBabylone.'Sautres, au contraire v les ont n^^ainlés, cMBBie un extrait des fablo»^ des OvieBtanxR- Maisiies Hébram:>ayaiciit un ensemiade d'ourragés ' qui rcinfaBft£n qi:idqae sorte raison., de ceux de Suloinoii; lasisdes pensées présentées «sou^ la«forme. lyriquo dansles chanta • de David ^ sont répétées sous une forme sim^ pie, par^oii suecesseur, Otiia vu plss haut le premier apologu&pciiUqoa cobbu s^quiestpiasftittttiebt approprié

3flS3* uvBB VI. -^ CMAP. m.

Orientaux et des Égyptiens fui*ent éclipsées ; et les Hébreux , enthousiasmés d'un si grand roi , s'endormirent quelque temps sur les infractions des lois dans lesquelles on le vit peu à peu entraîné.

Si la philosophie consiste en grande partie à se replier sur soi-même pour examiner et comparer les impressions qui nous arrivent soit dii^ctement soit par transmission/ quels droits n'a pas Salomon , ou Tintelligence que ses écrits re* présentent , à compter parmi les pères de la sagesse ? Quel esprit est plus positif et plus éSpérimentalf Qnel homme a marché plus droit vers les hautes questions et a plus éprouvé l'inquiétude qu'éveille le besoin de la science? Que Ton compulse tous les livres de philosophie mo-

•ux cîreonstanoes. Au reste , ie texte même nous indique qu'on a fait beaucoup d additions aux Proverbes priiniti£i , que dea maitreà s^occupaient à former des recueils , et que f dès les temps les plus anciens , la tradition répandait de toutes parts les sentences du roi sage. Le chapitre xxv commence par ces mots : « Ces oheses smit aussi des proverbes de Salomon que les gens d^Esichiaf roi de Juda ont copiés. » Le chapitre xzx rapporte les paroles d'Agur fils de JaLé : le chapitre xxxi , les instruction! données par sa mère au roi Lèmuel qui est probablement Stlooi/on lui-même. Que le lecteur juge donc Qomne il lui sera convenable : qu'il fasse la part des Jjiifs , des Ovienlaux y des auteurs et des compHaleurs .

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raie et d'obsenration de mœurs passés et présons , ofi'De froQTera pas, dans le même nombre de pages , un . nombre supérieur d'aperçus ingé< nieux et de fortes pensées. Il était convaincu , comme Jean*Jaques , que l'homme natt avec un c«mr juste, m^is ijue la foule de questions qiii entêté soulevées lui a souvent fait perdre la bonne trace (101). Alors il ramène lui-même dans ' la vérité et la réalité avço une énergie qui étonne. ' i Toute chose est en travail plus que l'homme' ne saurait dire ; l'oeil n'est jamais rassasié de' voir ', ai l'oreille dWtendre : il - existe dans les choses un roulement perpétuel qui fait qu'elles ' se représentent sans ce«se ; ce qui est , a été ; ce qui a été ,< sera. J'ai appliqué mon cœur à me rendre raison de tout ce qui se passait sous les cieux ,a6n de distinguer les actions convenables, des actions nuisibles; ce qui mérite le nom de* sagetee, de ce qu'il faut appeler fbJie;et je me sttij bientôt aperçu qu'il y avait befaucoup de chagrin et beaucoup d'agitation d'esprit à s'occuper de cela , car il existe une foule de choses défectueuses contre lesqueHea nous ne pouvons* rien. Je me suis dit à moi-même : éprouvons la joie bruyante, et j'ai senti qu'elle ne laissait que du vide ; j'ai interrogé le rire , il>m'a paru insensé j j^ai rechercha tous les getirélt de plaisirs , je m';f suis, labaadotffeéentiètt'emênt /sans peMre de

Yue pourtant le d€)$seii% .ou j*4taîft d« détettminer ce qa*il convient à rbomme. de fi^ir^ sousle^ cieux;**** puis j*ai lu beaucoup de livres^ j al écoulé ceux qui disent que Tame dts botes deacend en bas et que rame, des bommes o^oote. enbayt; j'ai TU qu'ils, n'en savaient; rien, et j'ai paoclu en moi-même que Vbomme a de grands, traits de ress^piblance avec les animaux t et que.lea jouissances, qu'il retire de flon propre travail « la justic^ réciproçuB et l'amour f sont le. véritable objet qu'il doit se ptoiposer sur la te&ra (102). » Salooion mourut. dans* la. ptsemièrainoîiiii du dixièiQd. siècle , cinquante Ans avant fTépoque présumée- d'Homàre I un ûèiele^vaot.Lyôurgiie, trois siècles et demi avaott Pj^tbagore.. Roboam son fil^ fut. la causa définitive de la; diviii^n de l'état en deux royaumes , Jada;at.Iia:ajSl.;.il. dit aux députés d'ias^ëkia Je;reiklrai)plttfi pesaot le joug que mon père avilit mis sur 'voui»; il vous châtiait avep<las verges,, moi a^can foUct* Les dépç^tës lui répliquèrent: «iSît n[Ousi,.noos te rçfusops pour notre r pi (109).,». Mais en dé* tvuisant son 4iniié;y le peuple; hébreu perdit sa principata forcfB. ' i. ', : . .

. Les détails, des guerres e^itre* le;» rois d'Israël et les rois, dQ.JM^a» des guerres contre, les. Animonitçs>. lcs.|(^Hvi^en$.,ile!9 Ar#bes,Jea %yj)- Ui9P§ f J^jS^Hiensii^b» i^^.d'Âsay^il^

.nais:» «vimmsA» : 368

les aouètes dé pe peuple^ TaDtdi^vatncu , tantôt ^inquanr; entrainé vers Tidltftâtne «t PWDrâé à la loi pi^idiâTe;' fiiiftantiies rois «t les prédpitaiit de leur trdne eniaaglanté; les fugeaat à leur mort, et leur accordant où le»r refusfa»!, a l'exainplà dèsÉg^tiens, les lionaGur» de la eépulbune royale (164) '^ ils aarriVentàVépdrpie'Oà les tribus disraêl transportées en Orient par le roi d'Assyrie devancent d'un siècle enVîroh les deàx tribus de Juda et Benjamin' écrasées pat les armées de Babylone *.

* Lfes rois 'de Jadâ sont «a nombre de vingt; en géoéiiil le ttône pitssa paisiblement du pète au fil» t pliineurs se ^stitaguèrent par des «yertus. 1.. Roboam nbourut Tcifs l'an 958 ; 2. Abiatn son fils j trois ans aprèd ; 3. Asa vécot dix ans sous la régence de Maacasa mère ; 4. - Josa^hat, ami de la paix, et de la justice, voblot établir 1a^ navigation sur la mer Rouge , il m'oilmb en 891 } '5 Jérant , cm»! oommèAthalie sa femme'; 6i Oeliosias tué par J^hu; 7. .Athallc^ 8<-vJ4iaft'méurt par stiiie. d'aune conspiratiooL 8SS; 9. Amasiais Vainqueur des Iduraéens , barttu par Joas roi d'^Israêl, 811 ; 10. Osiasou Asarias grand :guerrîéE , protecteur des arts et-de Tagriculture « mort trois afas environ ' avant la' fondaticui de Rome ,' 7&9 ; 11. Joalban son fils, vertneiix ; 12. Achaz appelle Tétrangcn*; 13. £zéchias pieaXfTCStiyeuiti, birave, édonhrae et ehé^idu peuple^, r^ne vingt^cinq ans, 689 '; 14. Manassé remplace le culte de JébôiralL par le culte phénicien; emmené ca'ptifon Assyrie, il est rendu à la liberté Jet àoutient la cattse des Assyriens centre l*£gypte; Idi son fils Amon^ >iynui.

LiyjUB TI. «^CHAP. III.

' Eatre ces d^ax catastrophes « le peUt^fils de .Salffianaziur ayant ea à soutenir nne guerre contre le roî deé Mèdes, eàvOya Tordre à tons les peuples occîdentanx d'acconrinà son secours :iDais oii ne récouta point. Malgré oela , la victoire se dé- /isida en sa &Teiir. Le général en chef de ses arimées fat . ehai*gé de tirer ▼engeance du mépris

t^ïïotègt le cttlte (tes idoles, et périt par une ooiispir»- .tion, 642; 16. Josias rétablit le , culte de Jéhovah» On retrouve ]e livre original de la loi. Les deux règnes précédens expliquent comment il s*était égaré, et ne prouvent en aucune manière que des copies n^existassent point 'dans les autres villes de Juda; il meurt en 611; 17. Joacha», détrôné par le pharaon Néco; 18. Joakim, iprophèteJéréroîe; 19. Jéhoakim son fils transporté en j Baby Une; 20. Sédécias son oncle, établi roi par I^abu- ,cbodono8or, ensuite pris danj le siège deJérnsalem, -588 ; les BabylonîcfDS kit crèvent les yeux , massacrent ses esfans et remmènent captif.

Dix'ttcaf rois d'Israéi : 1. Jéroboam; 2. Nadab son fils tué en 953 par 3. Baasa; 4, Éla fils de Baasa, tué en .929 par 5. Zimri qui est forcé de se tuer lui-même; 0. Omri ; 7* son fils Achab, prophète Elie ; 8. Ochosias ÛU d'Achab, mort en S96 ; 9. Joram son frère tué im 833 par 10. Jéhu , prophète ÉHsée; 11. Joaofaas fiU de Jého, : mort en 856 ; 12. Joas filside • Joachas ; 13; : Jéroboam H fils de Joas ; 14. son fils Zaoharie , 772 , tué pkr x5. Sel- Imn, qui fut tué on mois après par 16. MénaUem; 17. aon fils Fhacéia fut tué en 750 par 18. Fhacée qm fut taé ipar 19. Osée, lequel est emmené en captivité par Salma- .nasaTt tcente-six'ans après la fondation de Borne.

. ' aOlS ET GttKBRflfl. Sfô

- qBLCfa ttfvait bit de ses ordres. A la iéte de forces

' ft^éBÎeiireft» il traversa la Mésopotalute ^ la Gilicie etse répandlidans les plaines de Damas» Il brûla le» moissons , détruisit le bétàily prilaJes campagnes 9 saccagea les irilles, et 6t passertoute la yeiinesse au tranchant de Tépéè (105). Les habîtans de Sidon , de Tyr et de toutes les contrées voisines furent saisis d*épouvante et consentirent a se soumettre aux conditions les pins dures , à

.voir ravager leur contrée» couper leurs bois, renverser! leurs temples, et à reconnaître le puis*

. sant roi d'Âssyrié pour le seul diéa de la terre. Le grand-coDseii de Jérusalem , avait écrit en ton& lieux jqu^on'sef mit en état de défense. lEIolo-

. pfaeme était 'déjà campé dovani Béthulie , l'une de» ole& septentrionales de la Judée. Sans exposer ses irbupes dans les montagnes^ il parvint à iàtercejttek* les eaux des assiégés. Le conseil de la ville, céddntan désespoir des habttans, résolut d'attendre des secoui-s pendant cinq jours encore et de se livrer ensuite à 'discrétion. Mais «ne jeune fetaune, veuve ; et aussi renommée par sa vertu que pars» beauté, se présenta devant enx : « A qiroi servirait à la ludée et à nousmémeis d'ouvrir nos porter a l'ennemi ? Ayez bonne confiance en l'Éternel; je médite une acitot» 4dnt pari^a t'avenîr *: » Elle se revêt de

* Le moment où Judith prononce ces mots était digne

SM LLTUt TU -^ CBAF^* III.

tes fdas rushes véteeieDs et se reiid. ttree ta mvante au camp des Assyriens, cosinne si eâle

. fuyait Béthulie. Oa Tenteure avec adimratioii , on se plaît à Tenteodre prédire rabaissement des Hébreui et les succès réservés aux. guerriers d'Assui*. Le soir du quatriime jour, au milien des délices d'un festin , le général la fait' appeler et placer à ses t:ôtés. Desiorrens de vin égaient la fête. Bientôt les conviés disparaiësent, il reste seul avec Tétrangère ; mais les vapetn*9 du repas remportent sur son ardeur; il se couche et s*en-

. dort. On sait comment les choses se passèrent. Le lendemain, l«sa&ffiégés^xcitéspaT Jndttfa font une fansse attaque. A llastiect du tronc inanimé do leur chef, la terreur s'empare dés Assyriens, et la pait^ie. est sauvée* Avant de reprendre les habits de son veuvage, qu'elle ne quitta plus' de sa vie, la libératrice des Hébreux et toutes Ses femmes. rédirent en jcheeur le ehdnt qui suit.

« Afisurest venu de Taqniton avec les itail- » liers dé son armée ; - sa niulËttide tarissait les » torrens; et- sa cavalerio oouvrait'les. vallons. » Il se vantail de brûler mon paya ^ de. passer » nos jennes geHs au fild^-l'épée; cfe froisser » contre terre. les nouveau^nés ; de détruire tons

de la peinture plutôt qne la sîtiiâtiili bjorrilile d6ni laquelle on s'est plu à la représenter.

liOlS ET OUBEBSS.

va

* nos «nfans , et dose partager nos vki^es» Mais » ie Tonl^Puissaiii a frustré ses es|)ërances* Ce » ne sont ni des jeunes ^ns , ni d«8 homm^ » de baute taille qui -ont renversé rhommé fort, » cest Judith fîUe de Mérari. Elle a quitté la » tunique de son Teuvoge pour délivi^er Israël; » elle s'est parfumée; elle a arrangé ses chef- » Teus sdns sa coifiiire ; elle a choisi sa robe % la plus fine. L'élégance de sa chaussure a char- » mé Tennemi ; sa. beauté Ta vaincu^ bt.il est j> totobé sous Iç cîfiieterrei Tant de fe^melé a » étonné les Perses , et les^Mèdes ont 'fi*énii d'une » si grande andafce (106)»..'.. ».

Le roi dç Bàbylone avait • établi sur la Judée -an gonvernenr hébreu. Il périt bientât sous \^ coups de quelques :€onjuréSi. aidés par le roi des AmcDonttes. . Malgré l-avis* de Jérémie qui né voulait pas qn*on abandonnât le sol , là majeure partie du peupla que 'la captivité ^atait épargner, s'enfâit en Egypte, datis la crainte des Chal«déeiTS..

Les ' Jiii& y munis de Tédit de Cyrns , relevèrent lé temple satis rétablir les roijfif. Pour s'opposer aux Saïaar jtatns eiaux Arabes qui menaçaient Jéhusalem , Néhémie organisa tous les hommes qui trayaillàrent at»x fortifications : « Je plaçai partoittit^ des sentinelles , et je rangeai derrière* la mnraillie» sur! des. lieux élevés » le peuple en

'armes. L'attaqtte n'ayant pas eu lieu , nous re^ •prîmes nos travaux. Je divisai nos gefts en deux bandes; tandis que Taiie s'occupait à bâtir,' l'au- .tre était prête à combattre. Ceux même qui travaillaient portaient- leurs ëpéês. Un trompette : était près de moi , et comme Touvi^age embi*as- •<sait une grande étendue j je dis aux pi*incipaui : dès que vous entendrez le son de la trompette, accourez. La nuit, nons fiaisions la ronde, nous ne quittions pas nos vétemens (107)» »

Cest en ce. même temps que les Hébreux , répandus- dans la Perse et dans TAssyrie , durent aussi leur délivrance àuneifemme, à Taimable Esthcr, dont les charmes, que la poésie française a si harmonieusement célébrés, avaienttou^ ohé le cœur d*Âssuérus', ou Darius fils d*Hys^ taspe. L'heure d'une extermination générale allait sonner. Elle se présenta devant le roi , craintive , agitée , lui découvrit son origine , accusa -un ministre cruel, obtint une justice qui fut malheureusement souillée par la vengeance ,• et vit Mardochée son oncle élevé an suprême rang.

La domination des Persey était modérée,' elle n'occasionna aucune guerre l*emarquablé. Sous les dynasties des successeurs d'Alexandre, les Juifs, désirant mettre un terme am déchiremens que rleui* causait le passage perpétuel' sur Iq^r terxiloire des armées syriennes et égyptiennes, 9t

'' ROIS BT GUERRES. '269

joignirent à Anliiocbùs^ dil le Grand : c*éiaU k ûiièmeroi de Syrie, depnU Séieucus Nicator qui RTait fondé dans TaDDée 812 l'empire des Séleucides. Ils espéraient repousser dans ses limites Ptolémée ÉTergéte , dont le père Philopator les avait craellenient tyrannisés. Mais il n'en résulta pour eux rien de («irorable. Jouet desdeutnatiotfs rivales auxquelles leurs forces ne pouvaient être comparées, ils fuient réduits à la dernière extrômité par Antiocbus Épiphane, pelit>fils d'Ântiôchus>lè*-Grand^. • '

Si ron bonsidère^es cause^de toutes les guerres violentés qu'ils ont soutenues , on se conTaincra que laumis elles ne méritent le nom de guérries re/i^teiMet, dans le sens où nous prenons ces iuols aujoord-hui. Sans doute leur culte y j-oiie un' principal rôle ; mais leur culte était une des faces importantes de la constitution politique, il avait pour bnt de servir de rempartà la loi. Tant qa'on ' n'attaquait pointée retranchement, ils se âattaieflt" de reprendre le ten^ain qui leur avait été eti- *levé, .et de secouer le joug que leur imposaient ^des circonstandes majeures. Mais dès que Ten^- Demi menaçait de les chasser de cette dernière relii>ai£e , Je sentiment comprimé de la longue série de vexations dont on les avait accablés, avant d- en venir ^ cet excès, se réveillait avec force. La question d'être on de ne pas être s'ofiraità

870 LIYBJI TI. — C»4P. «I.

eux y et iU se pricipikakpt daos l^datigers airéc la résolution d'eo triompber.ou d'y jmourir. An* tioebtts Épiphaoe en lit réprèuve. Après aTotr ..pillé I ruiné le pays, soudoyé les dissensions intérieures , il Toulut introduire le culte grec. La résistance irrita sa colère^ les transports de joie que Q^anifesta la Judc.e au bruit mal fondé de la mort la portèrent au cOnible^ Il répandit le sang à grands flots , le> temple fut piM>fané , les livres .deia loi devinrent la pi^ôie des flaoïnles; et Tod força les juifs que le fer du soldat avait épar- .gi|és de sacrifier aux idoleS. Une- foule préféra le supplice aTignominie. Tels furetot, dit-on, les ^apt frères Machabées et leur nière qui ont tiré ,leu^ nom du livre dai^s lequel cet épisode est .cpn^igné„ et qu'il faut bien se garder de cnafon- ,dre avec l'héroïque famille des Machabées ou iprin0es Asmonéens dont je vais .pai*ier.

.• Le nom d'Asmonéens leur .venait d'Asmonius , •^'Un de leurs ancêtres; le nom de Machabées , des .premières lettres réunies de quatre mots hébreux tqu'ils auraient portés sur leurs drapéailx , ayant pour signification : .« Qui d'entre les forts est • semblable à toi , ô Jéhovah 7 «

Dans la ville de Modin, tribu de Dan,, le.TÎeillard Malathias , leur pèra , répondit aux ordres du roi : c Lors même que toatesles;Datii>ns céderaient à Antiochus , noas lui résisterions , ntoii

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mes cinq fils et mes frères, » Ma»^ un lâche jaif accomplit à ses yeux le sacrifiée qu'on eii* geait ; il le frappa dé son épëe, renversa à ses côtés le satellite d^Antiocfaus ^ et d'nne Toix à laquelle l'âge n'avait rien été de sa force $ il s'ëcria : « Eofans' d'israël , vire la loi ! Qn^lrma SBivent ceux qui lai reatant • fidèles* » Ce sigpal retentit au loin *. i

A sa mort, Juda Maebabée son troisième fils s'arme de pied en cap «omuie un géaùt. Dans une grande baitaille 'il défîkit les Syriens , tue de sa propre main Apollonius leur général et prend son épée , dont il se servit depuis. Des forces supérieures s'avancent : u.ICe les craignez point , dît-il aux Juifs vco n'est pas du nombre que dépend le succès des armes : nous combattons ponr nos prérsonnes et pour nos loisi Marchez , le Ciel viendra à notre aide (108). v

"On autfe corps d^armée lf>lus fort encore arrive eh toute hâte' pour finir d'an seul coup rin«* surrection. Jada 'fait dérouler le livre de la loi : «Préparez-vous- pour'lù bataille, il vaut mieux mourir les armes à-la maÂu, qûéd'étre témoin^ des maux qui accablent notre patrie et de la désolation de nos saittts' 'lieux*. » Par "une nlarche

• L'an 167 aya,ni;i\ptrf,^ce, -épqciuç.ilcla. gue^rp des Homains en Macédoine, et de la chute de Çer«é^. .

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r«^tde il trompe l'ennemi , porte la flamme 4<Dt son camp et le foreo à la retraite.

L'année suivante , un quatrième succès accompli l raifranchissepent du territoire. Il purifie le temple, il réorganise TÉtat *, il entoure Sion de murailles et élève des forteresses sur les points les plus imporians. Les Iduméins» les Ammonites, les Arabes se déclarent cohtre lui ; il les. soumei les uns après les AîitiTës..Ne : conduisant jamais plMS de huit à dix pille homn^es'i on lé*, voit partout,. au nordelau niidi. Aioif^Antiochus' Eupator, jeuûe successeur d'Êpiphane , accourt lui-même à la této de forces innombrables ^m-*. gées par son géné«*al Lysias; Juda tient conseil avec les anciens pour savoir si l'bn .aitondiâit* l'ennemi ou si l'on volerait à sa rencontre. Son avis est de marcher,; il prévalut*. a Enfcms. disraël? hésiterieE-voi^s'de combattre vaillamment jusqu'à la mort pour «ot ioi^,, h temple y la eité la patfU , h république (109) ?» On tombe- do. nuit sur le camp syrien et. quatre aiîUe hommes sont frappés. Mais il faut <oédcr «aux maasés:^ riennes» Éléaur Maçbftbée se préoipttO'a triavers;

^Cesten commétnK^rtiiipn ^d^ cet év^emtfi% ixafioDal que lut instituée uue grande fête que les Jui6 célèbrent encore ; ils «Uament pendant huit jours une la^pe à huit becs , attendu que la "porification du tc^j^Ie durit tout ce témps^lti. ' ...:>.);..

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leurs lignes , renverse tout ce qui lai fait obstacle et meurt, dit-on , sons le poids d'un éléphant, quil croyait porter le roi, et dans le flanc duquel il avait enfoncé son glaive. L'ordre de bataille de l'ennemi était redoutable. Ses troupes garnissaient les hauteurs , ses éléphans couverts de machines et d'archers- s*avançaient dans la plaine ; autour de chacun de ces animaux étaient groupés cinq cents chevaux et mille fantassins ; une cavalerie légère jetée sur les ailes animait les combattans par des fanfares: toute cette multitude marchait avec ensemble et fermeté.

Quand le soleil naissant darda sur leurs boucliers d'or et d'airain , les montagnes furent resplendissantes , on aurait dit les voir en feu (110). Ëupatpr devant Jérusalem dressa des machines qui jetaient la flamme , des pierres , des dards et des flèches : les assiégés lui opposèrent d'autres machines. Heureusement des troubles éclatent en Syrie : on propose aux Juifs une capitulation honorable; ils l'acceptent, mais le roi entre dans la forteresse de Sion , trahit son serment et la fait démanteler.

Juda avait eu garde de s'enfermer dans les murs; il tenait des forteresses et une grande pai'tie du pays. Démétribs Soter, échappé de B.ome où il avait été 'conduit pour otage, fit mourir son frère Eupator et Lysias , et régna sur T. II. 24

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