CHANT VIL
l'époux.
Que tes pieds soat jolis clans leur chanssiire, ô fille de prince ! Tes membres sopt aiKsî bien tournés qu'un collier traTaillé par une maûi habile. Une coupe ronde et tonjours pleine de liqueur, un tas de blé entouré de muguets , marquent les désirs que tu inspires , et ta fécondité^ Ton sein est gracieux; ton cou semble d'ivoire; tes yeux sont comme les lacs d^Hqsbon près delà porte de Bat-rabim ; ton visage comme le côté de la tour du Liban qui regarde Dam^s ; ta tête est plus brillante que le cramoisi, tes cheveux plus précieux que la pourpre. Le. roi te contemple des galeries**.
Combien tu ûs embelK! que tu as acquis de grâce dans les délices de l'amour***.
* Je ne troure pat d^autra toBmon pour Ëtiveduppor^ târ dans notre langue ces mets : Umbilicu» iutéa, crater rotundus nunquam indigêns-MquoriAus. Venterthms aictU aû^rv/u^iritieivallàtmsfhribtSé
** J^ai négligé quelques répétitîona; ion cou ooawie «ft^itofir^'iysôire, le sein lemblable aux tjvawanK ât ;la éhevrette... Au lieu de.oes mots^ le soi ie-c9ntei»ph dés ffaléries, quelques uns dikent : plus précieux que la pourpre du roi teinte daUs les canaux. Sioutptirp^a regia tinctâ canalibus.
*** L'expression latine de la vulgate est plus vive : Q«aii
FEMMjBS* M9
Ta ressembles à ud palmier, ei je me suis atta^, ché a t(4 • j'ai saisi tes branches; j'ai porté mes lèvres sur deux grappes qui sept les pommes de ton sein. L'odeur de ton visage est plus douce que l'odeur des fruits ; et de ton palais s'exhale vers iel bien*aimé quelque chose de meilleur que le vin, et qui fait parler même au milieu du sommeil "^^ •
LA 8VZ.ilJiItB.
Je suis à mon bien-aimé , et il ne désire que moi.
Viens ^ mon ami, allons aux champs, passons la nuit au village. Levons-nous dès le matin pour voir si la grappe est formée , si les grenadiers ont fleuri. Là je tè donnerai mes amours.
Déjà les arbrisseaux jettent de l'odeur^ et j'ai réservé pour toi dans nos demeures toute sorte de bons fruits , nouveaux et desséchés.
CHANT Vin.
LA. 6ULAUITB.
Ah ! que n'es-tu mon frère, fils de ma mère ,
pulchra es , et quam décora^ charissima, in deliciis l'Hais le texte semble marquer une chose accomplie a que tu as embelli !... »
^ Au lieu de mo7i bien-aimé, je lis /<? bien-aimé ou ton bien-aimé ; il est évident que c'est Fépoux qui parle .
M8 LITBE TII. -— CHAP. I.
f'iràts te cbercfaer sar les places publiques, et je te baiserais ^ sans qœ cela m'attirât du mépris ; je t^ein mènerais ; je te forcerais d*entrer dans la maison maternelle ; tu m'instruirais, et je te ferais boire dn \in préparé et le doux suc des grenades* . Mais sa main gauche est sous ma tête, et sa droite m'embrasse !!!....
L*SPOVX.
O filles de Jérusalem , je tous en conjure par les chevreuils et par les biches dés champs, ue troublez pas celle que j'aime, ne la réveillez pas; que son sommeil finisse en paix.
LES COMPAGRES.
Qui est celle-ci qui monte du désert, mollement appuyée sur son blen-almé?
l'époux.
Je t'ai pressée dans mes bras sous un pommier, là où ta mère te donna la vie, là où tu parus au jour**.
et lors même qu'on mettrait ce dernier verset dans la bouche de Tépouse, ton palais et mon bien-aimé, seraient toujours en contradiction.
* Notre langue est-elle assez abondante pour consentir à la dépeupler ? Le verbe baiser, plein d'harmonie et de douceur est à la veille de sortir de la langue honnête; f^tsiembrasseff si voisin dH embarrasser, qui le remplace. Nous engageons les écrivains assez heureux pour faire loi , à le retenir de force.
** En se souvenant que Tusagc voulait que U mère
MeU^moi commeun cachetsur to a oeewr, comn»
un cncbet sur ton bras , car Tainonr a piof da pouvoir que la mort, et la jalousie est pluscroeUe' que le tombeau ; ses atteintes sont des charbons de feu, une flamme terrible; beaucoup d'eaa ne pourrait l'éteindre; des fleuves s*y épuiserait en. vainement, Thomme qui sacrifierait pouir Q«lla toute la fortune de sa maison n'avancerait i:ièn.