‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 62 sur 67 · LITBJB VII. CHAP, II · texte numérisé non relu

LITBJB VII. CHAP, II

que le second mari meure , soit qu'il la répudie. « La loi des Maldives ^ dit Montesquieu, permet de reprendre une femme qu'on a répudiée ; la loi du Mexique défendait de se réunir, sous peine de la vie. La loi du Mexique est plus sensée que l'autre: dans le temps même de la dissolution elle songeait à Téternité du mariage, au lieu que celle des Maldives semble se jouer également du mariage et de la répudiation. » Mahomet alla plus loin; il permit de prendre deux fois la femme qu'on avait répudiée ; mais à la troisième fois il fallait qu'elle eût passé dans la couche d'un autre époux qui l'aurait répudiée à son tour (46)*

Je me garderais de présenter le divorce comme nne simple concession de Moïse aux Hébreux, et aux circonstances. Puisque , en principe, l'adultère était menacé de mort; voilà un cas irrécusable qui l'entraînait d'une manière absolue. On a dit qu'il ne fallait pas séparer ce que Dieu a uni : rien de plus juste. Mais on a appliqué cela au divorce , et la conséquence n'est pas exacte. Ce que Dieu a uni se distingue par la paix, l'ordre; le bonheur commun ; et ce n'est point à ces mariages-là que le divorce s'adresse , mais bien à ceux dont Dieu ne s'est pas mêlé, et sur lesquels un malin esprit a exercé son influencé. Ce législate:^' ne récrivit dans son code, qu'après l'avoir lu dans la nature des choses : et qui pourrait soute-

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Dir que sagement restreint par les lois, et surtout par les mœurs , le divorce ne soit pas aussi favorable aux intérêts privés qu'à. la morale publique qui a tout à perdre dans les unions forcées et les séparations imparfaites? Une issue éloignée, quelque difficile qu'elle soit, rassure celui-là même qui n*a nul dessein d'y passer; mais un labyrinthe plein de hasards et sans Gl de salut peut effrayer Tame la plus courageuse.

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