‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 3)Chapitre 22 sur 60 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DES JVGBS OONSULAIBEa.

« Sovâ le nom de Juges, dit Josèphe, les Hé-* ^/ breux donoaieot une autorité suprême au citoyen ^ le plus distingué par son cofirage et ses talens mi- ^^ Iitaires(8). »> Souvent il présidait le sénat, tou- ^ jours il commandait l'armée. A sa yoix , tous les citoyens étaient tenus de se rendre dans un lieu désigné > pour y prendre des déterminations gé^ nérales. Mais hors de ses fonctions, il n'avait d'autre marque distinctive que le respect qu'inspiiraient sa dignité et sa personne.

Ne perdons pas de vue les deun positions où se ^ trouva le peuple. Avant la conquête, il ne for- ^ mait qu'un corps d'armée , qui avait besoin d'être dirigé par un chef permanent revêtu d'une sorte de dictature. Mais après l'établissement définitif des tribus, le jugé n'exécutera rien , si ce n'est à

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la guerre, que de l'aiitorité expresse da sénat. ToDS les écrivains qui en ont parlé tombent d'accord sur ce point. « Les juges n'avaient pas la puissance souveraine , dît un des plus modernes , M. Pastoret; Us ne ressemblaient pas aux chefs des autres nations; ils ne portaient pas le diadème; ils n'étaient pas entourés de satellites Nombreux ; on ne levait pour eux aucun tribut....* Ce n'est que lorsqu'il fallait combattre qu'on leur laissait toute l'autorité (4) » , jusqu'au droit de vie et de mort.

Cette espèce de consulat à vie pouvait rester vacant pendant un temps plus on moins long.

Toujours soumis à la loi, il était accompagné d'une popularité qui ne se démentit jamais : atr-> cun des juges '^ n'abusa ostensiblement de soii pouvoir, et, sous leur gouvernement, le peuple hébren jouit de périodes de repos dont on né voit pas beaucoup d'exemples chez la plupart des autres peuples. Pourquoi renonça-t-il à cette forme républicaine ? On en verra plus tard la cause : le repentir suivit de près , et dans les siècles postérieurs , la promesse de rétablir les juges comme

* Le gouYernement de Carthage était aussi entre le» mains à^jm sénat et de deux juges ou suffetes k vie ; en même temps le peuple nommait ses magistrats et participât aux fonctions législatives.

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