CHAPITRE VII
DÇJ TRESOR DU TBMPT.E '£T DES IMPUIS.
Lbs peuples anciens avaient coutume de renfermer yne partie de leurs richesses dans les temples, pour les événemens imprévus : iln'exis- Cait pas ekez eux , comme parmi nous , la r;apide circulation €e capitaux qui les porte en uti clin d'cBÎl sur le point nécessaire .
Le trésor du temple des Hébreux n'appartenait donc pas à la tribu d^s sacerdotes. De* inême qu'ils n'avaient qu'une patrie , qu'une loi, qu'xrti but d'utilité nationale , ils ne possédaient qu'un trésor général qu'on nammait indisûnctement le trésor de Dieu et du peuple.
Les richesses particulières que se procurèrent les rois, fuirent, comme on le verra dans J a suite, une dérogation à la loi primitive.
34o UVRK m. CHAP. VII.
Les sénateurs et les sacerdotes veillaient ensemble à la conseWation de ce trésor; mais le pouvoir public, seul , devait eti régler l'emploi. C'est en présence de Moïse ,* des ^ciens et d'Ëléazar le grandnsacerdqte , que les tribus déposèrent dans le tabernacle les richesses qu'elles avaient conquises. En la vingt-troisième année du règne de Joas , les sacerdotes furent, dispensés de recevoir même les offrandes : on établit un tronc fermé dans lequel le peuple versait ses dgns *. Dès qu'il était rempli, les secrétaires du roi et le grand-pontife l'ouvraient en présence de toute l'assemblée, et en retiraient le conteou pour le remettre à ceux qui devaient l'employer *^\
Lorsqu'au retour de la captivité de Babylone on eut à déposer dans, le sanctuaire la vaisselle précieuse et les talens d'or quf^avaient été. rendus par le roi de Perse , les anciens les firent pes€(r, les firent reconnaître par les sacerdotes Icbargés de la garde du temple, et eurent soin dé mettre en écrit le nombre exact et le poids des choses qu'ils leur confiaient. Enfin J de nou-
* Le roi avait dit aux lévites : Allez par toutes les villes dTsraël rainaS9er le tribut ordonné ]}ar Meïse. Maïs les léyites mirent beaucoup de négligence à demander Targent , de sort*c qu'on fit publier dans tout le pays que chaque individu voulût bien Tapj>orter lui^méne ; ce qui eut lieu (II chrotiiq. xxiv ).