LIVRE I
Je reviendrai sur tout cela dans le livre consaëi^é
aux étrangers. Mais^aii sujet de ces principes, rappeloilsr
le chapitre de Maimonide, dont je n*ai cïtéque le titre
.dansia note i3. « Legemaecommoéatam esseàdtôtam
gentem communitèr, non ad singulos, » - ^ '
Ex eîs c]tiae in hoc negotio cogbitu tiécessàrià sunt est et hoc, qù€^ lex non attëhdat ad ea <}tiâft'snnf ektraordînarîâ éft rarb contihgentîa;' sed quidquîd docet, sît€ id ad doctri'r.nam ^ sîvc ad mores «pectet et actîones , respicit-ad ea quœ> conununîter et ogrdinarià soient fierî.... Hâc itaque de causa non decet ut ea quœ sunt de* prima inteatîone legis tempore yeJt tpco sint accommodata; sed oportet judicia.et statut^, i^e a}>soIuta et universalia, sîcut Deusait: O cong^egatio, sta-^ti^tfim unum est yôbîs.
./jrous. les déyeloppemens jcpie .j\Iainionide doQne à ces principes sont remarcpiables. Sans doute,- ils se r/essex^tent toujours du temps où ils fuirent écrits, mais U n'en est pas moins vrai que sa nianière de voir sur une fou}e de questions,, et même cpi'un grand nombre de> ses pages , sans j changer un mot , sont à une distance > immense de son siècle, et des siècles postérieurs, et feraient honneur encore à un penseur de notre époque. « La loi, dit-il, est faite pour tous, mais il se trouve toujours quelques individus auquel le régime de la loi ne convient pas. D'où cela dépend-il? de ce que cette loi prend pour base les choses naturelles et universelletnënt utiles. Or, comme il arrive que la nature des individus varie ^ comme il s'en trouve qui manquent des caractères naturels qui sont le partage de l'universalité, il s'ensuit toujours une opposition inévitable entre ^elques individus et la loi» ( Même chapitre, XXXIV ). Mais , après avoir posé ce sage principe , Maimonide semble le pousser trop loin, ou du moins le présenter d une manière trop absolue^ quand il ajoute :
38o NOTES JU9TtflCATlVE»i
«JDaprè» ces considération^) il est impos^iblequela loi sioit faite en raison des constitutions personnelles de tous les iionunes, et suivant les varifitions du temps, a Texemple de la médedJie qui s'acconunodeau tempe*rament de chaque ilÉdividu, chaque jour et chaque heure ; mais le régime légal doit être absolu y universel , en tant que fondé sur les choses naturelles et utiles, et sans s^airêter à telles ou telles exiceptions.» Certes^ on comprend toute sa .pensée , c'est l'intérêt non seulement de la majcftité, ttiais de la presque universalité, qu'il met au-dessus de» autres intérêts. Cependant sa comparaison n'est pas rigoureuse : la loi, comme la médecine, st des règles absolues et des règles relatives; et le législateur doit, comme le médecin, modifier &es principes généraux suivant le tempérament physique et moral des hommes , suivant lés (circonstances. Mai"monide lui-même l'a reconnu, puisqu'il dit que ce sont les choses qui entrent dans l'intention première de la loi qu'il faut regarder connue absolues ; et que plus loin il parle du corps public qui doit développer cette intention première.
35 Non addetis ad verbum quod vobîs loquor, nec auferetis ex eo : quod praecîpio tibî hoc tantùm facîto Domine : nec addas quîdquam , nec minuas ( ï)eutèr. , i v, 2 , xii , 32).
36 MiSCHNA , tom. IV, de Synedriisj cap. X, § 2. — Maimonide. — Selden, de Synedriis^ lîb..., cap. m, pag. 19.
'^'J Venît ergb Moyses et narravit plebi omnia rerba Domini atquc judicia: responditque omnîs popolus uhâ yoce : Facîemus.. Scripsît autem Moyses omnîa verba : et manè consurgens , aedificavit altare ad radices montis , et duodecim titulos per duodeçim tribus Israël..... Assumonsque volumen fœderis, legit, audiente populo; qui dixe-