CHAPITRE III
MEMJAB6 CONTBB LES MADADIBS COirTAGIEDUBÙ
OcTTAB Tattentioa qu'on doit dans tous les^ climats, à Tair , au régime , à l'exercice , il existe de nombreuses circonstances tenant aux localités , qui ne demandent pas une moindre sollicitude de la part du législateur.
Des fléaux morbifiques nés sur le théâtre même de leurs ravages, ou transportés de loia^ frappent souvent des niasses entières avec une rapidité désespérante. Us étaient beaucoup plus fréquens autrefois que de nos jours, par la raison surtout que la faiblesse des populations laissait dans un état sauvage et malsain des terrains immenses, et que l'imperfection 'des choses utiles à la vie n'opposait pas un obstacle
MALADIES CONTAGI£l]SES. ^3
puissant aux influences fâcheuses des objets exteneurs.
L'ardente chaleur de l'Egypte , et son sol fangeux sur lequel les débordemens du Nil ne' s'écoulaient pas encore y semblent en avoir fait on des principaux foyers des maladies contayeuses et pestilentielles. Elles sont désignées par Moïse ^ sous le nom de maladies grandes ^ malignes^ effrayantes ; on les voit paraître sous forme d'épizootie dans les dernières années du séjour des Hébreux ; précéder ou suivre à peu le distance l'apparition d'une multitude d'insectes destructeurs; atteindre enfin plusieurs Pois ces mêmes Hébreux dans les déserts , zoxDXùià des plaies que Dieu, leur envoyait, pour les punir de leurs murmures.
Mais avec la peste , une autre maladie noh moins redoutable et à laquelle les quatre partiesi du Monde ont payé un large tribut , la lèpre y touchait alors au plus haut degré de violence. Loin de tuer subitement l'individu, elle le laissait vivre pour le transformer en un être des plus hiidem^ : et telle était son activité dévorante , ({u'elle attachait aux objets de toute nature un ^rme fatal , qu'ils restituaient ensHÎte à l'homme imprudent qui osait s'en approcher.
Combien donc durent être minutieuses et même exagérées les mesures du législateur au