‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 11 sur 73 · UVBE IX. CHAP. III · texte numérisé non relu

UVBE IX. CHAP. III

milieu d'une multitude imprévoyante à laquelle il fallait demander beaucoup de choses , pour obtenir ce que réclamait l'absolue nécessité ! ' Ces mesures rentrent dans deux C^gles générales qui sont y de prévenir tout contact suspect, et d'arrêter ses conséquences présumables , dès qu'il avait eu lieu • Or ^ les principaux développemens de ces deux règles ont paru assez sages aux yeux des médecins les plus modernes pour les déterminer à dire , « Que les détails dans lesquels Moïse a cru nécessaire d'entrer, feraient encore aujourd'hui honneur à la perspicacité d'un médecin habile '**.»*

Toute chose dans laquelle on supposait quel* ques principes , malsains y les cadavres de l'homme et des animaux,' les ossemens, les pierres des tombes, et toute personne affligée d'une éruption soudaine à la peau ou de quelqw autre a£Pection appréciable à l'œil, étaient déclarés directement iraçiïas ou insalubres; nous avons déjà vu cela pour les fenmies ^\

Tous les tissus de chanvre , de laine ou de Kn, et tous les ouvrages de pelleterie deveoaieBt indipeclement impurs , dès qu'ils étaient mis en eont^m avec eux. Les vases de terre ou de bois qui se trouvaient dans la tente où un homme avait cessé de vivre prenaient aussi la souillure, 5'ils étaient dépourvus de couvercle ^% par la

HALADIES COKTàGIEUSCS. , 7$

crainte qu'il ne s'y fut introduit quelque 6ub»« tance ou quelaue émanation dangereuse.

Les personnes recevaient de même le caraotère d'impureté indirecte^ par le simple contact avec une autre personne ou avec une chose qui en était frappée.

Les immersions dans Teau détruisaient ce fielleux caractère. Il fallait de plus que l'individu s'abstînt de se mettre en rapport avec autrui pendant toute la durée du jour où il s'y était exposé , et quelquefois pendant plusieurs jours '^

La personne chez laquelle se déclaraient une éruption quelconque à la peau, ou les autres affections déterminées par le législateur, se présentait devant les sacerdotes , qui avaient pour fonction d'examiner attentivement jusqu'à quel point ce mal se rapprochait de celui qui inspirait de l'effroi. Lorsque les symptômes étaient douteux y on prescrivait d'éviter le contact pendant sept jours. Ce temps expiré, on jugeait l'individu sain, si les symptômes paraissaient amendés; on lui ordonnait un nouveau séquestre , s'ils étaient stationnaires ; enfin on le déclarait lépreux dès que les signes matériels marqués dans la loi se découvraient ostensiblement *. Mais que signifie

* Il faut noter que fous 1rs .signes sont très fîiirlciiient cexw ^iixqoeU on s*arrâCc encore pour décider la mauvaise natiirr (1*11 ne ^fTection cutanée : si la |>eau et les poils changirnt de roulnir , si la partie malade est très-ddprimée, si la chair vive se montre.

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une prétendue lèpre des yétemens et des mai-* sons soumise à des formalités semblables? Voici le sens du texte , que je rapprocherai d'un fait fourni par un auteur égyptien. Quoiqu'il n'j ait pas identité^ nous apercevrons la nature des craintes qui dictèrent les règlemens du législateur : « Tout vêtement de laine ou de lin , et toute pelleterie qui présente une impression verte ou roussàtre et profonde, doit faire présumer une plaie de lèpre. Le sacerdote renferme l'objet pendant sept jours; l'impression s'estelle accrue , on le brûle ; c'est une lèpre rongeante : est-elle restée dans le même état, on le lave et on l'enferme de nouveau; si elle disparaît , on le rend à l'usage ordinaire , après en avoir enlevé la partie gâtée. L'homme qui aperçoit sur les murs de sa maison des taches vertes ou roussâtres, plus enfoncées que les parties environnantes , doit enlever ses meubles et la fermer pendant sept jours. Si l'impression s'est étendue , 'on remplace les pierres et on enduit tout l'intérieur de la maison , après l'avoir raclée ; si les taches fatales se montrent de nouveau , on la démolit ^^. »

« L'an 791 et les années suivantes , dit El- Makrisy , les vers qui attaquent les étoffes de laine se multiplièrent d'une manière prodigieuse à quelque distance du Caire. Un honmie

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