MA.LADIES CONTAGIEUSES
digae de foi m'assura que ces animaux lui avaient rongé quinze cents pièces d'étoffes. Etonné d'un fait si extraordinaire 9 je pris, selon lÉon usage, toutes les précautions possibles pour m'assurer de la vérité y et je reconnus de mes propres jreux que les dommages occasionnés par les vers n'avaient pas été exagérés En 821 , ils attaquèrent les murailles des maisons* et rongèrent tellement les solives qui formaient les planchers, qu'elles étaient absolument creuses. Les propriétaires se bâtèrent de détruire les bâtimens que les vers avaient épargnés y en sorte que ce quartier fut presque entièremens détruit ". » Qui sait si ce fléau n'arrivait pas de deux manières y ou par ÛÈT concours de circonstances
générales, ou en partant d'un foyer primitif ? qui sait s'il n'existait pas quelques rapports entre ces foyers et les diverses taches que Moïse voulait effacera leur naissance?
L'homme lépreux est obligé d'habiter hors la ville ; mais cette séquestration n'avait rien d'inhumain , comme quelques uns l'ont avancé. Seulement les personnes qui se mettaient en rapport avec lui étaient tenues à satisfaire par des purifications aux règlemens de santé publique. Le malade lui-même pouvait' parcourir la ville y mais revêtu d'habits qui indiquaient son état , et en avertissant de sa propre bouche
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ses concitoyens du mal cruel qui l'affligeait et dont ils devaient se garantir '^.
Les ea4k du Jourdain , par le soufre qu'elles rentermenty avaient une propriété particulière contre les maladies lépreuses. C'est ainsi qu'B- Ijzée fit disparaître la lèpre superficielle d'us général syrien ^ à la suite de sept inunersioos dans ce fleuve ^.
Diverses cérémonies et formalitésy parmi les-* quelles les purifications tiennent toujours le premier rang , constataient le retour du ma|ade à la santé parfaite. Voilà toutes les choses rigoureusement exigées : rien de plus.
Il j a donc eu une grande inexactitude à dire que le législateur fit de l'exercice dé la médecine la propriété exclusive du sacerdoce. H chargea seulement les conservateurs spéciaux du texte des lois d'être en même temps de vigilantes sentinelles contre la maladie la plus redoutable pour le pays : « Evite la plaie de lèpre , et exécute ce que les sacerdotes enfans de Lévi enseignent à ce sujet, conformément à la loi '\ »
Doit-on regarder comme des médecins les hommes au service de Joseph qui embaumèrent le corps de son père ? Ce principe déjà cité de médecine légale semblerait mieux prouver qu'il existait, du temps même de Moïse, des per-
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sennesoccupéesà Irai ter les malades : <c I/hamme qui aura blessé son prochain d*on coup de pieri^^ ou de poing , le dédommagera du temps perdu ^t le fera guérir. » • -^
Dans les siècles postérieurs, on ne peut les révoquer en doute. Plusieurs contemporains de Salomod furent renommés par leur^le dans la recherche des vertus des plantes ; et les Proverbes font peut^tre allusion à cet art^ lorsqu'en parlant de la Sagesse , ils disent : « Elle sera comme un médicament à tod ventre y et une humectation à tes os ^9. » Les chroniques rappellent que les soins des médecins furetit infructueux auprès du roi Asa attaqué de la goutte. Je Amie se demande s'il n'y a plus de médecins en Galaad? et Ezéchiel retrace en ces termes quelques mojens chirurgicaux de son t0mps : « Fils de l'homme , le bras du pharaon que }'ai rompu n'a pas été étendu pour recevoir de» médLcamens , pour être entouré de bandelettes , pour Are fortifié , pour pouvoir encore empoignerl'épée ^•» Enfin les sentences de Jésus fils de Sirach *, quoique tracées dans des temps
* Jésus fils de Sirach , suivant la préface du livre de la Sagesse , qtii « reçB le titre d*£^ésiastique , aurait vécu en Egypte sous Ptolëmëe Evergète, et aurait donné en grec la traduction d'un recueil écrit ^n hébreu par son aïeul. Quant à un autre livre, intitulé U Sagesse de Sahmon -y quelques uns Pont attribué à Philon ; du moin^'l porte le caractère de la secti* essénienne , nourrie du pUtoaisme.
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très'postérieurs, prouvent rimportance accordée par les Hébreux à la médecine : u Honore le médecin; sa science le fait marcher la tête levée et lui mérite l'admiration des princes. Quand tu te sentiras malade ^ invoque Dieu , et appelle le médecin ; car Thonmie prudent ne dédaigne pas les médicamens de la terre ^'. »
Les Juifs dispersés ne cessèrent de se livrer à Tetude de cette science , et malgré les fausses routes dans lesquelles Tesprit du teïnps et de superstitieuses idées jetèrent le plus grand nombre , ils ont rendu des services qu'une injustice profonde pourrait seule leur contester. Après avoir par leurs traductions syriaques familiarisé les Ar^es avec les écrit#des Grecs , et après avoir été les premiers médecins des Sarrasins^ ils furent aussi les premiers médecins des Chrétiens, à qui ils communiquèrent la science des Arabes "^^ • Les rois^ même les papes, s'adre«sèrent à eux; leurs Ecoles remplirent surtout l'Espagne et la G aule narborilbaise , et donnèrent l'impulsiom aux Facultés les plus célèbres de l'Europe. Celle de Montpellier, entre autres, leur doit quelque reconnaissance . « Comme il j avait alors , dit le professeur Astruc , beaucoup de juifs accrédités'à Montpellier, où ils avaient trouvé un asile sûr après la destruction de leurs académies de TOrient , ils s'y maintinrettt lon^
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tempS' dans le droit d'y étudier et dy enseigner. la médecine. Il faut même avouer que c^est à eux que la Faculté de médecine de Montpellier doit une grande partie de la réputation qu'elle a eue dans son origine ^ puisqu'ils étaient, aux dixième , onzième et douzième siècles , presque les seuls dépositaires de cette science en Europe j et que c'est par eux qu'elle a. été communiquée des Arabes aux Chrétiens ^^ • » Maimonide , qui fut disciple du fameux médecin arabe Averrhoës y et qui ayait étudié Aristote , Hippocrate et Galien, comme un homme de génie étudie d'autres hommes de sa trempe , nous donne un aperçu de ses idées dans les passages suivans. Elles ont d'à»* tant plus d'intérêt, que c'est à Montpellier méme^ et à Narbonne , où présidait le célèbre rabbin Kimki , que , dans la première moitié du trei-^ zième siècle, les opinions de ce théologien^phi«> losophe furent le plus controversées. . . !>
« Quelle sagesse , quelle industrie dans l'or^ ganisation de l'homme ! Voyez , par exemple v l'harmonie des mouvemens comparés à l'état des membres. La partie antérieure du cerveau est très-*molle. , la partie postérieure un peu plus dense ; l'épine du dos a encore une plus grande densité, qui augmente à mesure qu'elle s'étend davantage ; les nerfs sont les instrumens des sens et du mouvement : les uns appartiennent 8eifa»«%
8m . fiivnix.— CH4P. m.
ment auK fonctions ded sens, et-tie prodaiient (fue^es mpuTemens peu éteaduss, cmumeeeut des |MiQ|iières et de la m&choire; learorigiiie e«l dîthsle cerveau : les autres sont nécessaires pour les mouvemens des membres , et sortent de la xnqeUedorsale . Mais ces derniers n'ont pas assez de ibree pour faire agir par euxrïmémes les articulations. Alors, un sage décret de Dwn a foulu qu'il ea sortît des fil>i*es qui , se rensplissant de chair , devinssent des muscles ; en niéiDe temps la partie du muscle qui correspond à l'extrémité du nerf s'épaissit , est raffermie par des liens aponévrotiques ^ et constitue le tendon qui s'attache et adhère au membre f de sorte que le nerf peut enfin compléter le mouvement* . • a II faut savoir que l'amélioration des mœurs est la médecine de rftme, le vrai mojren de la fortifier* L'homme qui aspire à guérir le corps doit, avant tout avoir une grande connaissance de l'ensemble et de toutes les parties, afin d'apprécier les choses contraires et les choses favorables. Il en est de même de la médecine de l'âme. Pour former les mœurs ^ il faut étudier celle-ci dans toutes ses parties, et découvrir ce cpii l'affaiblit et ce qui la relève. Je Ini reconnais «inq £3tculté5 : ia nutrition, la sensibilité,* limagi^ nation , la sympathie , et la raison. La^IWiilte nutritive se diviaç en plusieiu^ autres; mais
MALADIKS CONT\GIFUSES. 8H
leur manière d'être, leur action, les organes dans lesquels elles résident principalement , \e\xt continuité on leur intermittence y tout cela appartient à la niédeeine ;. Celui qui connaît
cette science, sent à peine sa santé dérangée qu*il j porte remède ; dès qu'un organe souffre, il s'abstient de toutes les choses qui pourraient communiquer le mal aux autres organes ; il a Téconrs à ce qui doit guérir la partie affectée et
tîirconscrire ce mal ^ »
Enfin, dans ses Bei'obztions de la médecine ^ fiai)anispai4e des Juifs en ces termes : « Ils étaient «os facteurs et nos banquiers avant cj[ue nous sussions lire; ils lurent aussi nos premiers më-^ <]ècins. Lès langues orientales leur étaient familiènès , et dans un temps où Galieii , Hippocràté et leà autres pères de la médecine , n'étaient côbnûs en Occident que par lés traduétîoM arabes et syriaques, les JuifB étaient presque les seuls qui sussent traiter les maladies ayec quelque méthode , en profitant des travaux dé l'antiquité : leurs opinions théoriques et leurs systèmes généraux ne méritent plus la peiné d'être rappelés ; leur pratique fut plus heureuse. Ils eurent dès Ecoles à Tolède ; à Cordoue ; i Oréhade ; la! ihédecine s'y enseignait avec un soin Umt îparticnlîer. L'Espagnol ffùBvte , dans sott Triaké de la connaissance des esprits y prétèïAÎ