‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 13 sur 73 · LIVE^ IX. — CHÀP. UI · texte numérisé non relu

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que leair tempérameat et leur caractère sont pracisémeat ceux qui conviennent le mieux au médecin* Les subtilités dont il étaie son opinion peuvent ne pas convaincre ; mais il est certain que , de son temps encore , les médecins les plus recherchés, et vraisemblablement les pins habiles „ étaient des juifs. • • Quand les prêtres se furent emparés de la médecine dans plusieurs Etats de TEurope occidentale , ils intriguèrent auprès des papes et des conciles , pour susciter toute sorte de persécution contre ces médecins , qu'ils regardaient avec raison comme des rivaux dangereux. Ce fut seulement ti*ois cents ans après y que le bon sens , la décence et l'utilité publiques triomphèrent de leurs manœu^ vres... Il nous reste à peine aujourd'hui quelque souvenir de tous ces grands succès de pratique. Les observations et les vues de tant 4'hommes si célèbres parmi leurs contemporains sont ensevelies dans leur tombe. Ils guérirent des malades , mais leurs travaux , inconnus ^ la postérité , ont été perdus pour les progrès de l'art "^^ . » .

Si je récapitule maintenant les règlenien^ relatifs à la pureté de l'air, au régime et à l'exerci(;Çi les obstacles à tout rapprochement suspect ^'insalubrité , les ijmmersions générales et pa.rtjlems^ enfin. le fréquent lavage des vétemens^

MALADIES COMTAGIEDSfiS. &S

des meubles, et le soin des maîMns qui tran»lormaient la propreté en loi essentielle de l'Etat , nous resterons convaincus que le législateur a^ imaginé tout ce qu'il y avait de plus Gonvenable poui* prévenir la plupart desmaladiescommunas sous le climat de la Sjrie , pour les éteindre à^ leur naissance ou les circonscrire puissamment. Ses statuts , qui ne renfermaient rien de secret y rien de mystérieux pour personne, n*empê-î chaient personne de chercher les nloyens directs de détruire le mal *. Le médicament venait de Dieu comme la maladie ; et si elle était répvitée punition du Ciel , c'était surtout en ce sens qu'on l'envisageait comme la conséquence iné-' vitable de l'oubli des règlemens sanitaires^ictés et approuvés au nom de Jébovah lui-même. • Quels remèdes héroïques la médecûie af-t^elle à opposer aujourd'hui à ce genre de souffrances',' quoique leur fréquence et leur intensité ne soient pas compaiables? aucun. Elle se retranché presque en • tout point derrière lès moyens

* Bîodore rappoi-te qu'en Egypte on était tenu dé suivre exactefDent Ih reoettet ncréei ; on le snait -beMicoup -moin» eipMëi à tuer un malade d'apréi les formes, qu*à le guérir ^anf les formes. Le Pentateoque n'établit rien de ce genre. Mais il est juste de remarquer que cet ordre dgyptieA fut oagiiiuraneit dicté par un sa(pe motif: la nécessité d'empêcher l'emploi des recettes superstitieuse et funestes auxquelles la foule a , de tous les temps , accordé beaucoup de confiance. 1/. . : uii'4;j ?,slî^l

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géuér^ux coiij^us il y a plusieurs mille ans par le légiskteiir d*kraël, aoam de là. jcieiiçe égjfpiiienne« Sous leur égide , les Héibreux arrjr vèT0nt sMHivenl à une vieillesse très^proloogée ; ila fprHièreDt, cOB^jne le dit Tacitq , u^^ popor Ubop d'hommes robustes et saias ; ikoe firent, que rai^enoenten proie à de grandes épidémies^ meurtrière», dans des lieux où la pest? a r pour ainsi dire , établi depuis son domicile • Aa Çj^traire , lanégligence de cesrègleioeusameoa divers fléaux sur les armées assyriennes, frappa les soldats de Pompée d'un mal très-ressemblani à lalèpr^y et jeta plus tard dans le sein de& Croisés des germes dont ils infectèrent TËurope, ^l donl i0^ nsbaladies honteuses de nos jours ne sont^.à j|XK>n SLvis, que les derniers restes. , J^e, Vdvmi's^^i par ci^tte observation , que les hommes appeJié^ à faire des lois sur la santé publique > ou à s'occuper de la santé, privée, se tffùuyent toujours placés entre le danger de trop laisseir à ^a puisjsajace 4u ipal , et le danger de porter une trop forte atteinte à la liberté ou à l'organisation jnême des citoyens; en d'autres termes , le danger d'être trop expectans^ <m trop agissans. Pour éviter ces deux écueils, etpoujr décider avec hardiesse jusqu'à quel point d'a«H tres hommes y sont tombés^ il ne suffit pas de règles générales y il faut avoir une eonnaissafie»

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approfondie des temps ^ des lieux^ des personnes et des choses ; car en ceci , comme dans la pra-tique de toutes les sciences de- combinaison , où Ton est souvent forcé à choisir de deux maux le moindre , chacun peut lire la règle , tandis qu'il n'appartient y pour me Servir d'une expression vulgaire , qu'à l'homme de génie de jouer pleinement le jeu.

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