LIVRE X
le plus patriote. Ce fait a déjà 0XptiqfBé pour* quoi les théologiens spiritûalislies ool 'reproiîtié à l'aucieime loi d'être tentporetie et charnièUe; pourquoi ils ont reconnu qu'on devait parier de la loi de Moïse , de la doctrine de Moise ^et inm pas de sa religion ; il a expliqué aussi nomluneiises erreurs des philosophes du dernier siècle'^ qui, avant d'attaquer ce législateur pour avoir ^inis l'Etat dans la religion, auraient du an moins s'assurer que la chose était véritable ; Il a expliqué enfin pourquoi ce législateur lui-même disait 4 tous les Hébreux 9 sans distinction de sexe t, de rang , de caste : « Cherchez Jéhovah , eflSEHrcMvousj de bien comprendre sa parole; que tout ce que vous ferez soit dicté par l'intelligence; gardez les préceptes y les statuts et les lois que je vous prescris 9 parce qu'ils dérivent de ceUp source ; parce qu'ils seront la preuve de votre sagesse et de votre intelligence aux yeux des nations y\ qui s'écrieront en les entendant ; Ce peuple est intelligent et sage , cette nation est grande \» • .
Mais, dans l'acception particulière, l'expression, culte de Jéhovah^ ne comprend que les actes extérieurs qui doivent ramener les esprit^ vers la loi de l'Etat, satisfaire les goûts de l'époque, remplacer de fâcheuses coutumes par des coutumes meilleures, corroborer des me-
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sures d'ordre général. En ce sens, beaucoup de loiS; qu'on regarde comme dépendant du culte, n'j rentrent que d'une manière indirecte* Ainsi Ton s'est convaincu que les observances, alimentaifies étaient dictées dans l'intérêt de la santé publique : mais elles offraient en même temps un obstacle aux émigrations fréquentes, et elles communiquaient à la législation un caractère distinctif qui liait plus fortement les citoyens. Sous ce rapport, le culte était donc tout entier au service de l'Etat : et le grand-conseil du peuple, le conseil qui interprétait et développait la loi fondamentale, avait aussi la charge de marquer l'extension ou les restiîctions à donner à ses statuts. Tous les prophètes, d'un commun accord, voient dans les observances, des choses qui ne sont, auprès de la loi, que conune l'accessoire à côté du principal. « L'obéissance à la loi vaut mieux que les sacrifices, le zèle pour ce qu'elle commande, mieux que la graisse des moutons. Que m'importent le sang des taureaux, s'écrie Jéhovah, les oblations, les parfums, les chants, la musique, vos jours de jeûne, et toutes vos assemblées où l'on ne s'occupe qu'à des choses frivoles ! Cherchée le droit; faites le bien ; secourez l'afiligé ; brisez toute oppression : voilà ce qui me plaît. ^ » Salomon n'avait-il pas. déjà dit , « Jéhovah pèse les cœurs; faire ce qui
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est j«sf6 et droit vaut )>eauconp mieiÉk lui que tous les Mimfices*? >>
Nous nous rappelons une vigne dont Istïè a parlé, qui renferme des plants exquis, et qu*éii a environnée d^une haie et d*une muraille pdiir empêcher <fu'elle ne fût foulée. Cette vigtie est la partie mora}e et politique de la foi; cette haie ou muraille , les coutumes établies pôUf U protéger. Représentons-nous aussi une vifle^ét ses remparts ; pins on menace les habifans, pins on les assiège avec violence, plus ils mettent de zèle à renforcer leurs taiurs, sans song^er àni dégâts des édifices intérieurs ; plus ils élèveirt d'obstacles entre enx et les assiégeans. Que la paix leur soit donnée, et des issues s^ouvrent dé toute part. Telle est la clef de toute rhistoiré du culte mosaïque.
Les formes d'un culte quelconque agissent de deux manières, ou de l'extérieur à Tinlérieur, c'est-à-dire en frappant les sens, afin dln-» troduire et de graver dans les esprits la doctrine à laquelle ce culte sert d'auxiliaire ; ou de Tintérieur à l'extérieur, etï donnant à quelqities sentimens naturels de l'homme une espèce d'aliment. L'image de Jupiter, par exemple, la foudre qu'il tenait en sa main, Tencens qu'on brûlait à ses pieds, réveillaient l'idée d'une puii^ sance suprême. IjCS sacrifices des citoyens, leu^
pnères, lUma krulv \i^€jmmàgei iét^ient oomibe vm > mode d'eBq>aoftioii de leurs seatimeoB iotévieiirs, et calmaient leurs crakaAes cm flattaient l^urs espérances.
De làdécoolentpiiisîeufstérités: imeultebictt > fait peut aceon^agtt^r une mauvaiaê dôctrÎM,et iua. culte mal raisonné, mue hônae doctrine, siii>yaiil q«se les formes de ce culte ramènewt a^ee plus ou Hioios de succès les esprits vefs les prin* cipes qu'on a le dessein de consacrer.
Les formes matérielles du culte, ayant sur* tout peur but d'exciter la pensée et de satirfavre : quelques sentimens, exigent d^s modifications* infinies, selon les lieux, les temps, et la manière, de voir et de sentir des hommes. C'est ce principe qui fut invoqué par les premiers Chrétiens, lorsqu'ils renoncèrent à la plupart des^cérémo* nies de ]Vfoïse ; ce principe qui a été invoqué par la réforme^ et ensuite par les philosophes.
Enfin le culte deviendra d'autant plus simple et plus dégagé de formes matérielles, que la raison de l'homme se développera mieux; que son cœur sera plus pénétré de tous les principes indispensables à son bonheur; car il aura moii^s besdifi d^excîtans factices pour la pensée, et d'âlimens factices pour des sentimens h'éels.
L'idolàlripHopii attribuait une ddmîqation uni** vbrsélle àde^-étitespartiquliersisiins importance,