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ott à de^ force» particulières^ et la domination politique à des classes d'individus , aux dépens du peuple et de la loi, qui établissait en même temps pour mode d'adoration des formes non seulement futiles mais funestes, présentait à Moïse un des plus grands obstacles. Elle entraînait par un penchant invincible les HébrenuL, comme tous les autres peuples de l'époque. L'idée d'un Etre immense, étemel, unique, dont l'oeil, pour me servir d'une métaphore usitée , était sans cesse ouvert sur les moindres actions de la vie, leur paraissait bien moins flatteuse que la présence d'un Dieu palpable, d'une idole qu'ils portaient, comme un jouet dans leur bagage, à laquelle ils adressaient familièrement leurs prières, et qui, après avoir obtenu quelques hommages faciles, abandonnait leur àme à sa paresse naturelle, jusqu'à l'heure d'un nouveau sacrifice.
Pour le législateur, l'idolâtrie ne consistait donc pas dans une simple erreur religieuse ; elle était une subversion réelle de l'ordre public , un principe de servitude, un crime de lèsenation, qu'il poursuivit avec toute la chaleur de la défense légitime, avec toute la violence qu'éveillaient en lui l'imminence du danger et le /fbesoin de produire des impressions profondes. Cependant, quelle que fut la source où il
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puisât son génie ^ la marche naturelle des choses triompha de ses efforts. Les idoles voisines y le Moloc et le Kémos des- Ammonites et des Moabites, le Béel-zébub des Philistins, le Béel-phégor des peuplades de Madian, VJtflaroth et le Thamr mus des Sidoniens^ ou Vénus et Adonis^ et une foule d'autres divinités destinées surtout à représenter la force ^e création physique ^, devinrent tour à tour l'objet de Tadoration des Hébreux; de sorte qu'il s'engagea entre l'esprit du temps 6t leurs institutions , la lutte compliquée qui produisit les tergiversations perpétuelles et la plupart des faits étranges dont sont remplies leurs chroniques.
" Bécl"%dbub sigoifie le dùu MoucKe, selon les uns, et le dieu ihiape, suivant les autres; Béel-phêgor, ou péorl le d^e^ de l'oummture ; lems fêtes se distinguaient par des. obscénités.
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CHAPITBE PREMIER.
DU TBHPLB.
Après avoir Mti des demeuFes pour lui-même^ l'homme en éleva à ses dieux. La nécessité des agglomérations sociales présida à cette disposition des choses; la crainte, l'espérance , le besoin de bonheur réunirent des êtres épars, et, quelles que soient les superstitions qui Tenvironnèrent, un autel fut le premier centre autour duquel une assemblée publique se forma*
Le sol de l'Egypte se couvrit bientôt de temples, sans que la liberté publique en tirât avantage. L'état d'Israël n'en devait ppsséder qu'un Âeul, qui était le palais de la loi nationale, occupé à la foi» par les desservans du culte de cette loi, et par le grand-conseil des anciens du peuple. Ce temple unique obligeait les citoyens
a se r^ridie diaqni» aniit'O <laiis la capitale, qui n'était pas très-éloignée <les frontièros; il établissait des relations continuelles entre le point central, et les extrémités du corps politique ; il assurait enfin la tenue des assemblées générales, où les membres des diverses tribus amvaient pour se coruiaitre et pour fraterniser. Ce que l'amour du bien public n'aurait opéré qu'imparfaitement, était accompli par la majesté qui l'environnait, et par l'avidité des peuples pour les fêtes solennelles. L'économie publique y gagnait sons ce rapport, que la pompe' nécessaire dans le temple eût été beaucoup trop onéreuse, s'ils se fussent multipliés; et la morale y trouvait cette garantie , que les cérémonies pratiquées sous les yeux des chefs de la nation, et devant un grand concours de peuple, seraient dépouillées à jamais de tout usage ridicule, obscène, .ou féroce. La centralisation n'est un mal que lorsqu'il s'agit de féconder un point aux dépens de tous les autres; elle est un bien, dès qu'on met en contact des élémens qui, sans elle, ne se seraient jamais rapprochés. Dans le corps de rhonune, si le cœur gardait pour lui seul tous les sucs qui s'y portent, il faudrait Tanéantir; mais c'est de là que toutes les parties reçoivent nii sang épuré •
Dans la Grèce, des pensées analogues donne-
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rent naissance au teaiple du Delphes, où toutes les républiques allaient se réunir en un seul corps.
A peine le royaume d'Israël se fut séparé de celui de Juda. que -Téroboaiu , chargé de la nouvelle couronne, craif^nit l'union qu'une combinaison de ce yenre devait maintenir; il craignit que les voyages annuels à Jérusalem ne finissent par ouvrir les yeux au peuple, et par lui faire sentir combien cela était contraire à ses intérêts d'avoir rompu le l'aisceau qui pouvait seul lui assurer quelque cousistance. vV-loi-s il eut recours aux idoles, il organisa un nouveau culte à l'instar de l'Egypte où il avait séjourné, et des jj'ardes furent jdacées sur les fronlières pour empêcher qu'on ne se rendît dans la ville centrale ^ Cette grande infraction à la loi en produisit une l'oule d'autres ; le peuple se plai^ gnit, les prophètes tonnèrent, les miracles furent multipliés; et son (ils, précipité du trùne, fit place à une autre dynastie qui ne valut pas mieuK, et qui subit bientôt le même sort.
On voit donc que la différence essentielle enire le culte de l'Egypte, et le culte de Moïse, consiste en ce que l'un était disposé de inaoïère à diviser le peuple, à entretenir dans toutes les villes des rivalités, tandis que Moïse, le faisait servir pour donner plus de majesté à la loi
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nationale, et pour garantir à la nation des assemblées générales, fixes, et indépendantes de la volonté de quelque chef que ce fût.
Dans le désert, il traça lui-même, afin de mieux faire comprendre toute l'importance de ses projets, les plus minutieux détails des choses à employer pour le culte, et les dimensions du labernacle qui serait transformé en temple, lorsque des destinées plus heureuses auraient rendu les Hébreux possesseurs de la terre-promise. Est-il l^esoin de dire que dans tout cela on doit trouver beaucoup d'objets imités de l'Egypte, mais disposés dans un esprit particulier?
Qu'on se représente une enceinte de cent coudées (1 70 pieds environ* ) de longueur sur cinquante coudées de large, formée par une série de rideaux tendus entre des piliers d'airain. Ces piliers, placés à cinq coudées (plus de 8 pieds) de distance les uns des autres, étaient surmontés de chapiteaux d'argent, et terminés à leur base par des pointes d'airain qui permettaient de les planter en terre.
Dans cette première enceinte, appelée le Pai^ ^isj et plus près du fond que de l'entrée, s'é-
J*aclopto toujours pour couder le* dcrah égyptien , Je vingt pouces et demi.