‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 18 sur 73 · LIVRE X. CHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE X. CHAP. I

teiTOgé par les chefs^ les ancieDs, et toute la nation, allait , dans les circonstances diflBlciles, demander solennellement quelques inspirations subites à cette loi, à Dieu lui-même.

Le lien saint renfermait la table des pains de proposition, sur laquelle étaient rangés, en deux piles, douze gâteaux azymes ou pains de proposition, qu'on recouvrait d'encens, et qu'on renouvelait tous les sept jours, ccnnme un hommage des douze tribus à la puissance qui rend la terre féconde.

Le grand chandelier à sept branches, la tige comprise, s'élevait à quelque distance de la table, dont il était séparé par l'autel des parfums. Chacune de ses branches se composait d'une série de petits plateaux, en forme d'amande, qui supportaient une pomme et par dessus une fleur, le tout en or creux, formant une seule pièce.

Enfin, au fond du parvis, se trouvait Tautel destiné aux sacrifices, sur lequel brûlait perpétuellement Xefeii sacré y qui a été entretenu chez tous les peuples anciens, et a été regardé parles uns comme Timage du soleil vivificateur, par les autres comme le symbole de l'intelligence universelle, où toutes les intelligences particulières s'allument. A l'entrée était une cuve qui fut appelée dans le temple de Salomon, à cause

fie sa capacité^ la mer d^ airain y et où les sacer* dotes puisaient l'eau pour se purifier.

Le grand-pontife seul pénétrait dans lé Saint des Saints y et il n*y pénétrait qu'une fois l'année, au jou'r des expiations. Les sacerdotes ordinaires officiaient nu-pieds dans le lieu saint. Les lévites remplissaient leur ministère dans le parvis y où les personnes offrant un sacrifice pe s'avançaient qu'à une petite distance. Le peuple environnait de toute part l'enceinte extérieure; vers la porte était déployée la tente où siégeaientMoïse et les anciens d'Israël.

Ces degrés progressifs de sainteté dans les diverses parties du temple offrent- ils quelque rapport atec les divers degrés d'initiation admis dans les mjrstibres d'Egypte ? du moins il n'existait rien de caché pour personne : cfaAcun savait ce que renfermait le Saint des Saints; chacun, ce' que le pontife devait y faire; et la nuée qui le couvrait était un signe de majesté, plutôt qu'un voile opposé à l'œil de l'investigateur. D'après Josèphe, toutesceschoses représentaient en quelque sorte le monde : des trois parties du tabernacle, les deux où il était permis aux sacerdotes d'entrer, le^m^ et le lieu saint y figuraient la terre et la mer qui sont ouvertes à tous les homme»; et la troisième, ouïe Ueu très^mnèy ^i leur était inaccessible, le ciel où Dieu faist

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sa demeure. Les douze paius de propositido *^ signifiaient les douze mois de Tannée ; le chandélier^ composé de soixante -dix parties, les douze signes du zodiaque, et les sept branches ^ les sept planètes. Les voiles, tissus de quatre couleurs, signalaient les quatre élémens : le lii indiquait la terre, d'où il est tiré; la pourpre, la mer ; 'l'hyacinthe était le sjmbole de Tair et le cramoisi, du feu ^!....

On connaît l'ordre du camp et la place qu'< cupàient les familles de Lévi chargées de porter les diverses pièces du tabernacle et de reconstruire à chaque station.

A peine entré dans la terre-promise , Josué le fit dresser sur le mont Hébal. Jusqu'aux joui de Salomon , il n'eut pas de demeure arrêtée Silo, dan^ la tribu d'Ephraïm, est la ville oà on ^-^ le retint le plus long^temps : c'est de là que — l'Arche fut envoyée à l'armée par les anciens—— du peuple , pour ranimer son courage ; les Philistins s'en emparèrent. Mais , après avoir vu ce qu'offi^ de politique et de moral la pensée du législateur, qui, loin de tourner les regards des citoyens vers des images ridicules ou insignifiantes , les ramène Ji l'intelligence , source éternelle des principes et des lois, on doit s'attendre à trouver dans les chroni({tieui*s juil*s des choses conformes à l'esprit du temps ^ et

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Gra{^e» du merveilleux dont le sèccès sôr les esprits était toujours beaucoup plus as^ré que les effets de la pute sagesse*

Les Philistins portèrent l'Apx^dansAzoili^ Vune de leurs principales villes , et fô placèrent» conune un trophée , auprès de la statue de Da^n leur dieu. Pendant la nuit , elle tomba le visage contre terre ; on là relève , elle tonibe encore ; sa tête etses mains sont jetées att loiik. Eu même temps une épidémie pestilentielle se déclare : ub autre fléau raccompagne , la dévastation des récoltes par les mulots. Les Azodiens attribuent leur malheur à l'Arche elle^ême ; ils la remvoient dans la ville de Gath^ qui la fait passer dans Accarou. Le fléau continuiez les principaux s'assemblent^ et l'on résout de fléchir le terrible Dieu d'Israël : « Plaçons l'Arche sur un chariot traîné par deux vaches; déposons dans un petit coffre , pour signe d'expiation y cinq souris d'or^ et cinq images en or représentant la partie où la peste opère sa crise chez ceux qu'elle ne tile point. Si le chariot abandonné à lui-même suit la route de Belh-seqiès qui la ramène chez les Hébreux , c'est une preuve que J^iovah nous a frappés ; s'il prend une autre route , le hasard seul a fait cela ^ »

Le chafiot arriva dans les champs des Beth^ sémites ; on immola les vaches en holocauste et

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on mit l'Arche sur un rocher. Mais les habitan» furent aussi en proie à une grande épidémie , dont l'imprudence qu'ils avaient commise d'ouvrir cette cassette^ sacrée passa pour la cause ^Ds voulurent s'en défaire comme les PJiilistitis^, et on la transporta au bourgde Kariat-Jéharim, dans la maison d' Adinadab y où elle resta longues années y juf^qu'au temps que David alla l'y chercher avec solennité. Tout le peuple suivait, se livrant à la joie, et jouant de toute sorte d'instrumens de musique. David en tête, une cithare à la main , sautait plus fort que personne ; sa fenmie Michol, fille de Saiil, l'aj^ant aperçu de la croisée du palais, se moqua de lui etne craignitpasde lui dire qu'il s'était conduit en fou. Sa stérilité fut regardée depuis comme la punition de son arrogance. Mais un fatal accident avait troublé la fête ; les bœufs du chariot ayant glissé , l'un des fils du fidèle Adinadab porta , sans réflexion , ses mains sur l'Arche afin de la retenir; il mourut soudain. Le Roi, effrayé, la fit arrêter chez un homme appelé Hobed-Edom , et , trois mois après, quand il fut convaincu qu'elle n'offrait plus de danger , .'il la ramena dans un tabernacle dressé sur la- montagne de Sion, en attendant qu'un temple convenable la reçut à poste fixe, comme l'avait prescrit le législateur.

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• . iGè qb^l i^amwsa d'or et d'argent pour ce temple y muis* compter le fer^ l'airain , les bois précdçux'et les pierres précieuses^ dépasse la pWté^ de l'imagination. On a beau s'étajer des Cpé^ASt'i dcf tons les rois , de to^s les palais^ et devt€kès les temples de l'antiquité , célèbres par IçttlD^mmenses^ridieasès, il fantirecnlec devant Ito AMnmesdoot le teskë des nbixmiqiies senifcle ifiïté. mention:*'):; infiiunimènt réduiteft^ elleB 3«i8iseBt enebre à là solidité et a la pompe de

liédificei-: / • 'î •»« "' . .'i'.- • »:

. #L& iBOQ&Moiia, Ott Abraham avail 4û accomplir >• tya* imagination I 9on fameux jsalcrifice \ fut 4é^^é pour la p^ce ;pù iU!él6v«i^it« Le Jébur aéen OMiaa, à l)uî'<apparlenait(Oetle superficie., proposa d'en fakra don; on troin^k pbis |uste de la lui phyer six cents pièces d'or»

Salomon mlipJoya.:9Qpt ans.à icet ouvrage* Soixantenlix mille jkom^afeai pris pamni les Canaiiéen^ tnbuliitii^^é^^^ie^tnhal^éirdds transports, quatfp^vingt mAll^rt^riApeient W boÎA ; lés maçons .4u:roi de T71:, Jliram, .tTiâivaiUaifent en frères* avec ceux du roi d'Israël «- Ceu:s^ , au.nondi>re de trente mille, faisaient le service par dix mille , de sorte qu'ils . restaient un mois en

* Cent iniiie talents d*or, un Tnillioti de ffaliQit8)d*argent; si nous portoBS, coinnie Calmct, le talent «Mor k Q9,53i liv. et le talent d'orgeat « 4^67 , on juge du poids l

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activité et deux mois en repos. Adoniram était leur chef. On apportait les pierres tôutei taillées et marquées , de manière à les placer sans le moindre bruit ; nul marteau , ni outil quelconque de fer ne résonnait dans l'édifice ** Le temple , c'est-à-dire le lieu saint et le liêu très^aint , fut porté à soixante coudées de^og, (100 pieds) 9 vingt coudées de large , trente tdê hauteur. A la partie extérieure du mur qui formait ce parallélogramme , la façade e:ficeptèlf , on adossa trois étages : le premier avait en lap» geur cinq coudées ; le second , six ; le troisiënfe, sept ; ces différences devaient ménager des galeries pour les deux étages inférieurs et briser les rayons du soleil. L'en|rée de l'édifice^ correspondant à l'un des petits côtés , tourné vers l'orient , était précédée par un vestibule de dix coudées de large ; Pour le parvis, on bâtit une autre enceinte qui embrassait celle-là et qui fut entourée aussi d'appartemens à trois étages.

Une troisième enceinte formai dans la suite le parvis des nations. Tous ces apparteniens étaient destinés au Trésor , aux sacerdotes de service ,

* Pour mieux cx])liqiH>r la <'iio.s<T, 1rs raJibins^ qui ne se jettent jamais à demi dans lc& divagations, ont imaginé un ver rongeur nomme samir^ c|ai préparait \ts pierr<>5. Au ph^'sique, comme au moral, les vers rongeurs sont très>eommuiis rncore ; mais nos constructions nouvelles les rf'dont«*nt plutôt que de «\v confier.

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aux bains de purification , à tout ce qui regardait les sacrifices journaliers. Mais la salle la plus remarquable, sous un des portiques da iBÛliy s'appelait la salle du paoé de pierra; c'est là que le grand-conseil du peuple tenait ses séances j à l'exemple de Moïse et des anciens qui siégeaient à l'entrée du tabernacle. «U y arait a^ midi trois salles, disent les anciens docteurs, qui portaient les noms de salle de bois y salle de la source ^ salle de pierre taiilée. Dans celle-<!i , qui s'appelait aussi Bet-din , mair. son de justice , la grande assemblée d'Israël se réunissait et jugeait, entre autres choses , la légalité actuelle des sacerdotes. Lorsque l'un d'eux n'était pas trouvé digne de remplir ses fonctions , il prenait des habits sombres et 9'éloignait du lieu suint : lorsque le jugement était favorable , il recevait des vétemens blancs «t allait officier avec ses frères. On éprouvait une grande joie, si rien de répréhensible ne se lencontrait dans la famille d'Aaron , et l'on en rendait grâces à l'Etemel. Les deux petits conseils de vingt -trois membre^ avaient leur siège tout près de là , l'un à l'entrée de la montagne du temple , l'autre à la porte du vestibule *. »

Les pierres employées pour les fonden^ns de cet éài&ce , de même que pour la maison

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dépendait du Trésor. Les anciens d'Israël ,Ae$ princes des tribus , les chefs de famille se réunirent pour faire transporter par les sacerdotes, à la place assignée , l'Arche , qui était dans la ' cité de David. La cérémonie s'accomplit au son des trompettes , des cythares, des psaltérions, des tambours^ des sistres, des cymbales. Ce n*est point le grand-pontife ni les sacerdotes qui bénirent l'assemblée, qui dédièrent le temple , mais le roi , le grand-conseil des anciens, toute la nation elle-même. La prière prononcée à l'occasion de cette dédicace, est un monument curieux pour juger le fond des idées religieuses , de la politique et de la morale de ce peuple singulier.

Ssylomon et l'assemblée d'Israël se tenaient debout devant l'Arche. Le roi, s'étant tourné vers l'assemblée» la l)énit : « Toutes les paroles que Jéhovah notre Dieu av%it adressées à David, mon père , se sont accomplies ; il a choisi Jérusalem po^r y faire reposer son nom, et l'Arche de l'alliance a une place stable. » Alors s'approchant de l'autel d'airain , au milieu du grand parvis , et fléchissant à moitié le genou , il s'écria, les mains étendues vers les cieux :

« O JéhoVah ! dieu d'Israël ! Du plus haut du ciel au plus profond de la terre , est-il un dieu semblable à toi ! Tu es fidèle envers ceux

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^qm gardent ta parole Ta promesse à David ,

mon père , a été , que ses fils conserveraient le trône , pourvu qu'ils s'en rendissent dignes par leur conduite ; pourvu qu'à son exemple ils marchassent devant toi , sans se détourner.

Fais, je t'en prie, cpie cela arrive ainsi.

» Mais Dieu habiterait-il sur la terre ? Non : les cieux , même les cieux des cieux ne peuvent te contenir; combien moins cette maison qtie j'ai bâtie.

>> Toutefois , prête l'oreille à ton serviteur «t à ton peuple d'Israël, quand nous te prierons ici; exauce-nous et pardonne nos fautes.

» Lorsqu'un homme aura ofFensé le prc>chain^ et que le serment devant ton autel lui sera -déféré , accomplis ce que porte l'exécration de ce serment ; rends au méchant ce qu'il mérite , et à l'homme probe suivant sa justice.

» Si ton peuple d'Israël battu par l'ennemi , • à cause de ses fautes, revient à loi,' et invoque ton nom, pardonné, et daigne le rétablir en «ûreté dans la terre donnée à ses pères.

» Quand les cieux ^ront fermés pour la pluie « quand il y aura dans le pays, disette , mortalité , destruction des moissons , irruption des ennemis , des fléaux , des épidémies quelconques , exauce la prière de tout individu de ton peuple qui s'adressera à toi et qui tendra

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sc's iiuins ^ers celte maison , à cause de la soutùjiiKv ile SiMi cœur : pardonne-leur , et rends à cUjicuu selou son mérite , car tu es seul à coa-

HAilix' le cœur de tous les hommes^ même

loi*M|uc l'étranger qui n*est pas de ton peuple d'Isruèl sera venu te prier d'un pajs lointain, c\aHce-le du ciel , et accomplis la chose qu'il l*aura demandée , afin que tous les peuples te ixinnaisscnt et te respectent autant que nous.

» Enfin , comme il n'est |)ersonne qui ne tombe en Faute , quand tu seras irrité contre les enians d'Israël, que tu les auras livrés à leurs ennemis, et qu'on les tiendra captifs, soit dans un Etat voisin, soit dans des contrées lointaines, s'ils reviennent à toi, s'ils t'adressent leurs prières , s'ils tournent leurs regards vers le pays que lu as donné à leui's aïeux, vers la ville que tu as choisie , vers la maisoir que j'ai bâtie pour toi , exauce-les, soutiens leur droit, et réveille de doux sentimens dans le cœur de ceux qui les auront amenés captifs, afin qu'ils

soient émus en leur faveur »

A ces mots , Salomon se releva, sans cesser de tenir les mains étendues, et donna de nouveau la bénédiction à l'assemblée.

« Bénissons le Dieu qui nous .accorde du repos ! Aucune des bonnes choses prononcées, en son nom, par son serviteur Mi^ïse, n'a man-

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€fùé. Qu'il veille sur nous comme sur nos pères, et qu'il dirige nos cœurs, pour que nous marchions dans la route qui nous est tracée , pour que nous exécutions fidèlement les préceptes, les stafuts et les lois.

» Puissent toutes mes parolef^ enfin , mes supplications être présente^ jour et nuit à ses yeux ! puisse-t-il soutenir , selon le besoin de chague moment , le droit de son serviteur et: le droit de son peuple d'Israël *" ! »

Cette dédicace du temple fut célébrée vers Tan 8000 , depuis la Création du Monde , d'après la chronologie ordinaire , 1 000 ans environ avant l'ère chrétienne; 473 ans depuis la sortie d'Egypte ; 1 84 ans après la prise de' Troie ; 243 ans avant la fondation de Rome.

Le temple éprouva d'aussi nombreuses vicissitudes que la loi qu'il renfermait ; tantôt fré^ quenté avec zèle , tantôt abandonné parle peuple. Sisac , roi d'Egypte, le pilla ; Joas , roi d'Israël , lui fitsubir le même sort; Achaz, irrité de ses défaites , adopta les dieux de Syrie , ferma le temple de Jérusalem et dressa des autels 'dans toutes les villes du royaume à ces nouveaux dieux. Ezéchias le rétablit dans sa splendeur. Manassé son fils retourria à l'idolâtrie , et , dans le sein même «lu lemplc, iTcleva des statues aux astres. wSur la fin de sa vio , il chanijoa dn

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conduite, mais son fils Amon propagea de plu» ea plus le culte phénicien . Josias réforma les abo» et renversa les chevaux et les chariots du Soleil placés à rentrée du lieu saint. Alors , vers 624, on retrouva le livre de la loi écrit de la main de Moïse y. qui s'était égaré dans les désordres des règnes préçédens. Le pontife Helkias le lut en présence de tout le peuple. On a prétendu qu'il l'avait rédigé lui-même. L'ensemble des faits ne paraît point favorable à cette opinion.

Josias détruisit en même temps le fameux autel de Béthel, où Jéroboam avait élevé un des veaux d'or avec lesquels il espérait rompre la. tendance à l'unité de la république, que le temple central et les fêtes solennelle» étaient destinés à maintenir. C'est coptre ;ceÇ autel qu'Elie et Elisée , dont l'histoire n'a été écrite que bien après^ et par des hommes qui avaient à cœur de nendre abominable Tidolâtrie d'Israël^ exercèrent leurs miracles, mélange d'actions incompréhensibles ^ de faits curieux et d'affreuses exécutions. Plusieurs des miracles de l'Evangile ne sont qu'une inritation des premiers. Elie est emporté au Ciel, Elisée passe le Jourdain à pied sec , sur un manteau ; il nouj^rit avec quelques pains une foule d'hommes.qiii laissent des restes en abondance ; s'il ne change pas l'eau en vin comme aux noces de Cana^ il

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multiplie l'huile d'uue veuve ^ pour lui douner le moyen de payer ses dettes; à côté de la résurrection du Lazare , on voit la résurrection d'un jeune enfant : mais ce dernier récit mérite attention , en ce qu'il rapj)elle un moyen naturel , très-efficace.

L'enfant était allé aux champs ; tout à coup il s'écria : ma tête ! ma tête ! On le porta sur les genoux de sa mère ^ et on le crut mort. Elisée s'enferme dans la chambre où on l'avait couché ^ monte sur le lit y et met sa bouche sur celle de Tenfanty ses mains sur ses mains ^ de manière à le réchauifer ; il fit cela à plusieurs reprises ^ et le rendit à la vie ' * .

Enfin^ après 415 ans d'existenq^, le temple s'écroula , en 588 , dans l'incendie allumé par l'armée de Babylone , vers l'époque où les Phocéens portaient à Marseille leurs colonies.

Au retour de la captivité y on le rebâtit sur les vestiges de Tancien. Les travaux furent souvent interrompus ; Esdras et Néhémie en firent célébrer avec pompe la dédicace , soixante-dix ans après la destruction du premier, vers le temps où Harmodius et Àristogiton délivraient Athènes, où le consulat de Brutus remplaçait la royauté de Tarquin.

Ce second temple était privé du leu sacré, et de l'Arche , (|uc Jérémio avait fait enlever,

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vi avait caché , dit-on, l'un dans un puits à sec liYs-pmtbnd , l'autre dans la caverne de Nébo, dont on ne trouva plus l'issue. Il fut fortifié parle pontife Simon-le-Juste , vers Tan SOOavant Tore chrétienne , et profané par le roi d'Egypte IMolémée Philopator, l'an 315. On connaît le ^rt prétendu d'un agent du roi de Syrie, Héliodore, qui, voulant entrer de vive force pour s'emparer du trésor destiné à nourrir les veuves et .les orphelins, aurait été accueilli à coups de verges par des anges, l'un sous la forme d'un cavalier, et deux autres, de deux jeunes fantassins très-beaux et surtout très- vigoureux. Le roi de Syrie, Antiochus Epiphane, le pilla et le profana de nouveau , vers l'an 1 70 ; Juda Machabée le fortifia six ans après , et en célébra la dédicace. Ses successeurs travaillèrent à le rendre redoutable comme citadelle, et jetèrent les fondemens d'une tour, au nord-ouest, qui prit dans la suite le nom de forteresse Antonia. Il tomba au pouvoir de Pompée , l'an 63 , lorsque ce général se fut déclaré en faveur d'Antipater et d'Hyrcan II, contre Aristobulc frère de ce dernier. L'armée romaine profita d'un jour de sabbath où les sacerdotes qui le défendaient avaient mal à propos suspendu leur surveillance ordinaire, et elle ne vil pas sans étonnenienl i'inijMM'lurbable calme avec 1(M|neI ces

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