TEMPLE
hommes recurent la mort, sur les degrés de l'autel où ils continuaient à remplir leurs fonctions comme en pleine paix. L'avide Crassus, marchant contre les Parthes^ le pilla en 54. Il fut démoli et construit sur un plan pltis vaste et dans un plus beau style par Hérode , qui l'entoura de superbes portiques et de colonnades , sans lui rien ôter de sa force pour soutenir un siège. Les Machabées avaient fait raser une partie de la montagne d'Àcra, qui était à l'occident , afin d'augmenter la superficie du terrain; du côté de l'orient et du midi, on avait «levé dans le même dessein des terrasses, soutenues par d'épaisses murailles. Enfin, il fut i-enversé de fond en comble, le 10 août de l'année 71 de l'ère chrétienne , par l'armée de Titus , au même jour du même mois qu'il avait été brûlé par Nabuchodonosor.
Les autels qu'Adrien fit éhfver sur son emplacement dans la nouvelle ville nommée .^E/ia Çapitolina^ tombèrent au temps de Constantin et d'Hélène sa mère, l'an 326; le christianisme y dressa son culte. L'empereur Julien, neveu de Constantin, dégoûté des querelles auxquelles la nouvelle religion donnait lieu, voulut soutenir ses rivales, et permit aux Juifs de rebâtir leur temple. Plus encore que de pré tendus glolies de fou, sortis iniraculeuseuient de la terre.
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sa mort arrêta cette entreprise. Le culte chrétien fut rétabli; mais, en 615^ le gendre de Kosroës 11^ roi de Perse y petit-fils de' Kosroësle -Grand, envahit Jérusalem. Hé radius y ramena le christianisme en 627. Neuf ans après, le calife Omar, dont le cœur n'était pas au fond très - farouche , y planta le*croissant^ et jetj| sur la place de Tancien temple les fonderneps d'une mosquée qui reçut des embeUissenieas nombreux de la part d*Abdelm^ek, fils.djB M ervan I" , et qui partagea avec Médine et la Mecque les droits à la vénération musulmane^^ . Les califes, successeurs d'Omar, diverses hordes de Turcs, devenues maîtresses de l'Egypte, les Arabes Fatimites , d'abord réfugiés à Gyrène , et ainsi nommés de Fatime , fille de Mahomet, prirent, perdirent, reprirent successivement Jérusalem . Enfin l'Occident s'ébranla : l'Orient s'était précipité jusques au sein des Gaules; les Sarrasins avaient menacé de tout soumettre à la puissance de leur cimeterre et à leurs mœurs qui ne manquaient pas de chevalerie : l'Europe était restée quelque temps incertaine si elle ne ceindrait pas le turban. Les Croisés, excités par un ermite enthousiaste , se précipitent à leur tour vers la Palestine. Durant le mois de juillet de l'an 1099, ils font leur entrée dans Jérusalem , ayant à leur iéte GodclVoy de Bouillon.
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L'Eglise de Jésus-Christ remplace la mosquée de Mahomet et le temple de Jéhovah.
Mais le sol supporte avec impatience ces nouveaux conquérans. L'esprit de v^mité; de vertige et de discorde se répand sur eux. Leur brillant rival , Saladin , Soudan d'Egjpte , reprend lai ville sainte en 1 1 88 ^ et des torrens d'eau rose coulent de toute part^ pour refaire de l'église de Jésus-Christ une mosquée au Dieu dont Mahomet est le prophète. L'empereur d'Allemagne , Frédéric 11^ j rentre en 1 222 ; vingt ans plus tfrd, Jérusalem est saccagée par le Soudan Nedjmeddin, et les mamelucs chassent définitivement les Chrétiens de la Palestine l'an 1 291 j deux cents ans environ après leur première irruption*
Ainsi cette ville a semblé un moment le centre
du Monde ; on aurait dit que de sa possession
dépendait la domination universelle. Cependant
ses maîtres légitimes y les Hébreux , se voyaient
en butte au mépris et aux violences de ceux qui
se déchiraient sur leur territoire ; et ce peuple ,
tombé les armes à la main , rappelait en quelque
sorte le corps de Patrocle, disputé par le^
Troyens et les Grecs; avec cette différence
essentielle; que la chrétienté^ qui était comme
la fille de ce Patrocle nouveau, foulait aux pieds
son corps en même temps qu'elle se battfdt pour
ses dépouilles.
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Ijes soudans baharites , les soudans circassiens succédèrent aux mamelucs et furent forcés, en 1519^ d'abandonner au sultan Sélîni II la Palestine, dont les vicissitudes ne sont pas terminées, et qui se réserve encore tous ses droits.
Les colonies persanes et mèdes, transplantées dans la Samarie, avaient élevé un temple à Garisim , sur le modèle du temple de Jérusalem. Il fut ensuite dédié à Jupiter Olympien , et renversé^ deux cents ans après sa fondation, par Hyrcan Machabée , armé contre les forces syriennes auxquelles la ville de Sichem prétait secours.
Un autre temple s'éleva en Egypte sur le même modèle, tout proche d'Héliopolis > par les soins d'Onias fils du pontife de ce nom, que les rois de Syrie avaient dépouillé de la sacrificaturc. On le ferma , après la destruction de Jérusalem , sur l'ordre du proconsul de cette province".
Dans les divers districts d'Israël , les citoyens se réunissaient aux portes des villes, pour lire la loi, célébrer leur Dieu, et s'occuper de leurs affaires. Ce n'est que durant la captivité de Babylone qu'ils destinèrent à cet usa<^e des éilifices particuliers devenus très -nombreux, et qu'on a justement appelés sjna^ngnes , d'un mot grec, qui signifie assemblées. La présence
TCMPLE. ^A&
des sacerdotes ny était pas indispensable. Dix citoyens avaient droit d'ouvrir une de ces assemblées. Une table ; en manière d'autel; une armoire renfermant le livre de la loi sous forme d'un rouleau ; quelques lampes; une place , d'où 1<5S femmes puissent tout voir et tout entendre, sans être vues elles-mêmes, forment l'appareil de ces enceintes qui sont aujourd'hui les seuls temples des Israélites. Ils y assistent la tête couverte y en raison de l'ancienne coiffure qui était comme attachée, et ils jettent sur les épaules une espèce de schall appelé talet^ eu-touré d'une bande de^même étoffe et garni aux quatre angles de dix petits cordons qui marquent les dix préceptes du Décalogue ,. pour satisfaire à ce statut de Moise : « Les enfans» d'Israël mettront d'âge eu âge une baiMJle sui*( les pans de leurs mantçaux , et *aux angles de : cette bande, nn cordon, couleur jhjatiQthe, qui les fasse souvenir des commandenieos dé!
Jéhovah , s'il leur arrive de se laisser aller < à de mauvaises pensées '\ >>
ia6 I.TVKS X. — CRA.P. II.