CHAPITRE m
CÉRBMOHIES ET VBTES.
La gaîté fut aussi l'objet du législateur; les repas civiques, le rire, les chansons forment une partie de son culte. Isaïe indique ce que le pays devait étre^ par les regrets que lui dicte Tétat malheureux dans lequel des fautes nombreuses l'ont jeté : « ije vin exquis est en deuil; la vigne languit ; tous ceux qui avaient le cœur content soupirent. La joie des tambours a cessé ; le bruit de ceux qui se réjouissaient ne retentit plus ; les harpes se taisent ; les chants ont fini; la cervoise sera amère à ceux qui l'approcheront de leurs lèvres. Toute maison est fennée ; toute joie s'est convertie en chagrin; l'allégresse du pays a disparu '".
ClteiMONlBS ET FÈTKS. l4i
Gomme Tordre des cérémonies se trouve trèsdé taillé dans le Pentateuque , elles paraissent , au premier abor^ > beaucoup plus compliquées qn*elles ne le sont en réalité* J'ai parlé de la Circoncision j sous le rapport sanitaire. Le sang versé devenait aussi le cinlent de l'alliance dans laquelle entrait le citoyen. Elle imprimait un caractère indélébile , qui lui rappelait en tout lieu son pays et sa loi*
L'étranger qui passait au mosaïsme recevait, de plus, devant trois juges , le Baptême par l'eau , en souvenir des purifications qui précédèrent la promulgation du Décalogue dans le désert.
Le Rachat des premiers-nés faisait allusion à ce que les enfans de Lévi n'étaient que les représentans légaux de tous les premiers-nés d'Jsraël , dans le service du temple. Un mob après les couches , on appelle un sacerdote ou un lévite. Pendant la lecture du passage de la loi relatif à la cérémonie y le père lui livre son fib> qui est censé alors appartenir à l'Éternel. Mais il demande j au nom de la loi, à le racheter, etil présente une légère offrande au sacerdote qui , ayant invoqué pour lui la bonté céleste , le rend à ses parens et leur annonce tous leurs devoirs ''.
On se souvient du Mariage qui n'était qu'un
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contrat civil , et de^ formalités innoGentes du Siwnjice de jalousie •
Uae défense expresse éloignait les sacerdotes des Funérailles : le soin de rendre les derniers devoirs appartenait aux proches el aux amis. Us paraient le corps^ faisaient brûler sur lui dçs substances aromatiques, Fembaumaient rarement, et, accompagnés quelquelbû de pleureurs à gage, le transportaient au pied d'un rocher, dans un champ ou sur un coteau.
Les tombes royales , d'où la vt^lonté publique pouvait exclure les rois'% s'élevaient seules dans la cité de David. Le règlement sani-* taire qui prescrivait de ne pas porter la main sur les tombeaux et sur les ôssemens , sous peine de se mettre en état d'impureté , avait aussi pour but d'empêcher les nombreuses sa* perstitions dont les tombeaux et les mortsétaieol l'objet chez tous les peuples. L'usage n'inspirait pas , comme en Egypte , de faire durer le cadavre ; au contraire , le fond du cercueil doit être ouvert, afin que la réunion à la terre s'opère plus promptement.
Pour signe de deuil , on déchirait ses vétemeus, on se rasait la barbe et les cheveux , on se jetait de la cendre sur la tête*, on mangeait à terre , et on restait trente jours environ avec drs vétemens sombres et en désordre.
' ijés SatoHfieés focesvt commtuis à toiiâ tesTian*t!ien8 peuples. lie légisUtear ne pouvait^wiiger à lés <iétruire ; il les restreignit beaucoup /. et les accommoda à ses desseins. Un ordre sévère défendit d'immoler des viotanes efntré part <|ue dàvis rnni4^ templeide l'État'^ ^ et sous.le» yeiuc àeé saice#dotes> obligés à suiTre les régies tnuc<ées dai!^ la loi n»éiiie» C'était mi làojén pour préV€ffiir.les coutumes sqpevsfânièDses et poiir att^iror Ids citoyens datas les griuadee assembiéea
Soit qu'on demandât à Dieu tm^tfiivcur^ ou qu^Otl te retiieiVîiîÂt de' l'avoir obtenue , cela s^appelairt éses' sacrifices de pro^pétdêé^ D'autres a(yàièrfit'|K>iir but' d^expîertiqnd^ faute 'conBtiiBe pur 'igtioitMVCe:^ ^n «déliti ^qnii avait -entratné me pUfiitièn; an de ooÀsta|ler'q>i''OD retenait à l'était de pitre^é saiHta4re.< > > ;.
* 'ïantÂt ie oitofren - frappait' lui^^néme .la tîi>time dont le saèerddte«yépandaît le sang, autour de l'autel > et dont on oe brûlait qu'une- partie des entrailles. Tantôt la victime étak livrée tout entière aluix* flammes^ etpténait.le' noih à'Âfolbi^ttiste. Dans le premier ças^ là ehair de rammal/eiscepté l'épaule droite «t la poitrîiie:, déMait être mangée par le- citoyen etsesateili^ durant le jour du sacrifice , <m le iendcmaân an plus tard''*.
f^ vean,'ie boup, ra^neau^ 1* chèvre scnr-
\aieul de victimes. Le pauvre offrait deux toorlereAux » ou la dixième partie d'une mesure iH\linâire de fleur de farine. On ne pouvait se roluser à accomplir le sacrifice d'un individu, même idolâtre , qui implorait l'assistance de la tlivinité d'Israël. Mais il y avait cette recommandation de ne pas laisser entrer dans le Trésor une offrande venant d'une source impure, le vœu de la fille publique, par exemple ^^. Qu'auraiton dit, en conséquence, d'un impôt sur une pareille industrie?
Les OblaUons se composaient de fleur de farine , d'huile et de vin , de gâteaux à l'huile ^ cuits sur une plaque , ou dans un four, et recouverts d'encens. Le miel en était exclu, comme le levain , de crainte qu'il n'excitât la fermentation. Le sel, au contraire, que sa qualité anticorruptive faisait passer pour le symbole de la durée des sermens, devait toujours y entrer, sous le nom de sel de i' alliance '^ .
EnfinVIlJ au d'aspersion, destinée surtout pour les purifications sanitaires , était composée des cendres d'une jeune vache rousse, sans tache, pleine de force, n'ayant jamais porté le joug, et des cendres de plusieurs plantes aromatiques qu'on délayait dans de l'eau pure '^
L'holocauste d'un agneau se renouvelait matin et soir dans le temple. C'était l'iieure
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4Îe la prière : Ecoute^ ô Israël^ V Eternel noti^ Dieu est VEtre uni(jne;» voilà le grand article de Foi; les Mahométans disent : Dieu est Dieu^ et Mahomet est son prophète; les Chrétiens :
le Père est Dieu , le Fils est Dieu^ le Saint- Esprit est Dieu y et tous les trois ne font qu^un Dieu. Moïse ajouta : « Tu aimeras donc TEternel unique de tout ton cœur et de toutes tes forces; et ces paroles que je te prescris aujourd'hui^ savoir, les préceptes, les statuts , les lois, tu les enseigneras à tes enfans, tu t'en entretiendras dans ta maison, en voyage, à ton coucher, à ton lever , et tu les attacheras comme un signe sur tes mains , comme un frontal entre tes yeux ; tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ""*. Or les Juifs ne se bornant pas à voir en cela une manière énergique d'exprimer que la connaissance des lois et les conversations à ce sujet devaient occuper les citoyens , ont pris les choses à la lettre , ^t, après avoir gravé les Commandemens sur des morceaux de parchemin, les ont liés, durant la prière, dans leurs mains, et sur leurs fronts : -ce sont les téphilim on philactères .
Ils comptent dans leur année douze mois lunaires de 29 jours 12 heures ^^ d'heure.
Pour se retrouver avec l'année solaire et sidérale, ils ont des années bissextiles de treize
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mois, qui se renouvellent sept fois dans le cjcle de dix-neufans. Les mois sont : Nisan, qui correspond, à mars et avril ; Jar^ avril et mai ; Sii^an, mai et juin^ ainsi de suite pour TanuiSy Aby Eluly Tisri, Marchesvariy KisleUy Thebeiy Sebaty Adar : le treizième mois s'appelait f^e- Adar. Ces noms furent apportés de Babyloue.
L'année civile commença alors en Tisri ou septembre. On avait désigné jusque là les mois par leur rang^ premier, second^ troisième.
Le grand Jour des Expiations ^ correspondant au dixième jour du septième mois de Tannée mosaïque , ou au premier mois de Tannée civile, était annoncé, dix jours à Tavance, parles trompettes du temple. « Vous affligerez vos personnes , dit la loi , à cause des iniquités que vous aurez commises dans le cours de Tannée , et le Dieu d'Israël accordera son pardon à votre repentir'^.» C'était une amnistie morale , pu- Mique et privée ; car tous les citoyens, toutes les familles devaient déposer leurs ressenti* mens aux pieds du Dieu qui leur donnait un si généreux exemple»
Mais dans ces mots, f^ous affligerez "vos personnes, la foule crut voir la seule nécessité de se priver de toute nourriture d'un lever des étoiles à l'autre. Ce n'est point ainsi que l'entendait le prophète : « Soyez affligés de cœur ; rompez les
CiHÉliOBÎIES ET vttWS. j/^J
iM3Buds de la méchanceté , détruirez toute oppression, voilà le jeûoe qui plait à l'Ëternel ^\ »
En ce JQur-*là le grand-pontife immolait un Teau et un bouc, dans le sang desquels il trempait le doigt, pour faire des aspersions dans le parvis, sur Tautel, autour du pavillon et dans le Saint des Saints. Il pénétrait dans ce lieu sacré, revêtu de la simple tunique de lin, du ceinturon , de la tiare , après avoir solennelle-^ ment prononcé, d'une manière inconnue aur fourd'hui, le nom ipeilable de l'Eternel, qui n'était plus répété dans tout le cours de Tannée. Il faisait ensuite approcher un second bouc , destiné à être Âzazel ou l'émissaire ; et, étendant les mains, il confessait hautement toutes les iniquités du peuple , il les déplorait, et en chargeait la tête de l'animal qu'on allait perdre dans le désert^'.
Le nombre des jours d'affliction et de jeûne ^se. multiplia indéfiniment ^ans la suite. Il n'est pas de mois de l'année auquel ne s'attachassent plusieurs souvenirs funestes. I^es principaux sont : le jeune pour la malheureuse guerre dans jUquelle toutes les tribus détruisirent presque entièrement la tribu 4e Benjamin révoltée^ le jeûne pour les divisions intestines qui formèrent de l'Etat deux royaumes , Juda et Israël; le jeûne d'Ester, vers le mois àa
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mars , lequel précède une f^rande fête , appelée Poun'm ou la fête des Sorts, à cause que le sort avait été jeté par le ministre du roi persan, de détruire les Juifs; enfin le jeune du 10 août, relatif à la double destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor et par Titus.
I-(Orsque l'assemblée allait consulter V oracle ^ le saoerdote suprême, revêtu de tous ses omemens, se recueillait devant le Saint des Saints, L'attente du peuple, rasj>ect du rational^ symbole de l'unité sacrée, qu'il portait sur son cœur, la majesté de l'asile qui renfermait TArche , les Tables des Principes , le Livre de la Loi, exaltaient bientôt sa pensée, et communiquaient quelquefois à sa physionomie des traits capables de produire des impressions profondes sur des hommes déjà disposés à les recevoir.
Tous les peuples anciens, dans les circonstances difficiles, demandaient à des prêtres. {Çuidés souvent par des intérêts étrangers, de consulter les dieux. Le rôle du grand-pontife d'Israël n'était-il pas mieux combiné et plus patriotique ?
Pour donner la bénédiction , il étendait les bras , comme devant les appuyer sur la tête du peuple, et il s'écriait : « O Israël! que l'Eternel dirige sa lumière vers toi : qu'il te fasse prospérer en toute chose , et t'accorde l
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paix ^'. » En même temps chaque père de famille réunissant^ sous ses bras étendus, la tête courbée de ses enfans y répétait la bénédiction solennelle .
Le caractère d'un peuple se peint dans ses fêtes et ses plaisirs , comme dans un miroir fidèle. On juge les Spartiates dans leurs jeux militaires; les Athéniens au théâtre ; les Perses au milieu des festins; les Romains dans le cirque , teint du sang des gladiateui's. Les fêtes des Hébreux avaient en vue la célébration des bienfaits de la terre y de la puissance qui la féconde, de la liberté et de la loi qui donnent la vie à Tagriculture , comme à l'homme luimême» Elles tombaient aux époques où les travaux agricoles sont suspendus y afin de faciliter les grandes assemblées dans la ville capitale y et de servir à la fois les plaisirs des citoyens, la politique et le culte.
La PâquCy du mot pessar (passage), attendu que la mort passa sur les maisons des Egyptiens, et que les enfans d'Israël passèrent de la servitude à l'indépendance, est la fête la plus nationale y la seule à laquelle il ne soit pas permis à l'étranger non affilié de prendre une part directe. « C'est aloraque Jéhovah vous retira de la Maison d'esclavage, dit le législateur; et brisa le joug qui pesait sur votre cou, pôixf
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VOUS faire marcher la tête levée ". » Elle anife au premier mois de Tannée y en avril , et doit sept jours , dont le premier et le dernier sont seuls consacrés au repos *. Toutes les cérémo» nies rappellent les circonstances de la sortie d'Egypte : la veille du premier jour**, on goûte l'herbe amère, ti^empée dans le vinaigre , pour retracer Tamertume de la servitude; on raconte sur un ton cadencé les dix plaies d'Egjpte ; on doit manger l'agneau pascal , debout , le bâton à la main , comme à llieure d'un départ : « Et quand vos fils étonnés , dit Moïse , s'écrieront à l'avenir : que signifie tout ceci ? vous leur répondrez : c'est en souvenir de ce que l'Etemel nous a délivrés avec une main forte et un bras étendu *^. » Au second jour de Pâque, le grand pontife offrait une poijgnée d'épis et la faisait tournoyer dans sa main , pour signaler l'heure où il n'était plus défendu de manger du pain ou des grains diversement préparés , de la nouvelle récolte "^^ .
* Les Israélites modernes , par l'incertitude où ils sont du telnpi exact, doublent ces jours-là , a6n de ne pas faire erreur.
** On comptait deux vêpres, Tune au coucher du soleil, Taotre à la nuit close ; la nuit se divisa d'abord en trois , puis en quatre veilles, ou parties ; de même, le jour. L*usage des heures existait du temps du roi Ezechias ( Tan 700 ) ; ib avaient des cadrans so^ laires. Beaucoup plus tard , on admit trois sortes de jours : le jour civil, d*un coucher du soleil à lautre coucher ; le jour religieux, entre deux levers des étoiles ; le jour naturel , d*ati matin V Pautrc mâtin.
C^RlÉMOfflBS ET FÊTES. l5l
Mais l'cAligation la plus remarquable consistait à n'admettre dans les plus somptueux repas qu'un pain sans levain , qu'un pain d'esclavage, pétri dans la crainte dumaitre, qui , lassant l'estomac et pesant sur le cœur^ faisait ajouter un nouveau prix au pain savoureux qu^on devait à rindépendance nationale et à la loi. « Voilà le pain de misère dont nos pères se sont nourris en Egypte, dit la prière pascale attribuée à Esdrasy venez en manger avec nous , vous qui êtes nécessiteux ; cette année à Babjlone , l'année prochaine sur la terre d'Israël ; cette année, esclaves, l'anàée prochaine, hommes libres^. »
Depuis trois mille ans et plus , les Hébreux ont répété la pâque. Etonnante combinaison des choses! Dans les siècles mêmes où cette famille, Tune des plus antiques, et la plus malheureuse du globe, avait son front abattu par la plus hideuse oppression , chaque année elle #ntonnait de toutes parts , des hymnes à la Liberté, et des chants d'actions de grâces à la Puissance suprême qui lui montrait une rigueur si grande !
Dans la fête des SenuUneSj ainsi nommée, à cause des sept semaines qui s'écoulent depuis la Pâque, on célébrait à la fois la fin de la moisson , et Tanniversaire de la proclamation duDécar
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logue, et du premier serment d'alliance *• Elle ne dure qu'un jour. Le peuple offrait à TE^ temel quelques gâteaux pétris avec le nouveau blé, et les premiers fruits de ses champs. Il se livrait ensuite à la joie dans des festins civiques où devait présider la fraternité. « Célèbre la fête des semaines; présente à l'Eternel l'offrande volontaire du travail de tes mains; et réunis dans tes festins de réjouissance ^ ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve '^. »
Enfin , au quinzième jour du septième mois, vers le commencement d'octobre, arrivait la solennité des Cabanes^ qui, de sept en sept ans, était marquée par une lecture générale de la loi, à tout le peuple assemblé dans ce dessein. Après avoir fini les vendanges et obtenu tous les fruits de la terre, les Israélites, pendant huit
* Quoiqu'ils soient bien connus , )e ne puis m'cmpéchcr de citer CCS vers, qui peignent si pompeusement lu fête : ^
M Oui , je vi(>Df dans *oo tfmplc adorer T Eternel :
r> Je Tien* , lelon l'osagr antiqur et «olenn^l .
» Ccirbrer avec vous la fameuse iournée
n Où, sur le mont Sina , la lui nous fut donnée.
M Que les temps sont change» ! Sitôt que de ce jour
n La trompette sacrée annonçait le retour,
M Dn temple, omé partout de festons magnifique:! .
» Le peuple saint eu foule inondait les portique» ,
u Et tnu* derant l'autel , avec ordre introduits ,
i> De leurs cbamps, dans leuis mains, portant les picmiei:> li-uU> .
Ht Au Dieu de Tunivers consacrair>nt ce5 prémice* ><
AIIIAUI.
ClhléMOiriES ET FÊTES. t53
)ours, dont le premier et le dernier seulement sont exempts de tout travail, renouvelaient les festins civiques, non pas dans Tintérieur des maisons, mais, pour rappeler le séjour de leurs pères dans les déserts , sous des cabanes recouvertes de touflPesde verdure, de branches d'arbres avec leurs fruits, de branches de palmiers et de saules ^®.
Ces trois fêtes solennelles ont toujours été religieusement célébrées, ou du moins leur simulacre ; car il s'est écoulé bien des siècles , pendant lesquels les Hébreux n'ont eu ni champs qui leur donnassent des moissons, ni arbres dont le feuillage hospitalier se prêtât à leurs plaisirs !
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