CHAPITRE V
Joseph, âgé de dix-sept ans, paissait les troupeaux avec ses frères ; son père l'aimait de prédilection : c'était l'enfant que Rachel avait si long-temps désiré • Son intelligence ajoutait à la beauté de ses traits. Jacob se plaisait à le voir revêtu d'une tunique bigarrée. La jalousie s'empara du cœur de ses frères ; ils ne lui pardonnaient pas d'avertir le^ patriarche des mauvais desseins qu'il leur arrivait de former, et sur lesquels ce dernier était toujours en alarmes, depuis la sanglante affaire des Sichémites. La haine se manifestait à chaque instant dans leurs discours : elle ne garda plus de mesure , lorsque le jeune garçon leur eut raconté deux de ses songes. Pendant qu'on travaillait dans les champs.
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il vit sa propre gerbe se lever d'elle-même et se tenir droite; toutes les gerbes de ses frères allèrent se prosterner autour. Une autre fois , onze étoiles , le soleil et la lune , lui rendaient hommage. « Quoi ! ce songeur-là dominerait un jour surnouS; dirent-ils, en conduisant leurs troupeaux dans les vaUées de Sichem et de Dothan ! Le voici , envoyé par notre père pour nous surveiller ; défaisons-nous de lui / jetons son corps dans une fosse , et nous publierons qu'il a été la proie d'une bête sauvage. » Mais Ruben s'y opposa ; et afin de le sauver et de le renvoyer au vieillard, il leur peignit l'horreuj de «e couvrir de son sang , et leur fit adopter de l'abandonner daW une citerne dessécUle . I>es marchands ismaélite| , qui allaient en Egypte , détruisirent à son insu l'effet de ses bonnes intentions : Joseph leur fut livré « Dès que le patriarche vit sa robe bigarrée qu'on avait teinte du sang d'un bouc, il tomba dans le désespoir, et refusant toute consolation : « C'en est fait , s'écria-t-il , ma douleur me suivra jusqu'à ce que je descende au tombeau , près de mon fils. »
En ce temps-là, Juda qui avait proposé de le vendre , pour l'arracher à la mort , se sépara de ses frères et se retira auprès d'un de ses amis, Hira d'AduUam. Il avait pour femme une Cananéenne , et il était père de trois fils ,
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Her, Onân^t 5éla. Herajant atteint l'âge niubile, épousa Tamar^ fàlme. Il mourut bientôt ,, et , selon l'usage^ (kian s'unit à sa belle -sœur, pour continuer la famille de son frère. Mais comme il savait que- le premier fruit de oette union ne serait pas censé lui appartenir ^ il devint coupable^ en évitant de rendre Tamar mère * ; puis il mourut.
Juda dit à sa bru : «^ Reste veuve diez ton père ; dès queSéla mon troisième fils sera grand, je l'enverrai , pour qu'il relève la maison de ton premier mari. » Tamar lui obéit; mais quand i^éla fut nubile , Juda ne l'envoya point- Bientôt sa propre femme cessa de vivre. Lorsqu'il fut consolé y il se rendit àATimnath , avec son ami l'Adulamite , pour voir les tondeurs de ses brebis.
Tamar, l'ayant appris, quitta les habits de son veuvage , se couvrit d'un voile , et s'assit en un carrefour sur le chemin ; Juda la crut une prostituée et lui proposa de la suivre. « Que me donneras-tu? — Un chevreau. — Soit ; confiemoi pour gage , jusqu'à ce que je le reçoive , ton cachet, ton mouchoir et ton bâton. » Il les lui confia, et Tamar devint mère.
Juda, de retour chez lui, s'empressa de payer
* On se trompe en général iur le péché irOnan. Le médecin Tissot Fa détourné de Son acception naturelle.
le chevteau^promiâ ; .mais le messager ne trouva point la femme, .et personne ne put la lui indiquer. '
Trois mois après y on . lui fit savoir que sa belle-fille était grosse ; il prononça qu'elle méritait la mort ; mais Tamar lui ayant adressé un cachet; un mouchoir, un bâton et ces mots :
« Je porte le fruit de l'homme à qui ces objets appartiennent » ,"- il les reconnut. « La justîÉe est de son côté, s'écria-t-il ; je l'ai retenue dans son veuvage, et ne lui ai point donné mon fils. » Elle mit au monde deux jumeaux, Pharez et Zara.
Ainsi Tamar ne fut pas adultère , comme on a coutume de le dire , puisqu'elle était veure et Juda veuf : elle ne comjnit pas un inceste, puisqu'il n'était que son beau-père , et que la mort sans postérité de son époux avait presque détruit toute parenté : enfin elle ne le rechercha point par passion; elle voulut seulement obtenir un fib de la famille même de son mari , et faire cesser la viduité maternelle qui était regardée de son temps coQime un opprobre insupportable.
Cependant les marchands ismaélites avaient vendu Joseph à un grand officier de la cour d'Egypte, du nom de Potiphar *. Il s'attira
* Le mot euttuf/ue , dont on se sert dans les traductions de 1*£-
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bientôt TafiTection générale. Tout cp qu'on exigeait de lui était accompli avec succè^^et avec grâce. On le chargea de l'intendance de la maison ; il y porta l'ordre et l'économie , à tel point que son maître ne. voulut plus entrer dans aucun détail. La beauté de ses formes et de sa figure ne se développaient pas moins que son intelligence ; l'Eternel le favorisait en toute chose. Il touchait à peine à sa vingtième année. La femme de son seigneur ne put le voir longtemps sans émotion. Ne doutant pas de subjuguer sa jeunesse ; elle lui déclara son amour; mais il répondit : « Mon maître m'a tout abandonné , il se confie à moi aveuglément; ^'ai une puissance entière sur sa maison; il ne m'a recommandé qu'une chose, de respecter sa femme , oserai-je le trahir? » Elle insista. Bientôt sa passion ne fut plus ignorée de personne que de son époux. S'il faut en croire Mahomet, les dames de Memphis la blâmèrent : « Quoi ! disaient-elles, soupirer pour un esclave , pour un vil étranger ! » Elle les invita à un festin dont les hommes étaient exclus , suivant la coutume d'Egjpte , et où les plaisirs de la table , la musique, les danses voluptueuses exaltaient les
crituro n*a pas toujours le sens que nous lui donnons ^ il s'appliquait il tous les officiers de l'intérieur du palais.
lé tes et disposaient à la liberté des propos» Elle fit mettre dans le coarert de chacune un oontean bien affilé.* Joseph les; servait. Sa bonne mine leur inspira nn intérât si puissant qu'elles ne le perdaient pas des jeux , et qu'a vant la fin du repas y le sanç qui coulait des lé^ gères blessures qu'elles s'étaient faites aux doigts, par distraction , justifia le goût de leur hôtesse '^
Un jour qu'elle avait éloigné tous les gens de sa maison , et que Joseph s'y trouvait seul , elle le pressa avec tant d'instances, que pour résister à sa- voix et sans doute à ses propres émotions, il ne vit d'autre parti que la fuite :* elle voulut le retenir , et son manteau lui ticsta.^ dans les mains. L'amour se changea en fureur; elle joua le désespoir d'une épouse outragée, et le malheureux Joseph fut jeté dans les prisons de l'hôtel des gardes de la ville.
^s qualités lui méritèrent la confiance dii gbii^i vemeur qui le porta à ht tête- de l'administration intérieure. Il était appelé à monter partout au premier rang. On connaît l'antique coutume des Orientauxy de donner beauteoup d'importance aux songes , à l'art avec lequel les hommes doués , d'intelligence rattachaientavec plus.oq mcHns de sagacité leurs propres aperçus à des images insignifiantes )ou bi^ires. Deux grands officiers de:
ni. 2a
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la cour fu peut mis sous les verroux pour attentat, adk>ale]>araphrasie Jonathan^ à la yié du rai. Josepb était chaîné de veillera leurs besoin»; Detix songes les attristèrent beaucoup. L'échanson, le iQoius compromis des deux^ avait vu sur un cep de vigne trois sarmens qui fleurirent soudain, et portèrent. des grappes; il leS' exprinta dans- la coupe du pharaon et présenta celle-*ci à son maître. « Voilà qui est de bon augure , dît Joseph : dans trois jours , arrive l'anniversaire de: la naissance du roi , il te rendra tes fonctions; daigne aloi^ ne pas m'oublier, et faismoi sortir de ce lieu où je suis retenu injustement. » Le grand panetier raconta à son tour, qu'il. marchait avec trois corbeilles sur la tête; la plus haute était remplie de pains; mais les oiseaux descendirent , et les mangèrent. — « Ton affaire est mauvaise, s'écria le jeune homme ; le jour de la fête du pharaon te sera fatal , préparetoi à une mort déplorable. » Les choses se passèrent comme il l'avait annoncé ; mais le grand échanson rentré en faveur perdit de mémoire son compagnon d'infortune : heureusement , un songe de son maftre vint enfin le lui rap^ peler.
Le roi paraissait fort agité ; tous les devins et les sages d'Egypte ne purent lui donner une réponse qui le satisfit. Il Vagissait de sept
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vackes lal^lM et maigres qni avaient déVore ^t vaille» sQperbép à i^pit : eiistf itb ^t îâfris' trè&^miacè» et fl\pl/i4 par le 'tëtA tf oifiéiit avaient détrdil sept àtitf^siipb bien greriiii ; et i^éôhi^ sur la; mdmé tige. « Tont cela signifie la tntkose cbose^, dfl Fintéréssant interpr&Je^ ce* sont dés aiÈoées ' d'àbimdance pour FEgjpté^* lesquelles sterront- suivies* de i^pt ânûées' d'une disettcf^ëffnyêxïtèi Prehtfe dotic*fes pfécarulîons, ^'grtiAd rois et dWMsiis Un b^mmè intvrlligedrfqhir sache' escécnter les rtesdres qtië ^àiè te pi^opos^i -^* Quel autre séi^tplus dkt» qne tôi^^néiriè; il'ébrïâ le pharaon , dont f otiS les ttssisftans' paUtà]^pëi^tfi l'e»thoii^ias^e;'qui pOutTâit lïiietix! a^rèloriilj^ ce*«)ue tn -è^tf/Uffaes si bien? Je tepriMlairie intendant de rÉgypfe. » Soudain' îl lùimif au' doigt spn propre anneau/ illé'fit' tévêtîlrdè^ plus ricbes had>ifs; lui passa un toffiér^'j'ôi''^ lui réserva une place sur le char qiii le'ttiîtaît ifluihédiatenii^t/ et dyant change son nom en celui de «Saiphériat-Pâhanéa , l^ortifee '(JW dé-' couvre* les choisies catbcës , il IMiiHf à Aseriat' *,' fille d»* gouvernféW d'On ou d*Hé!ïopolfe.' ' "' 'Joseph étfiitdaWs ia trèdfiemte atttt^é''/''éùvlé d'wie eàï>acl«é trè^airté ; ëleVé^ d'aBttk'scWè' leb tènrlM de Jacob dans mi esbrh'd*orât*iè'*l Sé cdAibinai^n ; recherchait dé tdn^ ^ës iri6fé\i^ la vérité; eiteerccpâ* les âflfeii^rds dèl détiliî '^*rf
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ayait eues dans les mains , chez le grand fieigneiir où il passa ses premières années en Egypte ^ et dans rhotel des gardes de la ville. $od premier ^in fut celui d'un homme qui veut connaitre la matièra dont il avait à s'occuper ; il parcourut l'Ëgjpte dans tous les sens , et bientôt il développa $on système qu'on a en général présenté soi^âi.un faux jour, par la raison qu'on s^est plus attaché acix mots qu'aux choses , et qu'on n'a pas pris en considération l'époque et les localités. Il est donc indispensable de revenir sur quelques points qui permettent au iecteur de juger par lui-même ^ d'autant plus y qu'^n exposant les traditions des Hébreux^ et ce qu'elles indiquent de positif^ je laisse toujours à chacun l'entière liberté de leur donner telle ou telle source , et de conserver telle ou telle opinion , sur l'antiquité , la réalité , et la succession des personnages.
I/Egypte avait de fréquentes périodes d'à» bondance et de disette y suivant les inondations régulières ou irrégulières du Nil , dont les canaux d'écoulement n'existaient pas encore ; et la disposition de son sol qui nous présente une vallée extrêmement longue et étroite sur les bords de ce fleuve^ rendait ^ à cau^ de la difficulté des transports^ les années de disette beaucoup plus fatales^ à proportion^ que les
années d'abondance h*étaient àvànCaj^sés. Ott a vu que y d'après la (Constitution j>altieulièk^ du pays, destfois principales castes, saTToir, la! caste sacerdotale', la caste militaire , et laf cdsté populaire, celle-ci ne possédait rien en pi^ priété absolue vqu'ellB cultiTaità des conditions diTerses-, les terrés des rois, 'des prêtres etttesi soldats, et même que la théocratie jx>uvàit*k, volonté , lorsque le système' marchait, selon seât plans, changer les domaines aftectés à la secondé caste *. ■ ■\ ^^ l
L'état moderne de l'Egypte offre quelques rapports^ avec cet ordre ancien > qui ' méritent d'être notéSi'LesJ(^//aA oti paysans d'un>iUa^ sont possesseurs de terres, en ce sens qû'iÙ peuvent les donner ou les - vendre A - d^iutres fellah > et les transmettre à JietAi<s'eiifoMs'Mifi!s» quelles qiie soient les mtFtations ,'eHë^ déKiéti-i rent à perpétuité grevées .d'une taj:é, pour ié -mouùezim ou seigneup«»Gelui-<t est ^ffSktitrm^ ment lé maitféde ces tétres'ilpetrt àùgméfntérbiir
* Quand le système marchatt h son. g^, le roi se trouvait placé l-ttHiltM danif la premier^ , k noitië dans d sèëonM caste, sfin de aenrir de levier i çeile^li sur ipell^-ff. J^fâfilf^ grands noms ne lui manquaient pas , on Tappelait f le roi du peuple olMissatit, le^Dien Thrint; ^prassintët grtrienÀèi'dïNctMf des mqndes^ ,M>leil ^e r^nWefff , dooûnafeur de lAré|ioii siy^^fif^ et inférieure, engendré dans la région céleste d*Ameriou , etc. etc. (Essai sur U Syst. hiéroglyphique de M. ChampoUion).' ' * ' '
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i: .ur/ .rr iz^* i^ Hi -fùt^ L^ paient ; il peiE l
^ v-noT'r i I i»ures ntouliezini ; ar ôinî^ .iu ^ juerî de ses enfans .
ï - j^- f-ii;;^ i .^wa litra ^r or±. si le fellah i-^^Tx-^ -eîi£ i.-auui-j: î^ios -ler-Ciers. ... Ce 1^ ^i - :^ .. %«iL i^ur i^e me LLxe au ^and ^i^Tir"*:- . . . -: • . iÉ*&3i'»-Dr.ecc$ particulières .::r rr — >.i ^*^^ -unts^ i.iHS metqnes ernlroîts
ji ^ » • .^.aT -.•i'^'tîtr jomi . .e<-D4ea.<ï terri to-
'A- • -r- :i.rs%iue^5^ ri ie2" idcres foad liions .> - - 'I. -• ^r!c»""*a -ijr^^ie toate espèce
I .- ^ »^ . w-' Mij-î .osv'jii ï. :i lYiit pas le %..--.-.. .- - a^-- .t i.ua fîio^ci^ie la cons- ^.T .. •- *. •. o^«> i:ct:itr i'i*t sj'Q inten-
- ^^^ .-^wi'î. - ^— i . î^a-* uXii^ajc li Gouvelle
^ .- .^- T Ifc 1 -lu;^*JJ^ -c5 T^ùî pa>teui^ ,
v^ - - • .c > i'^ vcc-Ji' y^-^"3ei:t avec des
^-s. ..^^.^a^> • i iÀ'-Xi; pitis neci trouvé
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^ ^ . .^ ;»•».- .. ,;-:^- :-..:>. Maïs >a pensée
♦ - • u - . : -• rc: c\jc.;iv la taïuine ; de
^ -- r ^ :..v > .•.j'-.:^ -^* î«'* KxvxQ tourner
^ --A 4-. le* iia% aient, et d ao-
.^ --^ T^:r::ii^ tv:?-î l'inîjx^rtanoe de ce
U éiabiii dans le» principales villes d^yaste^ graniere d'abondance , sssez bien disposés pour que le blé put y obtenir une longue xonsecvah 'iioa> et dans lesquels il renferma, durant les bonnes années ,. là cinqoièmepavtie environ des pmduiis. farce moyen, lorsque les upnées de disaite arrivèrent^ leB gveniers offrirent tottt le blé nécessaire, ihéme j>oiir les pa^M en vi^onnans. Mais, profitant des circOBStanceS) pt afin de rendre peipétuelle la niesure qaUl ayait prise ,:ll vendit les «crains, de manière à ce que chaque individu se trouvât réduit à aliéner toutes: lés concessions^ particulières qui lui avaieiat été faitesià Im-i'ttiéme.^.on xf]^iik a;vfLit faites' à d^é^ 1res. Toiit le sol revint ainsi inomeatanénMàit d^ns les mains^du pharaon^ excepté . lai .portîop de Tacistocpalie sacerdotale é Le misislr^' «urait bien désiré lea atteindre oomnuj^o^ duiips^ mais le i!ui,i:qisoiqa*ajppà2ièdMit&udefid;^v^ 4trangè»?e^ se trouvai ta tel point dan& lainéce»- ^ité dei les ménagerviiittil'transmit:, ) di -personne, l'ordre de leurlivner gr2Stuitement;les grains.c(La (Genèse a soia)dbiU>niii^O*T 1^ chose. Si Joseph , dont les Mémoires sont probablement feittrës datiScë livjfe, n'acàim p^^ biexis- des prêtres , iditrelle^^'es^ ^u'il jt^avaiim ordre c^içprès du ihàMi^^^W cél^^ ' 'Vl
Quand VBUtos le» g<i»ui:«)SMoiiS'e4«le6(:servi44ides