LIVRE III. CHAP. V
particulières eareal aiusi été effacées , Joseph fit cluM^r les populations de place , pour rompre les anciennes habitudes ; il remplit les villes, et il remlit les terres à tous les Egyptiens , sous la condition qo ils donneraient chaque année un cinquième de la récolte , non pas au pharaon hii-méme . mais pour être déposé sous ses veux et cousenré dans les greniers publics *. Le$ julies quatre cinquièmes leur appartien- JrjLÎettt ea propre . sans qu'on en retranchât rieu « à quoique titre que ce fût. Quel était doiw le résultat ile cette opération immense ? de suhe^tituer à des concessions variables et à de5 Kvdovunces^ de toute nature , d'une caste à Idutiv . uu oriliv aussi fixe et aussi général qu'il lui lût possible; et d'assurer la sécurité des oultitaleurs, moyennant un cinquième net, lequt4 cinquième renfermait deux choses : l'im* |H>t |>our le voï et l'administration du pays , et une niasse destinée à leur fournir dans les années de disette , qui étaient très-communes , la noiirritiii^e et la semence.
()ii jui^, d'après cela, comment Joseph se
* ^)iii* It* |ibAninn établisse é& commissaires , qu*il prenne U cili(|iiii^nitf |mr(if du revenu de l'Egypte durant les années d*abonteiCVt '^ *P**' '*- ^'^ qu'on amassera soit sous la nmin da pharaon, Mrnoiirrilun' iluns les villes, et qu*on les garde... et il fit une loi Mrbiqurlli- \o\\X%*» les terres de l'Egypte payeraient chaque année m |itor«un un einifuièine du revenu ( ^srâ., xliv34 , uviv, a6)*
losEnt. ■ 345
semit Mqnis une haute reaommée de mtgesx ; comment les Egyptiens ^ loin de ^ plaindre qu'il les eût dépouillés , et de le maudire , auraient reconnu que cet homme leur arait saui^ la vie y auraient consenti à être fidèles sujets àa pharaon , aarasent pris part à toutes les douleurs du midistre^ et conservé de lui le plus respectueux: sourebir jusqu'à ce qu il arrivât de nouvelles révolutions et d'autres^ dynasties : on juge enfin comment son nom se serait attaché , dans tous les siècles et jusqii^ lios. jours-, à une foule de monumens utiles de l'Egjpte.
Son vaste système y en effet ; vte se bornait pas à mettre ce royaume à Tabri de la famine , il inrîprimait une impulsion au covttfiiefCe et. aux arts. L'importation des grains des campagnes dans les villes , dui^ant les années d'abondance ; leur exjportation pendant la disette > et la foule d'étrangers qui acôouraient de toute pAirt; afin de se pourvoir ) néeessitaiefit dé gtandefs rtnites; des canaux, et dirigèrent les esprits vers ces soi^ tes d'ouvrages. L'^Égypte, dans sa p^l&sée , devait servir de grenier général ànne partie de TAsie, «de l'Afrique y de l'Europe, et devait toujoura avoir à sa disposition des masses de cnqpitaux , qu'on détourna bientdt de leur vérïtaJble destitaa^ tion, mais qui permirent néanmoins, joints aujé produits éventueb des conquêtes, d'accomplir'W
34^) LIVRE Iil4 CHAP. V.
travaux étoiinans dont le sol de cet Empire se vit couvrir, .
Ce .qu*Hérodote rapporte <le Sésodtris VièAi à l*appui« Ce roi, d'après les hiéroglyphes , parait évidemment le fils du prince qui.aorait péri dans la mer Rouge. Les règnes 4e ses prédécesseurs avaient essuyé de grands troubles; et, depuis le rcV>ur de [^ dynastie q\ii ne copaaissait pas JosQph^ l'administration - puhliqua- avait cluugé. Or^. Sé^ostris, pour s'attirer l'aq^our des l^gyptien^ > . rëfij; le partage d^s termes , en réservant toutefois de grandes dotations à,, la cASIe guerrière; et, sur les revenus du pays, il destina, à l'exemple du ministre hébreu, une somme pour dédommltgier ceux dont le Nil ravagerait les propriétés ".
Mais.tandiis que Joseph travaillait h préserver TKgypte d'un redoutable fléau , il se faisait ressentir en /Canaan , sous les :, tentes de Jacob*. Ce l>atriaFçhe,. ayauH appris qu'on vendait du i>ié sur les bords du Nil, dità seâiils ; « A^quoi bon v<)us regarder les tins les aytf es ! partez pcmr ce pays, et. faites de$ provi^iops qui nous.empèchent de moUrir de faim. >i Dix de 5ê$ eAlans se mirent en route; mais Benjamin ne le quitta point : c'était le^ul.fiis qui lui restât de Racliei. Joseph ne se découvrit pas i\ ses-frèiies, et» roulant un dessein dans son cd3ur> il leur parla
(udqnient pour les éproicver ^i^-.Qui étesvoiis.? Je a'ignore pas que vous cberohc^ à .çonaai|;r^ les eQ<]roits faibles du pajs. --^^[c|ii3 ne*6omimç.s ^ pas des espions , jrépondirent-il» j^ m^s des gem de bien, t6us ea£auns d'^n m^m^hQwme ; ooiA ayoïis été douze frères ^ le plus jj^une eil.eA Cwiaw^ auprès, de Dotire pèfe^ Vavtjce A'm^te plu^; -r- Vive pbaraç^ic^pçit jQsepb^xQQiquf $a^^ons si yo^s.nç trahissez /pil« U^J^énté^. Emportez du blé^ mai^ ram^^ez yotipe jeune ff*ère^ et qu'un de yous dei^eivre 'Çn- otage j. jusqu'à vot^e. retouf.:>i^ Ils y con^ptir^nt^ et^ sans se douter que Josepb les ^nfandiV»' oar il seseprait d'un interprète 1 ils se diss^i^i^t Tuu 4.jl'fiutre : « Cert^ ipejnent ^ nçii^j^vous été-bi^A coupables ., 4 l'égardde notre frèrje f 'Uops vîme^ l'fuagpi^se de son âxae , lorsqu'il pious deniapda^ grâce y Bt nous ne l'exauçâmes ppLol; ; ç'es^ ppuxs quoi la même aagolsse: nous frappp à.aqjtn^ tour.,£tIiii;d)y^i^9Jouta^Je ypu94?/^ i^e
cç|mm^t;^£ ppinf^ celte ,iniqni|;(ér«9T|?rs^l{'4)0|rantj( mais Ypus. ^'^n d^te^pas ço^3ipte> let soi»,52mg Nqm est redemandé aujourd'hui. » A ces mots, les
tàrme^ l^til' suffoquaient jQsejpV i 7^ 19'^ftr^Pl' det s'éloigner. *' ^ ' '
Quel fut leui" étonnêi^nept et leùf crainte a leur retour «Q' Canaan de retrouver f argent dans les sacs 'de'l>lé. Jfaçob se rçsig^/à. graqd'
348 LivRB ni. ^^' dHAP.
peine à se séparer de Bekijaniin. Il les chargera d'une somme -double , de celle qu'ils avaient rapportée, e| d'un présent pour le ministre, consistant en un peu de l>aume , de rhiel , des t drogues aromatiques , de la mjrrbe , des dattes et des amandes. A pei^e furent^ils entrés dans le pàljiis , que Joseph leuf dit : <c Gomment vous pùrtezrvous? et votre père , ce digne vieillard dont vous m'avez parlé , l'àveit-vous retrouvé vivant et en santé •?#> Ils lui en donnèrent l'assurance , en se prosternant i suivant la coutume. Alors , ajant levé les yfeûx sur Benjamin, il leur demianda si c'était leur plus jeune frère. « O mon 'fils , que Dieu te conserve ! » s'écria-t-il , et soudain il sortit , ses entrailles étaient émues , il se réfugia dans son cabinet , el laissa leur libre cours à ses larmes. Ensuite s'étant lavé le visage et se faisant violence , il ordonna qu'on lui servît à dîner. C'était Theure de midi. Il occupa une place particulière; lés Egyptiens aussi furent séparés dès Hébreux; ils auraient regardé comme une abomination de
* Ou s'estëtonnë, non sans raison., que Joseph, dontU tendresse pour son père n*est pas douteuse, ne lui ait pas fait connaître sur--l£-charop .son élévation au poste qu*il occupait ; et ne lui ait pajf rvité la douleur de sa séparation momentanée avec Benjamin. Peut être, a-t-on dit, certains motifs qui « dans IVloignement, paraissent sans importance, furent alors d*un grioid )>oids à ses propres yeux. Ils satisfirent ài/t mcûns le jugement de rhistorien et rimagination du poète.
Vianger avec pes deruieps ; non poiat , pavœ que la qualité de pasteui? rappelait leuf haine contre les peuples qui les avaient .trahis , car le pharaon actuel était du nombre, et l'insulte serait retombée^r lui-même ; mai) à cause de la dis^ tinction des castes ^ qui rejetait, en Egypte lea pasteurs dans ks derniers rangs*^. Les fils de. Jacob s'assirent selon leur âge ^ et on posa devant eux les mets que leur envoyait- Joseph ; mais la portion de Beûjamii^ fut de beaucoup plus grande que toutes les autres : ils burent et firent bonne chère.
Le lendemain 9 comme ils étaient en route , le maître-d'hôtel accourut et se plaignit, qu'on eût dérobé la coupe de Joseph. Ayant fait des perquisitions , il la trouva dans le sac do Benjamin , où lui-même l'avait glissée en cachette* Leur désespoir fut extrême , et en présence du ministre qui témoigna le dessein de ne retenir que le coupable pour esclave , Juda parla en ces termes : « Mon seigneur^ je t'en prie > peranetsmoi de te dire quelques mots ^ sans que ta colère s'enflamme; car je sais que in es l'égal du phar . raon. Quand nous eûmes exposé au vieillard notre pèr^, ta ^résolution de ne pas ]}ous recevoir 9 si nous n'amenions notre jeune frère , il nous répondit : VouV. savez que Rac&el me donna deux fits : l'un m'a quitté ;. il a été déchiré
35o LIVRE IW: **^'ÉHAP. V.
sxw dooie par queltfiie bété sanvag^âi je ne Fai plufr TU' dêpdii^. Si tbtis emmenezf celui-ci / et qu'an accident '• mcrtel lui arrive » vo09 fere» descendre soudain avec douleur mes cheveux blancs aà totobeau^ Maintenant, qutod je setài de retour auprès 'deit^n aerviteur/mon père, si renrant; dont Tànieeét étroistenient liée* & la sienfie-, n'arrive pas- «avec nous , il mourra \ *et ce seront tesr serviteurs qui auront fait descendre avec douleur au tombeau ses chtfvem blanc».
Bien plus, j*ea ai répondu moi-même; ye t'ea supplie donc ^ que ton serviteur sbit esclave , et que Tenfantsuive ses frères : retoumerai-jes{iiis lui ! consentirai -je à \<àt l'affliction de mon père? »
Il fut impossible à Joseph de résister plus longtemps : « Que tout le monde sorte , liormis ces Hébreux , s'écria-t-il , et d'une voix coupée par les sanglots , je suis Joseph, Joseph votre frère !
celui que vous avez vendu pour être conduit en Egypte. N'ayez nul regret; c'est Dieu lui-ménié qui a fait tout cela , qui iii'a rendu le père du pharaon et te gouvernexir de ce royawne. Gourez vers Jacob, dites-lui tout ce que vous avez tu , que son fils vous a parlé de sa bouche,, et camenez-te promptement. » Il eriibrassa Benjamm , il èiri* brassa tous' ses frères; ils pleurèrent ensemble; et .ils eurent un long entretien. Le pharaon
JOSEPH. ^ 35l
envoya ée^grâfids présens M itèréflde Xoséph cft rînvJtation de Tenir babiter TËgypte, Quabd OU' raconta toutes ces ohoBed aa fiéilferd , 'i^ <^îir lui: défaillit^ il se refusait à les erbive i ¥fiâis à' l'aspect des chariots et des présen»> « C'ea^éMf asses; mon fils vit V il vit Qncorèv je psrrtriitai' soudaîf] j et je le re verrais n Joseph avait tsat atteler soiv 4!hàr, pour aller à là reucoifire -êe^ son père ; il s'attacha à son cOu et pliâtira lttng-> temps. <€ Maintenant^ la mort p6ut:yéiiir, n s'écria Jacob. Le roi recommanida -au ministre* d'assigner à ses frères un canton très^ferlile , et de choisir les plus intelligens pour les mettre à la tête de ses troupeaux « Jacob ^ admis en sa présence ^ lui donna sa bénédictidii* « -Quel e»t ■ ton âge ? — Les jours des années de mes pèlerinages y sont de cent trente ans ; ils ont été màu-' vais et beaucoup plus courts cpie les années de^ la vie ae mes pères. »
Dix-sept ans après , il tomba malade* J'ai* parlé de sa mort, de ses derniers souvenirs pour Rachel. A cause de tous les biens accordés par Joseph à sa famille , il lui donna de plus qu'à ses frères , un pays que ses armes avaient, "enlevé aux Amorrhéens , et sur lequel existent beaucoup d'incertitudes. Il voulut que les deux enfans de Joseph , Ëpbraïipi et Man3ssé> dont il intervertit l'ordre, en nommant le plus jeuhe
35a LIVRB III. — CHAP. V.
avant l'aîné y par réminiscence sans doute de la bénédiction d'Isaac , fussent* considérés comme ses propres fils : ils devinrent , en effet » pères de deux tribus *. Les bénédictions suivantes pour ses autres enfans, paraissent avoir été écrites en partie, après coup; elles tracent avec poésie des événemens déjà arrivés du temps de rhistorien ou de Fannotateur y et ^Ues rendent les principaux caractères des. diverses tribus , et du sol qu'elles habitaient. Celle qui est relative à Juda a servi surtout de texte aux théologiens , au sujet de la venue du Messie.
RuBEN mon premier né est ma vigueur et le commencement de ma force ; malgré sa puissance et sa dignité y il n'obtiendra pas la prééminence y parce qu'il a souillé la couche de son père **. SiMÉoif et Lévi ont été des instrumens de violence contre les enfans de Sichem. Que leur furie soit maudite; je les diviserai en Jacob et les disperserai en Israël ***. Quant à toi, Juda, tes frères te loueront; ta main sera
* Manassé signifie oublia parce que la prospérité de Joseph lui avait fait oublier ses chagrins et son ëloignemcnt de la maison paternelle. Ephraïm , frueufication , parce que Joseph avait fructifié sur la terre même d^nil. Leur père eut ainsi double part en Lh raël , comme s'il avait étë Tainé.
Ruben ne )0ua jamais un rôle très-important.
Lévi fut dispersé parmi les autres tribus sans avoir d'héritage. Cela est moins exact pour Siméon.
lOSKPH. ?)')[)
sur le cou cl(* tes ennemis; les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est tin faon de lion : ô mon fils, tu es revenu de butiner; il s'est couché comme un lion et une lionne; qui len'éveillera ? La puissance ne se départira- point de Juda , ni le prince d*entre ses pieds , avant que le Siloh ne vienne ; à lui , Tassenlblée des peuples. Il attache à la vig^e son.ânon , et au cep excellent le petit de son ànesse ; il lave son vêtement dans le vin , et son manteau dans le sang des grappes ; ses yeux sont plus vermeils que le vin ; ses dents plus blanches que le lait *.
* La première partie de cette bénédiction eât relative à la force de Jndaqui était la plus puissante.et la plus nombreuse des tribus j la dernière partie est relative i la nature du sol que cette tribu occupa : cela doit influer sur le sens des phrases Intermédiaires. Juda marchait dans le désert à la tète du peuple. Le mot Stlok signifie le pacifique, celui qui prend du repos, attendu qu'en hé» breu Tadjectif s'emploie souvent pour le substantif; de même le mot peupU» s'emploie souvent pour les tribus. Le premier membro de ce passage signifierait donc : « Juda est la tribu. la plus forte, la plus redoutable »; le second niiembre : « Elle marchera à la tête de ses frères, )usqu*à ce que le peuple ait obtenu du repos, et que rassemblée des tribus se forme à Tabri de la paix » ; et le troisième membre : « Alors Juda possédera un pays riche en vin, en lait et en troupeaux. »
Voilà TespUcation la plus naturelle , dans laquelle tout se suit. Après la division de TEtat en deux royaumes , on appliqua Tépoque de pmeifieMion aii temps où ils te réuniraient encore ^ jusque-Ui Juda restait Je cenfre de la législation. Les théologiens chrétiens sont venus ensuite et ont dit que le Siloh était Jésus- Cliritt, qui avait réuni toutes les nations, et qui avait dà paraître lonque le sceptre de Juda fut brisé. Je ne m'arrête pas aux objections, )*ai cité le texte , le lecteur jugera J'observerai seule- III. a3
354 LIVR& lU. CHAP. y.
Zabuloh demeurera sur les hotâs ^ ia mer, aux lieux que fréquentent lesi Bavires f ses limites & étendront )U8qu*à Sidon ^* IfaAGiJL est un ona^ couché entre les barres des étables ^ il a TU que le repos était bon et que le pâ^ était beau , il a baiJssé l'épaule [xiut prendre son fardAsiu ,■ et il s'est soumis au tribut"* *• Das )9gera son peuple aussi bien qu'aucune tribu d'Israël ; il sera un serpent dans le okemin , une couleuvre dans les sentiers , mordant les pieds du cheval et faisant tomber à la renverse celui
qtii le monte ***. Des troupes ravageront Gad-, mais il ravagera à sou tour ****• Asek fournira un
ment qu'il dc faut pas perdre de vue Tesprit de^ autres bénédictions, et de plus, que Moïse ou Tauteur de ravant-dernier chapitre du Deutéronome . lequel entendait le sens de Jacob aussi bien que tous les docteurs subséquens, n*a pas fait la moindre allusion à tout cela dans les bénédictions qu*il. donne lui-méine , soit aux tribus en général, soit h Juda en particulier, et qu*il corrobore la première interprétation : « Eternel, écoute la voix de Juda ; dftigne l'introduire vers son peuple, dans son héritage; que ses mains lui suffisent et qu'il reçoive ton secours contre ses ennemis. »
* Ccst la position topographique de la tribu de Zabulon qui s*étendait du lac de Tibériadc à la mer Méditerranée.
** Allusion aux invasions éprouvées par la tribu d'Issacar. Zabulon est nommé avant Issacar , quoique plus jeune , k cause de la position de celui-ci entre Zabulon et Dan.
**" Allusion au caractère de cette tribu qui fouminait des hommes habiles pour juger, et qui déployait sans doute beaucoup d'adresse dans les combats.
**** Les Affabes limitrophes fiisaicnt sur son territoire des incarsions iiéquentes; il finit par les Taincre. .Les guerrieit da GêA sont SQUTeat comparés k des lions.
josEPif. 355
paitt etëeHeiit et les délices tt^ak»^^ NsratAiiT fésseiùble à une biche sans etiCrâv^ ; se» ip^h r^le» sont pleines de grftce **. Josbm est uië ÂiiMaa fertile aQpres d'une fontaine , ses branches to août étendues sur là mur£lle ) on l'a àbtenté d'amëitume ; on lui a témoigné de la faidne , et on a tiré de3 flèches contre lui : lAaia sod arc a conservé sa forcç ; le Dieu puissant de Jacob a raffefmi soft bi^as , et Fa constitué le pasteur, là pierre d'Israël ; il obtiendra toutes les bénédictions du haut des ciéux , foutes leaf bénédictiom dû foiid. deisapbtrrfes; elles ne lui manqueront en rien ; son père les lui çonfinbe ' plu^ fortement encore que h'avaietit fait ses âïeuhfcpoûr hti^tnéme relies dureronjt jttsqu'aini temps les plus rectales ; elles sèrotit sur la tète de Jos<^ , sur la tête de celui qtii n été séparé de ses frères. Quant à Bevtamiî? , c'est rÉn loupqui déchirera ; leihàfin, il dévore sa proie / 1^ soif, î! partage le butin ***.
Joi^h fit embamnef lé corpsf du patriarche par les médecins de sa maison '^*^« On j employa
* Le pays d'Aser était excellent; ses produits en blé et en ImiAe ptraMwàent dignes d*ane table de loi.
** U en est qiiî tndaiseni ; « Mepbtaii est uo arbre touffu dont lei touiehes sont belles. » Cette tribu était trés-p«pideiisiB. - *f* On ioffr oe*qiu Ttffàgée Joseph. La- tribu de 'ftieiiiiniii fol «iéldiie el rapace.
**** On sait qu*il y tiymt pluriears espieee d'embrammcnt, que
356 LIVBE III. XIHAP. ▼.
quarante jours. Les Egyptieds portèrent denil pendant dix seinaines. Le plus nombreux cortège, composé de toutes les personnes mar-< quantes de la cour et de la ville , les uns à cheval, les autres en char, et sa famille entière, le suivirent jusqu'à la caverne de Macpéla, où il avait recommandé à ses ènfans de le déposer auprès d'Abraham et d'Isaac. Quand on eut traversé le Jourdain et qu'on fut parvenu dans Taire d'Atad, de br.u)rantes et doulou^uses lamentations retentirent au loin pendant .'plusieurs jours. Elles étonnèrent à tel point les habitans du pays, qu'ils s'écrièrent : « Voilà certainement un grand deuil pour cette nation. »> L'aire d'Atad fut nommée depuis, aheUMiisraïhiy le deuil de l'Egypte. .
A son retour, Joseph se hâta de rassurer ses frères qui semblaient craindre que son ressentiment comprimé par la présence de Jacob n'éclatât contre eux : et quand il fut lui-même à sa dernière heure , il fit jurer aux descendans du patriarche , qu'à leur départ du pays d'Egypte, on emporterait ses ossemens pour les
pour les gens riches, après «voir vidé toates les cavités du corps on les remplissait de substances aromatiques et précieuses, on oignait Tentérieur et Tiiitéricur , et on Tentourait de papyrus et de fines bandelettes empreintes de substances gommeuies^ les plus pauvres se contentaient de la partie de^'opér^tion qui coniûtait à faler le corps en le déposant dans le natron.
placer à côté des os de ses pçres. U cessa de ▼ivre à Fâge de cent dix ans^ après en avoir gouverné quatre-vingts; et l'on peut croire qu'il avait écrit quelques Mémoires particuliers que Moïse eut à sa disposition dans les archivés égyptiennes , et dont il tira sans doute grand avantage. Ses enfans rembaumèrent et le déposèrent dans un cercueil, afin de remplir uki jour ses dernières volontés. En effet, les Hébreux s'étaient chargés religieusement de ses restes , dès qu'ils eurent entrepris l'étonnante expédiûon qui , après des traverses infinies , les a conduits dans les plaines de Moab, où nous les avons laissés , et où le législateur va dérouler à leurs yeux le tableau des chances diverses que leur prépare l'avenir.
— — — — M t M fl BOTa t Md ^ Mf t MW