‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 47 sur 73 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

ÉTIES POLITIQUES Cnr DES MBSSIBS.

Tant qmt h toleH foatsin la Inpû^ du ioor, qae la hme et lM<éloilM MaîHrattt h mrit, que le» tfou 4« la vner faroAt e^yandry. d<> <mi|i— imena , la loi ^ la p«npl* d'Itvaa iMpaaa«roBt poiiit devant JAoraK.

J^aiiMBySvu,^, 36.

Dis qu'il connaU. les lois qui régissent uo ensemble de choses, rhomme franchit par la .

pensée les temps nécessaires pour que leurs résultats soient accomplis. Le disciple d'Hippocrate , doué du génie de son art , embrasse toutes les circonstances présentes et passées , les compare , les calcule , et dicte sur l'avenir des arrêts dont la vérité a souvent frappé le vulgaire d'une superstitieuse admiration. Ce que le médecin fait près d'un homme , Moïse le fit pour un peuple : il devança les siècles , comme l'autre devapce les jours et les années, et il transforma les causes les plus ordinaires de destruction

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en cames de résisUnce chez le peuple hébreu qui /dans ses'maoXy même les. plus orueky découTrait une prouve nouvelle de la sagesse de son législateur.

En présence dé, rassemblée générale^ il prit le ciel et la terré k témoins de la pureté de ses intentions^ et il s'écria : « Je n'ignore pas qu'après ma mortf vous vous écarterez de la route que je vous ai tracée ; mais ydici les choses qui arriveront y et qui serviront à jamais de signes pOttr*vous^ et pour votre postérité. Si vous êtes fidèles au serment de n'obéir qu'à la loi , vous «irez du succès dans tentes v<» entreprises ^> vous obtiendrez l'abondance , la/gloife et une nombreuse population. La paix régnera dans votre pays, et vous domiinez sans craiodne per* sonne. Lors^e des ennemis s'éièferbnt c^tre veus , ils seront battus ;• ils avanceront par un chemin , ett ils fuiront par sept : oa iieoonnatttra partouÉ que vous^ êtes une sation; ^ofte; V » Mais si vous ne resjpectez pas l'aHiafice ptrée , }a malédicticm pèsera sur vous ; vos en^^neÉdb vous mettront ea déroute ; c'est vous qui fuirez devaat 6ux par sept chemins. La guerre , la disf ordf , Taveuglemeut d'esprit , iAtêfom V0lre perte.^ Toute sorte de maui Yùm âfCtehidbnwl. Les curera qui soumîenl k vcw ti^vaux , deviendront ^airain > et te sol die fer.- Du bout

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de ta terre ^ une ûatiou dont \oii6 n'eDtendrez pas la Ia,ngiie , fondra Hir vous avec la rapidité de Taigle ; nation fière et insolente , qui ne res<^ pectera pas vos vieillards et n'aura nulle- pitié, de vos petits enfans. Elle dévastera vos campagnes , soumettra toutes vos villes aux horreurs d'un siège , et fera tomber tous les remparts dans lesquels voiis aviez mis votre confiance. Vos cités deviendront des désectsf la terre, si fertile entre vos mains , se plaira dans son oisiveté y sous la puisisanoe de l'ennemi ; vous^ serez emmenés captifs et dispersés parmi les nations d'une extrémité du monde à l'autre. On vous forcera de vous prosterner devant des dieux nouveaux , entièrement inconnus à vos pères , des dieux de bois et de pierre. Vous ne trouverez nulle part de repQs : on vous dépouillera de vos biens ; on vous enlèvera vos enfans ; vous souffrirez chaque jour des injustices nouvelles, sans qu'il se lève personne pour vous défendre. Les peuples, vous regardant avec étonnement, débiteront sur vous mille fables et vous accableront d'invectives. Le matin, vous direz : Verrai- je le soir ? et le soir : Reverrai-^e l'aurore ? Enfin , écrasés par le joug de fer qui pèsera sur votre cou , le cœur défaillant , les jeux desséchés , la main sans force, vous resterez interdits pendant des siècles '. »

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