‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 6 sur 73 · RÉGIME SANITAIRE · texte numérisé non relu

RÉGIME SANITAIRE

Je ne m'étaierai point de ce qu'on rapporte des pajs maritimes où la population augmenterait plus vite que dans l'intérieur des terres; un concours de circonstances étrai^res doit influer sur ce calcul; et je ne suis point du tout disposé à admettre que l'excitation aphrodisiaque et l'aptitude à la propagation suivent nécessairement une progression égale. Quoique la malignité ait beaucoup exagéré le fait^ il y aurait une preuve plus directe dans le reproche de lubricité ad];pssé à un très-grand nombre de moines.

Les lois prohibitives du Pentateuque ont principalement en vue le tempérament général des Hébreux , et les maladies les plus redoutables et les plus communes dans le climat qu'ils étaient destinés à habiter. Les avantages d'une vie simple, et le caractère tranché qu'elles imprimaient à la législation, n'arrivent que comme conséquences; car il est bien certain qu'une législation qu'on établit sur des principes difTérens des autres, doit amener des résultats qui ne sont pas identiques.

La peau qui recouvre toutes les parties extérieures du corps humain, se continue dans toutes les parties intérieures sous une autre dénomination, et avec des modifications marquées. Des savans vont même jusqu'à penser que tous nos

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orgines sont Ae» replis dé cetfe membraute ex(éneuM; «t ils rentrent par là dans Topinion dçs botanistes, d'apvès laquelle il ny it qit'nn Mfil ti^su végétal dont les diverses modificâtNniS' forment tontes les parties des plahtes« Les^ lèvres s6nt le poîoart 'où la }dnctîon éê l'eBrreloppe estétérievre et de l'enveloppe intérieure se momie Ite mieux. Le» rapports- qui existent entre ces deux tissus se dévoilent par une foole d- accidens. Il n'existe pas une seule femme ^ quelque peu occupée de sa beau té, qui^^en sache autaih, à ce sujet, qile le médecin le plus hlibile; qui ne puisse dire Tinfinence qu^obtiennent, sur la souplesse et la fratcheùr de la peau etdu teint, uti régime adoucissant ,^ l'éloignenient des<)au^s irritantes, les lotions extérieures et les rafrà^chissans intérieurs. C'est absolmâent lé même principe qui dirigea Moïse : au lieu de ^tcures, de boutons, de taches, de rougeurs^, il avait à combattre des affections dégoûtantes qm s'emparaient de toute la surface de Tiridi^dtÉ, ou de . ses membres , qui le rongeaient et liii occasionnaient d'horribles souffrances^. * ^■ Pour les alimens (chr je parlerai plus Ibin des lotions), il vanta d'abord Tusagedulàit. Leptfj^s d'Israël , quoique produisait aveé abondaA^ie du vin, et d'autres fruits, est appelé la terre de lait et de miel. De b^af^ troupeaux en- fCùrM*-

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salent d'excellente qualité. Le lait est encore aujourd'hui l'un des ifleilleurs conseils à donner aux personnes atteintes de maladies de la. peatt rebelles.

La. distinction qu'il établit entre les aniihaux rominans ayant le pied fourchu, l'ongle divisé, et ceux à qui toutes ces conditions ou l'une d'elles manquent, suffisait, malgré son inexact titude, à ses desseins. Les premiers, qui com-* prennent le bœuf, le mouton, le chevreau, le daim, le chevreuil, etc., étaient permis. II déf fend les autres : le chameau, à chair fade et pesante ; le lapin ; le lièvre, auquel Hippoerate et les anciens attribuaient le pouvoir d'échauffer et d'engeûdrer le tempérament mélancolitjiie ^'; le porc, que les Egyptiens avaient en horreur,' et dont l'usage occasionne encore dans cette contrée les maladies lépreuses.

Parmi les animaux aquatiques, il ne rejette que ceux qu'on regardait comme dépourvus d'écaillés et de nageoires; voulant faire allusion aux espèces qui se traînent dans la vase. De ce nombre furent rangés les coquillages, qui di^ posaient, à ce qu'on prétend, aux coliques accompagnées de plusieurs symptômes d'une viv^ irritation. Une loi de Numa avait exclu les pois^ sons sans écailles des' festins en l'honneur des dieox^. '.

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