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a On a observé y dit le professeur d'hjgiène Tourtelle.y que lesicbtybphages étaient trèssujets à la lèpre etaux autres nialadies cutanées; de sorte que l'on doit bannir Tusage du poisson en général, toutes les fois qu'il y a disposition à ces maladies. Les Egyptiens, ayant remarqué que dans les pays surchargés de vapeurs humides, comme la Basse-Egypte, il favorisait l'éléphantiasi8,le regardaient avec une horreur. ••, augmentée encore chez le vulgaire par l'idée que IfL mer était l'image de Typhon, ^ ennemi de la famille d'Osiri^. ^ »
Mais Moïse n'avait étendu ses défenses que sur un petit nombre : tous nos poissons de mer et d'eaux courantes , la sole , le brochet , le turbot, le merlan, la truite, le saumon, le thon, le rouget, etc., etc., auraient eu la liberté de paraître sur la table des Hébreux. Il en était de même des gallinacées et de tout le gibier; on ne rejetait que les oiseaux de proie à chair coriace et indigeste, l'aigle, le faucon, le vautour, le milan, le corbeau, le hibou, etc., etc., plusieurs animaux auxquels on se garde de toucher aujourd'hui : les rats, les taupes', des insectes que les peuples de l'Orient avaient coutume de manger, et quelques espèces dont il est impossible de déterminer la nature. La fine graisse ne fut pas réprouvée, comme on l'a dit, mais le
suif et Tusage du sang en ces termes : « Tu ne mangeras pas le sang qui est l'&me de toute chair*» ; et cela pour deux motifs , afin de rendre la cbair plus saine, et afin de prévenir la coutume sauvage qui consistait à tirer une partie du sang de ranimai, long-temps avant de le
tuer.
Les précautions sanitaires s'étendaient à ranimai lui-même. On rejetait ceux qui étaient morts naturellement ou qu'un autre animal avait privés de la vie ; on recherchait avec soin , si y dans la poitrine ou le bas-ventre y il n'existait pas quelques circbnstances qui fissent soupçonner un état malsain» Les Egyptiens impri^ maient un cachet d'argile sur les animaux qui présentaient toutes les conditions exigées; et l'application de ce cachet était confiée kdéi personnes obligées de s'instruire dans divers livres, de l'art de juger les animaux bons pour les sacrifices.
Le même usage passa chez les Hébreux , dont les bouchers devaient connaître une foule de détails sur les instrumens de leur profession; sur l'endroit du corps où il fallait frapper l'animal , sur la manière de laisser égoutter le sang , d'appliquer le cachet et autres choses de ce genre , qui ont donné naissance à de très-graves abus parmi les Juifs dispersés.
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Aucune prohibition n'atteignait les Légumes : il existait de ces prohibitions chez les Égyptien»^
L'eau mérite le titre du premier et du plus puisant des digestifs.' Mahomet, jugeant que l'ivresse et les jeux de hasard sont deux des plus grands fléaux des peuples , proscrivit le via sans rémission. Moïse n'enleva pointa ses sect,ateurs cette liqueur bienfaisante; mais il en spignala l'excès comme un vice odieux. La face d^s personnes qui s'y adonnent ^ atteste l'influence qu'elle exerce sur les maladies cutanées. .C'est afin qu'on ne vit pas se renouveler le scandale dofioé par deux des fils d'Aarcm, que le législateur imposa pour condition aux sacerdotes de se priver de vin quand ils entreraient dans le sanctuaire , et aux personnes qui, sous le nom de naziréens , se consacreraient au service du temple j de renoncera toute liqueur pendant le temps que durait leur vœu. La famille entière des rcchabites se rendit fameuse par la rigueur avec laquelle elle observa de père en fils cette privation volontaires^.
Le vin et les produits qu'il fournit ont rendu des services éminens à Thumanité dans l'en* fance^i II a développé les forces physiques , fait couler plus rapidement le sang dans les veines ^ porté à un très-haut degré la chaleur vitale. Mais son règne absolu était celui des querelles, de la
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violence , de la férocité . Le café , qui Ta rem- ^ placé y en grande partie, détermine d'autres effets; il s'adresse plutôt aux nerfs qu'au sang, il réveille la sensibilité , til sert d'aiguillon à l'intelligence. Quand sa carrière sera parcoKue, le lait, paisible dominateur, reprendrs^ans doute la première place , parce cpi'il réunit le triple avantage de flatter le goût , de nouprif le corps , et de calmer les sens.
Je n'ai pas compté parmi les préceptes concernant le régime , celui qui dicte de ne jamais cuire le chevreau dans le lait de sa mère. Les docteurs ont vu en cela la défense de mêler dans les alimens le lait à la chair; mais ne dirait --on pas plutôt une recommandation morale? car il y a quelque inhumanité à faire mourir lé nourrisson dans la liqueur qui lui a donné la vie ; c'est pourquoi on devait éviter aussi de tuer dans le même jour la vache et son veau, la mère de tout animal et son fruit *''.
Vers le temps de la ruine de Jérusalem , les docteurs , convaincus que l'heure était arrivée -oà ils allaient être dispersés au milieu des nations j donnèrent une extension illimitée aux observances alimentaires. Mais alors ce ne fut plus le principe hygiénique qui domina , ils les regardèrent comme une fortification très-puissante contre les influences extérieures. De là
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les détails minutieux dans lesquels ils sont en* très y et les ' abus auxquels le philosophe nç doit pas s'arrêter exclusivement y puisque leur sourde est moins dans le sein du peuple^ à qoi on ^ reproche , que dans les causes extérieures qui^e pressant avec violence de toutes parts , l'obligeaient à développer tous les mojens pos- %l>les de conservation. Si Ton veut se convaincre que la chose passait plutôt pour objet défensif ' que comme démarcation offensive envers les nations étrangères, on n'a qu'à jeter les jeux sur les conciles d'Agde, d*Epaone, d'Orléans, dans le commencement du sixième siècle. Il est prescrit aux ecclésiastiques et à tous les Chrétiens, de cesser de prendre des repas chez les Juifs et de leur en offrir ; preuve certaine que le sentiment d'une haine superstitieuse et absolue n'existait pas chez eux. Le texte même des articles est curieux à citer ; ils donnent à la dignité de la cuisine des deux nations une importance qui étonne chez des hommes pour lesquels les choses matérielles devaient être sans intérêt : « Que tous les clercs et laïques se gardent de prendre des repas chez les Juifs , et que personne ne les invita; à son tour : car puisqu'ils ne mangent pas des mêmes choses que les Chrétiens , ce serait une action indigne et sacrilège de goûter à leurs mets y ce serait s'avouer inférieurs à eux " . »
J*ai dit que les vêtemens des Hébreux étaient de coton, de laine y de lin ; jamais de ces deux dernières matières combinées ensemble '' , à cause des mœurs de l'époque qui avaient fait réprouver tout ce qui rappelait le mélange des espèces différentes. La tunique et de larges caleçons touchaient immédiatement le corps :
dans le repos , elle restait lâche ; on la serrait avec une ceinture pour se livrer à Texercice : le manteau à franges se jetait par dessus. Nous sommes revenus à l'application sur la peau des étoffes^ de laine » qui sont favorables à la transpiration. Dans les pays chauds et sujets aux maladies cutanées , il est utile d'éviter tout refroidissement subit. Mai» les étoffes de laine ont l'inconvénient de conserver long - temps les miasmes qui s'échappent du corps , de sorte qu'elles peuvent devenir elles-mêmes cause de maladie.*^ C'est par une sage combinaison de ces étoffes et du linge qu'on opposera une résistance efficace aux vieissitudes atmosphérique% Salomon recommande de porter des vêtemens toujours blancs, toujours propres '\ TjCS domestiques devaient avoir deux sortes d'habits , l'un pour la saison chaude, et l'autre pour le froid '^. Des ablutions journalières suppléaient à notre abondance de linge :.cela était surtout indispensable à cause de la pous^
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fièi^ et des simples sandales qu^cm portaîtr Ils se frotlaient eo même temps d'une huile aromatisée; la tête était recouverte d'une espèce de tiare, à la façon des Perses et de»
Chaldéens. Rien de plus dangereux que l'impression trop vive du soleil, et de la réverbë* ration du soleil sur le crâne. Nos chapeaux de feutre et à rebord , résistant aux rayons de cet astre et à l'humidité , offrent sans doute beaucoup d'avantages ; mais la coutume de les 6ter et de les replacer sans cesse dans les ten^pératures les plu ^ diverses , cause une foule d'indispositions, et entraine chez la plupart des gens âgés la nécessité d'une chevelure factice.
Les femmes riches portaient des robes d'étoffes très-fines , et dessinaient leur taille avec des ceintures de soie. Dans les reproches de coquetterie et de 'vanité qu'Isale leur adresse , il ne dit pas qu'elles se serrassent à perdre haleine. Si les vétemens trop lâches sont nuisibles % la beauté j rien de plus dangereux pour la santé , et pour la régularité même des formes , qu'une compression excessive. Elles couvraient leur chevelure de bonnets ou d'une mitre , à laquelle s'attachait un voile , qu'elles rejetaient À volonté.
[/agriculture , dont la majorité des citoyensft'o(x*upait^ est une vaste école de gymnastique «.
HLGIMFv SVMTAIUE. J >
Les membres supérieurs, susceptibles J'embrasser une grande étendue et de se prêter à des formes multipliées , semblent indiquer à rhomme qu'il doit les exercer plus encore tjfié les membres inférieurs , qui sont bornés dans leur flexion et leurs usages. Leur activité modérée développe la poitrine et donne aux parties abdominales une tonicité qui prévient les iùala^ dies lentes et profondes qu'enfantent Toisiveté et le défaut de grand air.
Un auti^ avantage est de rapprocher l'individu de la nature dont le seul aspect communique au corps humain quelque chose de l^har^ monie qui règne en elle» On juge paV làcdiAbiéïûi ti serait heureux pour la santé géuéralê dé combiner un état intérieur, qui prOèurftt à chacun la facilité de jouir/ plus Ou* moifti^^^de tous les bienfaits des villes , joiuis' à toli^ hèb bienfaits des champs. .'
Outre les travaux agronomiques , les Hébneux; çhe^ qui tout citoyen était soldat , s'exerçaient pendant la paix au maniement des innés. NdU6 les avons vus ae plaire à tirer de l'aix^ , à lancer de toute main des pierres avec la fronde ; à faire )0uer la! lance et le bouclier , et à courir sur left montagnes, pésvmiient amiiés : ils se livraient aussi à la nage , à la chs^se ; a H pèche ^^
Enfin les efiets sanitaires que l'hygiène et la
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nxxieciiic lotirent des voyages étaient dus à b législation même : car elle ordonne à tous les ciknens de se rendre trois fois Tannée , au moins, aux as$en]l>lées générales, dans la ville capitale de.rÉtat , et d'j conduire leurs iib '^. LVxerctce des facultés intellectuelles et affectives uVst pas un des moindres ehaînons par lesquels la médecine se rattache à la politique et à la morale : toutes nos sensations les plus lêgèn^s produisent des mouvemens intérieurs qù * longtemps répétés , impriment de profonds oaracieres dans la constitution. Chez les peuples courbés sous le des[Jotisme , la crainte , qui est le sentiment dominant , refoulera sans cesse le sang et les forces vitales vers l'intérieur. Là se pitMDteront surtout des maladies lentes, comflliquées et héréditaires comme les abus qui knrdennent naissance. Chez les peuples libres , au contraire , le sentiment de la valeur person- «^ el la confiance dans les lois permettront M ttOC et à l'activité nerveuse de s'épanouir ; k«n maladies seront violentes , mais de courte Imm. comme celles de tous les hommes forts.
j^ beau texte pour le moraliste ! « Vaine- M acquerrais les richesses d' Attale , ou la ^Gengifr-Kan, tu n'échapperas point suprême qui t'impose , sous mille JTJW régal des autres hommes ! Il faut.
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pour ragrément et la durée de ta vie , que ton corps soit intérieurement agité , selon les mêmes lois qui produisent leur existence et leur bien. » <« A quoim'a servi d'avoir amassé de Tor, de Tai^ q ge&t ^ les choses les plus magnifiques, et de m'étre agrandi plus que tous ceux qui ont été avant moi dans Jérusalem, s'écrie rEcclésiastê , je me suis aperçu qu'en cela même il j avait beau^ coup de vide et d'ennuis '^ ? >»
Le besoin d'aimer est sans contredit un des plus actifs de l'homme , celui dont il retire la plus de bien. C'est une erreur de croire que l'expansion de nos sentimens les affaiblisse. L'être qui aimera le mieux l'humanité , chérira le plus sa ,patrie , ses concitoyens , ses proches , ses^amis, s'aimera le mieux lui-même. Que les gouvememens sont donc coupables, que les législations sont imparfaites , quand ils n'offrent aux peuples ni hommes ni choses qui agissent sur leurs âmes et qui les dédommagent de toutes les peines individuelles qu'entraîne inévitable- , ment l'exercice de la vie ! Gela aussi est de la plus haute importance pour la santé et pour Id^ conservation de nos jours. *
La législation de Moïse avait en vue d'accomplir , autant que pouvait le permettre l'époque , tous les besoins moraux de l'homhie ,. en même temps que ses besoins physiques» Elle
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prévenait le vague de l'esprit^ en oMigeaut chaque citoyen <le rechercher lui-même la parole du Jéhovah, qui était l'expression des iaté* êréts privés et publics , et en le ramenant sans cesse à ridée d'un bien-^tre positif. Elle fournissait un aliment à l'activité de l'imagination, au moyen de Tauréole religieuse et poétique qui environnait tous les événemens intéreasans pour l'Etat , toutes les actions remarquables des citoyens; un aliment à l'activité des sens par la tolérance même de la polygamie; à l'activité du cœur, en célébrant l'amour de la patrie, l'amour dû aux parens , à l'épouse , les douceurs de l'amitié , le respect envers les vieillards , les sages, les guerriers, les pères d'Israël. Ën&n l'égalité fraternelle qu'elle établissait, la puissance divine qui protégeait l'empire et veillait à ses étemelles destinées , les assemblées et les £ètes publiques , tout semblait combiné pour porter dans les âmes cette satisfaction durable qui est la conservatrice suprême de la santé du corps.
C'est pourquoi le législateur promet aux Hébreux, *entre autres avantages, la santé, Vils restent fidèles observateurs de la loi, et les menace d'un grand nombre de maux, dès qu'ils s'écarteront de la route dans laquelle il les a fait entrer.
« Si tu exécutes les préceptes, les statuts et
RÉGIME SAiNITAIHE. Sq
les lois que je te prescris, tu seras exempt de maladies; si tu les abandonnes, tu te verras bientôt frappé de fièvre, de dessècliement, de toutes ces maladies et ces plaies grandes > contagieuses et durables qui ont frappé FÉgypte , même de toute autre maladie que celles qui sont écrites dans ce livre de la loi '*• »
Mais avant de parler des règlemens directs contré ces grandes maladies contagieuses , un sujet plus intéressant doit nous occuper, la santé des enfans et des femmes.
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