‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreuChapitre 12 sur 45 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Tel est le nœud qui existe entre sa politique et sa théologie : tel est le magnifique principe de l'vNiTÉ qui diffère en toute chose de cette autre unité , en vertu de laquelle des politiques modernes livreraient des masses d'hommes au caprice dW seul. Il se confond dans la pratique avec le principe de l'utilité générale; son développement naturel produit toute la loi : enfin il est le but définitif de cette loi , en même temps que son point de dépeurt ; « attendu , comme disait Socrate, que le plus grand bien qui puisse arriver à un État , c'est l'unité parfaite (4). »

Ainsi ^ point d'équivoque : pour Moïse , l'État, c'est Israël, c'est le peuple; bien différent en cela de l'illustre monarque qui disait: VÊtat cfist moi! Le peuple est la combinaison d'un certain nombre d'individus formant un ensemble parfait, un être vivant et heureux. Les règles nécessaires pour obtenir ce résultat ont de tout temps été gravées dans la nature des choses. Mais les unes

elle-même. Mais Tongine donnée à ce nom par là Genèse , la lutte symbolique de Jacob , dans laquelle il triomphe non-seulement des hommes mais des puissances supérieures , ne permettent pas d'adopter cette interprétation. Il se compose plutôt des mots iachar et el, juste et fort , ou mieux , de la racine Sarah , il a obtenu la principauté, la souveraineté, et de é7, le dieu fort, et il signifie celui qui a obtenu la souveraineté de Dieu même ( Voy. les Lexiq. Eebr. sur ces mots.)

s'établissent par le développement physique de rhomme , les autres sont dévoilées d*avunce aux intelligences supérieures , qui , réagissant sur toute l'espèce , précipitent sa marche et Taccomplissement de ses destinées.

£t voyez aussitôt la force que ce principe porte en lui-même. Les Égyptiens y ayant fait plusieurs peuples distincts dans un seul État, tombèrent presque sans résistance. Les âges modernes constituèrent aussi dans une même société , trois sociétés distinctes , sacerdoce , noblesse , peuple. Qu'en est-il résulté ? une lutte entre les deux premières , jusqu'à l'heure où la ti*oisième , les absorbant l'une et l'autre , a ramené sans retour au principe de Moïse , à l'unité de la personne publique. Aussi M. de Bonald a-t-il rencontré la vérité , quand il a dit que les sectes qui veulent changer l'ordre des sociétés existantes et ramener la religion naturelle , repassaient par le j'uâaîsme (S),

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