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Berlioz, loc. cit

INSTRUMENTS A CORDES FROTTEES 35

ainsi que le prouvent leurs sonates et concertos '.

Sa place à rorchestre est considérable, puisque le chant et la basse sont également de son ressort. Divisés, les violoncelles peuvent produire d'admirables effets. Citons-en pour exemples le quatuor et le quintette par où débutent respectivement les ouvertures de V Ariodant de Méhul et du Guillaume Tell de Rossini ; et des groupements analogues dans l'acte premier de la Valkyrie de Wagner. Quant au solo orchestral il est fréquent, et les œuvres lyriques de Lalo et de Massenet, entre autres, en portent témoignage.

La contre-basse, l'instrument le plus grave de la série, est la descendante du violone, ou contrabbasso di viola, dont il existait une variété plus grave encore, le violone di gamba sab basso — On la trouve en usage, dès le début du xvii' siècle, en Italie, en Allemagne et en Flandre. La cathédrale d'Anvers en possède une dont l'étiquette porte cette inscription : « Pierre Porlon m'a construite à Anvers en 1647. » En France l'Académie nationale de musique ne l'adopta dans son orchestre qu'en 1700. Encore y demeura-t-elle solitaire jusqu'en l'année 1707, où on lui adjoignit une compagne. On ne connaissait alors que la contre-basse à trois cordes, qui régna longtemps sans partage. En 1 832 apparut celle à quatre cordes qui devait peu à peu supplanter la première. Et il

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