I. Auber a laissé Huit pièces pour deux violoncelles
est probable que Tinstrument à cinq cordes dû aux facteurs Gand et Bernardel, et déjà pratiqué en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, finira par remplacer le type actuel.
Il ne faut pas oublier que « nous avons moins affaire ici à un instrument chanteur, qu'à un soutien, au vrai soutien de Torchestre » '. La plupart du temps les contre-basses doublent au grave la partie dévolue aux violoncelles. Parfois néanmoins elles s'en séparent, mettant en relief leur son triste et profond. Ainsi en est-il dans la pathétique scène du Fidelio de Beethoven, lorsque Léonore et le geôlier creusent la fosse de Florestan, et dans un passage du finale de la Symphonie avec chœur où elles dessinent un contrepoint mélodique indépendant. Dans le Cinq mai Berlioz a divisé les c ontre-basses en quatre parties. Rappelons aussi, à titre de curiosité, que Gounod a écrit un Scherzo pour deux contrebasses.
La poésie eût ignoré cet instrument si Banville ne nous avait entretenus, en l'une de ses Odes funambulesques, de « ces temps romantiques
Oîi Prudhomme, ravi de tomber avec grâce, Etait jeté vivant dans une contre-basse Pour avoir contesté les vers de Ilernani. »
(Mcdilation poétique et littéraire.)
Signalons au même titre Voctobasse inventée en i85i par Vuillaume. Haut de quatre mètres,