A. Pirro. L'Esthétique de Jean-Schastien Bach
INSTRUMENTS A EMBOUCHURE iS;
Destouches et Lalande, jouéen 171 1, notammenten un court intermède symphonique intitulé : « Bruit de chasse d'. En 1701 Rameau le fait entendre à rOpéra, dans l'ouverture d'Acanthe et Céphise.
L'Hallali est superbement sonné dans le Torn Jones de Philidor, dans l'ouverture du Jeune Henry de Méhul, dans le chœur de chasse des Saisons de Haydn. On peut aussi rappeler le finale des symphonies sylvestres de ce maître et de Gossec, et citer la parodie de ces fanfares dans un air du Maître de Chapelle, de Paer ^
Haandel a fait un noble usage du cor dans ses opéras de Radamisto et de Rinaldo. Mais si l'on excepte ces quelques exemples, en y ajoutant un petit nombre de traitsheureuxchez Haydn et Gluck, on doit convenir que Beethoven a su le premier rendre à cet instrument les honneurs qui lui sont dus, en mettant en évidence la poétique et noble douceur de son timbre, aussi bien que ses facultés épiques. On ne sait vraiment quelles citations choisir au milieu de telles richesses ; bornons-nous donc à rappeler le Septuor, la Symphonie- héroïque, la prière du grand prêtre dans les Ruines
1. Vers la même époque, le cor était également employé dans la musique de danse. Lady Montague, en une lettre datée de Vienne, janvier 1717, écrit que n la musique y serait très bonne, si l'on n'avait coutume d'y mêler des cors de chasse qui rendent la compagnie presque sourde ».
2. Rappelons aussi que les chasseurs sont redevables à Rossini d'une belle fanfare pour quatre trompes, composée à Compiègne en '.SaS.
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d'Athènes^ le menuet de la VIP symphonie, l'air de Léonore du deuxième acte de Fidelio, sans parler du sextuor pour deux cors et instruments à cordes ni de la sonate pour piano et cor.
Mozart a fort bien traité le cor, quoique avec moins de variété et d'ampleur. Citons le trio du menuet de sa symphonie en sol mineur, ses trois concertos pour cor, son quintette pour cors et quatuor à cordes, et aussi l'emploi comique de l'instrument dans certains passages de Don Giovanni et des Noces de Figaro.
Mais le magicien par excellence est Weber : « Aucun maître, à mon avis, dit Berlioz, n'a su tirer du cor un parti plus original, plus poétique en même temps et plus complet que Weber. » C'est aussi l'opinion de Gevaert. Les ouvertures du Freischùtz et àObéron et les partitions qu'elles précèdent, sans oublier Euryanthe ni Preciosa, méritent ce bel éloge. « Les sons du cor transportent l'esprit au loin, dans les libres espaces, au sein des vastes forets, sous l'ombrage des chênes séculaires, ou dans les pays charmants du rêve et de la féerie, aux bords des claires fontaines où l'on entend par les belles nuits d'été résonner les notes mystérieuses du cor (ÏObéron » '.
Ces accents mélancoliques, Mendelssohn les a faitchanter dans son admiraiile nocturncdu Songe