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I. Cité par Wackerbarth, Music and the Anglo-Sa-xons

■1. Pendant longtemps la fonction d'organiste fut dévolue aux membres du clergé. La première dérogation k ce privilège semble dater de 1496, lorsque l'église do Saint-Jaccjues delà Boucherie confia son orgue à Michel le Piseur, notaire au ChStelel, qui touchait pour cet office les émoluments aunuels de six livres huit sols parisis. Remarquons en passant que les orgues, au moyen Age, étaient parfois ornées de figures aussi fantastiques que les sculptures des églises où elles résonnaient. Iluysmans conte qu'en visilaut l'église de Saint-Savin, dans les Basses-Pyrénées, il y vit « un vieil orgue démantibulé du moyen âge, bien étrange ; les pédales, quand on les remue, mettent eu braulc les mâchoires de têtes fantastiques qui tirent la langue aux ouailles. Ces mascarous dont les grimaces, dans un temple, surprennent, sont en bois, gaiement sculptés et violom-

INSTRUMENTS POLYPHONES A RESERVOIR D'AIR îoi

tadt marque une étape importante dans la facture toujours en progrès. On en est redevable au prêtre Nicolas Faber, qui l'avait pourvu de vingt soufflets et de trois claviers. Au xv° siècle, l'invention des pédales vient apporter à l'instrument de nouvelles ressources.

Au commencement du xvi° siècle, les Suppositî de l'Arioste, donnés au Vatican, s'ornèrent d'intermèdes avec divers instruments dont a un petit orgue aux sons variés ».

L'histoire des divers perfectionnements apportés au plus complet des instruments demanderait une longue et minutieuse étude. Nous devons nous borner à signaler quelques importantes significations, telle que le levier pneumatique de l'Anglais Barker, qui révolutionna le mécanisme de la soufflerie, et les chambres d'expression qui permirent de réaliser les plus délicates variétés de nuances .

C'est à Claude Perrault, le célèbre médecin et architecte satirisé par Boileau, que l'on doit l'idée de cette remarquable innovation. « Je cherchai, dit-il, le moyen de donner à l'instrument la faculté de pousser des sons différents en force, pour imiter les accents de la voix et le fort et le faible que le mouvement de l'archet et la variété du souffle produisent dans les violons, dans les flûtes

ment peints » [Les foules de Lourdes). La mention des pédales fait supposer que cet instrument est de date un peu plus récente que ne le pensait l'écrivain.

aoi INSTRUMENTS A VENT

et dans les hautbois. » Sébastien Erard perfectionna ces premiers essais et les appliqua à un orgue destiné à la chapelle de la reine Mario- Antoinette. Grétry lui rendit un juste hommage en ces termes : « J'ai touché cinq ou six notes d un buffet d'orgues qu'Erard avait rendues susceptibles de nuances; plus on enfonçait la touche, plus le son augmentait, il diminuait en relevant doucement le doigt: c'est la pierre philosophale que cette trouvaille'. » Bien d'autres perfectionnements devaient suivre que nous ne pouvons énumérer ici.

Examinons maintenant d'une façon succincte les éléments sonores dont l'orgue dispose.

Les jeu.x mis en action par le vent des soufflets se divisent en ces deux catégories :

1° Les jeux à bouche, avec tuyau que termine un pied en pointe par où s'introduit l'air.

2° Les /'eux à anche, avec tuyau muni d'une languette de laiton.

Depuis le plus petit tuyau mesurant huit millimètres jusqu'aux plus gros — en bois et de forme carrée, ceux-là — atteignant une hauteur de douze mètres (ils correspondent aux jeux dits « de trentedeux pieds »), toute la gamme des dimensions se poursuit à travers cette forêt de tubes sonores.

Il faut ajouter au groupe des jeux à bouche la série àesjeux de mutation^ dont les tuyaux sont

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