‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 128 sur 169 · BUT. DU ITAL. — T. TIU · texte numérisé non relu

BUT. DU ITAL. — T. TIU

408 siias DE viïîmE.

Autriche. Une grosse armée se réunit alors sous cet Antoine de Leyva qui avait tant contribué aux victoires en Italie ; avec lui passèrent les Alpes le comte Guido Rangoni, un Martinengo, général de la cavalerie^ le marquis Alphonse del Yasto^ général de l'infanterie, Pierre-Marie de Rossi , comte de San-Secondo, Fabrice Maramaldo, Philippe Tomielli, Jean-Baptiste Gastaldo, Marzio et Pierre Golonna, don Ferrand Gonzague, général de Pinfanterie légère, deux compagnies de chevau-légers du doc de Ferrare; il y avait aussi, de la part du pontife, avec trois cents arquebusiers et un grand nombre de nobles italiens, Hippolyte de Médicis, cardinal, qui préférait les éperons à la pourpre. Sur ces entrefaites , André Doria , envoyé par Charles-Quint pour faire une diversion par mer, occupa Coron et Patras, et menaça Constantinople. Soliman se retira donc, emmenant trente mille paysans prisonniers, et, après des négociations, accorda une paix perpétuelle à son fils repentant , comme il appelait Tarchiduc

**** d'Autriche.

Mais Louis Gritti, Vénitien au service de la Porte, envoyé par Soliman au roi de Hongrie, s^étant permis des actes arbitraires, et même de décapiter le gouverneur de la Transylvanie alors tranquille, les amis de la victime s'insurgèrent et le tuèrent. Soliman, occupé en Perse, demandait continuellement satisfaction de ce meurtre ; en outre, les pachas turcs, malgré la paix conclue, ne cessaient de ravager les pays voisins : de là , des luttes et du sang. Ferdinand s'en plaignit, Soliman fit de même, et la décision fut remise à Pépée. Un corps de Hongrois, d'Allemands

1534 et d'Italiens, sous la conduite d'Alexandre Vitelli, entra dans la Hongrie; mais il fut bientôt réduit à l'impossibilité de tenir là campagne.

On a de la peine à croire qu'un si grand péril trouvât les chrétiens si indifférents; mais Pégoïsme, désormais, dirigeait la politique, et chacun, poussé, non plus par un sentiment d'amour pour la corriger, mais par une haine .aveugle pour la détruire, donnait l'assaut à cette autorité qui suffisait pour réunir les chrétiens.

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