‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 136 sur 169 · PERSONNES SAINTES · texte numérisé non relu

PERSONNES SAINTES

Le dominicain Mathieu Carrieri^ de Mantoue, fut uti orateur iim distingué; mais, par la prière et son exemple, il opéra des conversions plus étonnantes dans l'Italie, en ramenant dans la bonne voie des pécheresses fameuses, en cultivant de naissantes vertus. Son zèle fut dénoncé comme excessif au duc de Milan, et il dut se justifier de ne pas se tenir dans les bornes de la modération , qui est Punique vertu pour quelques*uns. Capturé par un corsaire, en se rendant de Gènes à Savone, il finit par obtenir sa liberté, qu'il offrit aussitôt pour racheter une dame prise ellemême avec sa fille ; le corsaire, touché de cet acte de générosité, délivra tous les captifs! Le dominicain Antoine Neyrot de Rivoli, au moment ou il passait à Naples, fut également enlevé i^eo par un corsaire et conduit à Tunis. Là, trop faible pour supporter les souffrances du captif, il se fit màhométan ; mais, s'étant bientôt repenti, il mérita le martyre, et des marchands génois transportèrent son corps dans sa patrie, où des miracles signalèrent sa présence.

Constant de Fabiano, du même ordre, disciple du bienheureux Conradin de Brescia et de saint Antonin, partagea son temps entre Tétude, la prière et les macérations ; il obtint, pendant sa vie, un culte qui fut bientôt reconnu. Bernard de Scammaca de Catane, renonçant aux désordres de la jeunesse pour se livrer aux exercices de piété, se fit dominicain, et se consacra tout entier au soulagement des misères, etl même temps qu^il S^occupait de sa propre sanctification. Jean de Licci, de Palerme, qui vécut cent quinze ans, édifia les dominicains ; Sébastien des Maggi, de Brescia, renonça à la gloire d'homme de lettres pour convertir les pécheurs et réconcilier les ennemis, surtout à Gènes, ob il mourut en 1494.

Parmi les franciscains, Jacques des Marches de Mombran-

de l'Italie. Eo réalité, c^est là un nouveau point de vue de Thistoire italienne, et il importe de les étudier, autant du moins que les Borgia et les Arétins. Hohrbacher, dans le livre LXXIX de V Histoire universelle de l* Église catholique (Paris, 1851), après avoir énuméré les nombreux saints de la moitié du quatorzième àècle» termine ainsi : On le voit, t Italie était un paradis terrestre dont le ciel paraiâMis iilionné de nuages et d'éclairs en tout sens, mais dons le sol produisait Us plus belles Jlews, les plus beaux fruits, et pour le temps et pour V éternité. Il Y d des 'Voyageurs d'histoire qui n^ aperçoivent et ne signalent que ees éclairs et ces nuages. Autant 'vaudrait dire que le printemps est la triste saison oit les hannetons bourdonnent^ oh les grenouilles coassent^ oîi les cheniUes rongent les ar^ irey, oh la 'vermine foisonne partout»

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