‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 21 sur 169 · BUT. DES ITAL. — T. VII · texte numérisé non relu

BUT. DES ITAL. — T. VII

06 fLEPHésAtLLËS.

fliait de donner en gtq;e des objets précieut, et souvent les trésoffe des églises ; ou bien on offrait pour caution d^autres personnes^ disposées à subir jusqu'à l'ennprisonnement si^ le jour fixé, le créancier ne recevait pas satisfaction (1).

L'étranger (et Ton traitait ainsi quiconque habitait à quelques milles) n'était protégé ni par des lots cotnmuneà , ni par la justice générale; on recourut donc à d'étranges compensations^ telles que les représailles. Si quelqu*un Souffrait un dommage dans ses biens ou sa personne, et n'obtenait point satisfaction^ ii pouvait lui-même, ou par l'intermédiaire de ses parents et voisinsv nuire à tout compatriote de Poflenseur. Les représailles dérivaient de l'ancien système d'association , en vertu duquel tous étaient garants d'un membre de la communauté. Obert PelavicinOj seigneur de Crémone, qui se prétendait créancier de Philippe Torriano^ chef alors du peuple milanais^ retint dans sa ville tous les négociants de Milan avec leurs marchandises. La oompagnie des Buonsignori de Bietme devant 80^000 florins à l'Église romaine > le pape prononça l'interdit sur toute la ville, jusqu'à ce qu'ils fussent payés. Parfois les représailles s'appliquaient à des cas criminels: un Anglais ayant été tué par un It^ilien de la compagnie des Spini, les officiers de la justice arrêtèrent tous les compatriotes du meurtrier.

Les lois réglèrent cette coutume, et peu à peu on cherc ha à

oœttrtt; «f ti iéi defuetity ih m(Sis h&nis mets atUmpfeàtur^ i6 juin \tst\ èartulainduBoturelitanSerlbft, où stt trout^tonsigné MM autre procédé sommaire, par lequel on te met en pbMeuion sans formules juridiques ni sentence, procédé qui se rencontre d*autr«i fois. Gela est encore plus clair dèhs un acte du 1*' août de la même oiiMiée, où Baldo Pulpe et sa femme donnent k Guillaume Vento : iocum Fmkttrit ( Voitri) piptàrif tt û ibi deftteril, alia hoûa nositià; et nui sic observtwerimut, tna auetorkute \et sine éecretd consutufn et nos&a eo>itrû£liciione in eis pro duplo iatrare passe»,.; la fettime i^enontAe au sénatus-cohsulte de Velléius, ou droit d'hypothèque, i ht loi JuUa des biens inestimés. Mêmes stipulations le 7 novembre 1 168. Voir ce cartnlaire dans les Mùmm, hist. patria,

<1) Le Florentin Bcnsnacoorso Pitti, auquel le comte de Sb\t>ie, en 1409, devait 1 ,000 florins, fit anréter à Florence Jean Marchiandi, fils du chancelier de Sâiroie, et ne h; remit en liberté qu'après qn'il eut donné unt caution. En 1393, Amédée VIII de Savoie payait une dette de 1,800 florins, pour laquelle les Iroi» phiê^Wids barans de Sayoie avaient offert de se constituer prisonniers ; en 1 409, il payait ime indemnité à Pierre Colombet qui avait été en prison pour lui. Ap. Ci- BBABIO, p. 403. Aussi les hommes de Racconigi stipulaient, le 12 décembre 1 1^8 avec Manfred) marquis de Saluces : Si ipse marchio àllqueln homiuem iKaeunisi infidêjussionê pùnere vohierit, eï ipse rnirare noltufrit, non inde eum vatuare debent, (Monom. hist. patri», ekart. II.)

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