‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 27 sur 169 · ART DE LA SOIE · texte numérisé non relu

ART DE LA SOIE

exporter les feuilles, et Ton accorda , en 14^3^ pleine franchise k quiconque en importerait. On prétend que Louis Sforza les introduisit dans son parc de Vigevano^ d'où ils se répandirent dans la Lombardie, ce qui luf valut le surnom de More. Un décret de Milan, de 4470, ordonne de planter cinq mûriers au moins pour chaque cent perches; qn autre^ de faire connaître combien * Il en existait, avec invitation d'en céder les fepilles an roattre de la soie à prix équitable, si Ton ne voulait pas nourrir soi-mAma l?s vers à soie. Déjà, en 1507^ Muralto, dans une chronique conuisque manuscrite, raconte que la campagne autour de Milan et de Côme présentait l'image d'une forêt de mûriers.

On a prétendu que Roger de Sicile , dans son expédition en Grèce, avait ramené des tisserands et des ouvriers en soie; mais nous avons vu que les Sai*rasins la tissaient avant cette époque. On ajoute que cet art florissait à Lucques, et qu'après la prise de cette ville par Castruccio, neuf cents familles, dont trentç %i une allèrent se fixer à Venise, se répandirent dans le reste de l'Italie; cependant, dès 1225, l'art de la soie formait à Florence une corporation distincte, classée parmi les majeures, avec la bannière d'une porte rouge en champ blanc. En 1248, les Vénitiens défendirent le commerce de la soie aux percepteurs des taxes imposées aux fabricants de soierie. Frère Buonvicino de Riva , à cette époque, écrit qu'on faisait à Milan des étoffes de faine Jlne et de soie, de coton et de lin; il est vrai que la soie venait du dehors. Borghesano, de Bologne, inventa, en 1272, les roaets & tordre la soie, dont le secret était conservé avec un soin jaloux; mais, au commencement du quatorzième siècle, un certain UgoUno les fit connaître aux Modénais, révélation qui le fit pendre en effigie dans sa ville natale (1).

L'art de la soie s'étendit à Pise, Gênes, Padoue, Côme, Vérone^ Vicence, Bassano, Ferrare, Bologne , et dans la Lombar- ()ie, au point que, la soie indigène ne suffisant pas aux fabriques , il fallut en tirer de la Marche, de la Calabre et des lies grecques. On ne tarda point à travailler des étofles et des brocarts, brochés d'or et d'argent, avec ornements métalliques ap-

^fcnt i^r enacigner iUséleve^età entirev la soîa. » Viuoent Chlanigi, daos I* ^gih éêltê maiqttU Gutann sordide, 1788 , à Tarticle Ubèra^ |^. 174, <lit qa*OD aTaii établi eu Toicane, dès 1 180, |ia hôpital pour aoisoer l^i Ûpreux qui lianiUaient la laine et la loie. (1) Antiq. M. jE», H, 562.

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