‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 5 sur 169 · VÊTEMENTS · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS

parfois de damas. Par-dessous^ il y en a qui mettent un sayon, d^autres une soutaneile ou vêtement court de ce genre en drap et doublé^ que Ton appelle casaque. On la porte Kété sur le pourpoint et la camisole seulement, et quelquefois sur un sayon ou autre chemisette de soie, avec un bonnet en drap noir simple^ ou en serge légèrement doublée; dernère est un morceau d'étoffe qu'on laisse retomber de manière à couvrir le cou, et Ton appelle cette ooifTure un bonnet à la citadine. On ne porte pins maintenant de sayons avec des revers sur la poitrine et des mandées larges qui descendaient jusqu'à mi-jambe, ni ces bonnets qni en feraient trois d'aujourd'hui, avec les plis relevés en dessus, ni des souliers ridiculement faits, avec des talons.

a Le mantel est un vêtement qui descend le plus souvent jusqu'au cou-de-pied, ordinairement noir, bien que les riches, siurtout les médecins, le portent violet ou rose, ouvert seulement sur le devant et plissé dans le haut; il s'attache avec des agrafes comme les lucchiy et ceux qui ont le moyen de se donner un liteco ne le mettent qu'en hiver avec une doublure, sur sayon de velours ou de drap.

« Le capuce a trois parties : le mazzocchio, cercle de bourre recouvert en drap, doublé à l'intérieur, qni s'enroule autour do la tête et i'envek>ppe en dessus; la foggia, ou la partie qui, pendant sur les épaules, garantit la joue gauche; le becqueta bande doublée du même drap, qni va jusqu'à terre : on le replie sur Tépaule, et très-souvent il se roule au cou , ou bien encore autour de la tête, quand on veut être plus libre et plus alerte. Le pappafico était un autre genre de capuce qui couvrait les joues.

a La nuit, où il est d'usage à Florence de sortir beaucoup, on porte sur la tête des toechi (toques) et sur le dos des capes dites à l'espagnole, c'est-à*-dire avec le capuchon par derrière. Dans la maison, on porte habituellement un palandran ou un catalan, avec un gros bonnet sur la tête; Tété, certaines simarres de cotonnade, ou des gabardines de serge, avec un petit bonnet. Pour monter achevai, on porte la cape ou le gaban en drap ou en cameline, et, pour voyager, en feutre. Les chausses sont tailladées au genou, avec une doublure en taffetas sur les cuisses; beaucoup de personnes les ont avec des crevés en velours, et bigarrées. Tous les dimanches, on change la chemise, qui est froncée au cou et aux poignets, de même que toutes les autres bardes, jusqu^au ceinturon, aux gants et à l'escarcelle. Quand on salue.

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