‹ Histoire des Italiens (volume 2)Chapitre 55 sur 169 · L4 FIN PO MOYEN AG · texte numérisé non relu

L4 FIN PO MOYEN AG

Nous venons de suivre le passage des temps moyens à Vl§t moderne. La société, établie sur la libre autorité, sur le dévoua ment de l'homme à Phorame, sur l'infaillibilité catholique, la hiérarchie ecclésiastique, s'efface devant la recherche in dante des penseurs, la subtile érudition des légistes, la résoIufîQi des peuples de s'affranchir des lisières qui ont soutenu leur» fance, et la ferme volonté des rois de ne pas souffrir de supfc rieurs. Lorque Rome impériale eut perdu cette force qui absA bait l'homme dans l'État, l'Église proclama sa propre indfr pendance; les hommes libres, les seigneurs féodaux, h| communes, les maîtrises, voulurent jouir du même avaotigu et s'arrogèrent l'autonomie dans leur sphère d'action, de tdl sorte qu^on ne trouva plus la nation, l'État, mais l'individu ml sa conscience et sa volonté. Tout au contraire, les États itti' dernes, dès leur origine, manifestent une tendance hostile ï h société chrétienne et aux royaumes barbares, concentrent IH pouvoirs isolés, étendent la sphère de l'activité royale au détB* ment des seigneurs et des communes.

Dans cette voie, ils avaient pour auxiliaire le désir de l'ontab de la sécurité^ de la protection, agrandi par les richesses et il civilisation; mais il en dérivait la dominaticxi illimitée d'A homme, car tous ces pouvoirs, une fois concentrés^ ne peui# plus être exercés pav le peuple, et sont confiés à un seul. Deft naît l'absolutisme moderpe^ qui étouffe l'individualité sous loi règlements; les gouvernements disposent arbitrairement dd droits, et, comme l'État doit régler tout ce qui intéresse la a** jorité, il ne connaît plus de limites à l'action qu'il s'attriboi;' bien plus, il porte atteinte à la propriété par les impôts arbi* traires (1), substitue à la conception morale le calcul de llnl^

(1) Melchior Gioia voit dans les impôts « une force de proportion cnÀssaf^ qui ne trouve de limites que dans la résistance des peuples et dans le oœor^ princes sages ». {Nouvel aspect det sciences économiques, p. 203.) ,

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rét personnel, Tautorité artificielle de la magistrature à la liberté laturelie de chacun^ à un chef servi par des pouvoirs indépen^ éaiU, lidée de TËtat représenté par un homme ; en résumé^ fige catholique fait place à l'âge politique.

La mission providentielle du moyen âge est accomplie, mission ipii avait pour but de faire disparaître Tomnipotence de l'État Aor tes corps et les àmes^ de restituer à l'homme rimportance ipi d'abord n'était attribuée qu'au citoyen , et de rétaÛir^ avec ks nationalités particulières, les familles dans chacune d'elles.

Dans le principe, les familles des vainqueurs constituaient une imparfaite fédération, mais suffisante pour tenir dans la subordination celles des vaincus. Attachée à la possession des terres, h sGoveraineté se subdivisait entre une foule de petits seigneurs qui gravitaient dans leur propre orbite sans être entraînés dans telle d'un souverain unique. Lorsque les invasions fur Ait terminées^ on nouvel ordre de choses, qui tenait de la servitude ancienne et de la liberté moderne, s'était fondé sur les débris de Pempire de Charlemagne; on commença dès lors à parler des Ingnes distinctes^ d'où sortait une poésie pour exprimer les Croyances, les passions, les sentiments. Les communes agranfirent les familles des vainquetirs, en y introduisant les vaincus comme artisans ou bien comme simples m^vt/m de la cité; pais elles embrassèrent peu à peu la campagne et les serfs, et Ibmèrent pour ainsi dire autant de foyers autour desquels se cristallisèrent les éléments décomposés.

Telle fut la révolution au moyen de laquelle Tltalie^ avant toute autre nation, effaça l'empreinte €le la barbarie : révolution domestique^ où le gouvernement passa des rots aux comtes, des comtes aux évèques^ des évéques aux communes, d'abord aristocratiques , puis industrielles, enfin plébéiennes ; du reste^ les communes recherchaient moms la liberté civile que l'égalité , et voulaient cette égalité, non dans les personnes , mais dans les corps, qui s'étaietit affranchis au prix de l'or et du sang^ sans toutefois se grouper autour d'un poiwoir central. La vue se trooMe quand on regarde ce tourbillon de personnes et d'États qui ne forment point un faisceau ; en effet , comme ils agissent par sentiment plus que par réflexion , ils manifestent une vie exobéranle^ se poussent dans une rapide et perpétuelle mobilité, se contrarient^ se renversent, et se combattent poqr des motifs iBconmis»

Les chroniques doutent «n motif à chacun de ces Mis, vn

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