‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 165 sur 319 · DÉPRAVATION · texte numérisé non relu

DÉPRAVATION

à construire une digue pour garantir ses propres terres à Terracine ; lorsqu'un envoyé du sénat en Illyrie reçut de l'argent pour faire un rapport favorable ; lorsqu'un Métellus, rappelé d'Espagne où il espérait gloire et puissance, désorganisa l'armée; lorsqu'on refusait de gouverner des provinces qui n'étaient pas riches', et qu'on vendait des congés aux soldats; lorsque les ambassadeurs, en plein sénat, louaient les généraux d'avoir trompé Persée au moyen de trêves simulées ; lorsqu'aux plaintes des peuples spoliés, vendus, massacrés, le sénat se contentait de répondre que ce n'était pas en vertu d'un de ses décrets ; lorsqu'aprés l'institution d'un tribunal permanent ( quxstio perpétua] chargé de punir les concussions, les sénateurs qui le composaient se faisaient indulgents pour de l'or et par connivence de corps; lorsque les généraux déclaraient la guerre sans y être autorisés, et recevaient les honneurs du triomphe parce qu'ils étaient soutenus par leurs parents et leurs clients; lorsque l'argent était la mesure de tout, et qu'on obtenait l'estime en raison de ses richesses (1); lorsqu'on cherchait à corrompre dans le but unique d'acquérir le droit d'extorquer ; lorsqu'on extorquait pour avoir des moyens de corrompre , et quand on ne voyait dans la prospérité de la république qu'une occasion de s'agrandir soimême et de récompenser ses propres adhérents?

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