Collina. 12. Horatia
310 liONSTIÏLTIOiM ROMAINE.
La Colline , l'Esquiline , la Palatine , la Suburrane étaient urbaines ; les autres, rurales. Dans les quatre premières, on avait introduit tous ceux qui n'avaient pas de patrimoine foncier ; aussi les tribus rurales jouirent-elles toujours d'une plus grande considération. Elles possédaient ce qu'on appelait Vager romain, qui cependant n'était pas uniforme ni compacte autour de Rome, puisque, sur la lisière même, se trouvaient des V\\\q& étrangères , comme Tivoli et Préneste, sur le territoire desquelles pouvait se réfugier quiconque voulait échapper à une condamnation. Le peuple romain d'origine formait à peine la moitié de la population ; mais, divisé en vingt et une tribus, il comptait vingt et un votes, et, par cette distribution, la souveraineté, quoiqu'elle parût communiquée , restait toujours le privilège des Romains véritables.
Outre cette division originelle et locale, une autre fut introduite lorsqu'on abaissa les barrières aristocratiques pour rapprocher la commune plébéienne des lirandes familles, de manière à protéger les franchises de celle-là, sans toutefois enlever le gouvernement à celles-ci. Le peuple fut donc réparti en six classes suivant la fortune : pour entrer dans la première , il fallait posséder plus de 100,000 as de biens imposables; dans la seconde, 75^,000; dans la troisième, 50,000; dans la quatrième, 25,000; dans la cinquième, 12,500 (1). Les autres étaient entassés dans la