HIST. DES ITAL. — T. I
La partie indigène était-elle l'osque ou Tombrien? et celui-ci tientil de l'osque et du grec, comme le veut Grotefeud, ou du celtique et du germanique ? Les systèmes exclusifs sont encore faux en cela ; Baehr les a examinés dans Y Histoire de la littérature latine, depuis le premier paragraphe jusqu'au vingt-huitième; mais des fragments aussi incertains ne sauraient inspirer une grande confiance.
Dans notre opinion, les dialectes de l'Italie méridionale appartenaient tous à une même langue, et ne se distinguaient que par un certain nombre de mots propres à chacun ; mais l'osque ne concourut pas seul à la formation du latin, et la preuve qu'une autre langue, très-différente au moins par la prononciation, lui fournit des éléments, c'est que le p des Osques et des Grecs est fréquemment remplacé par le q jusque dans les noms propres ( !)• Nous croirions plus volontiers que le latin, au lieu d'être un mélange de plusieurs dialectes italiques, contractés , raccourcis, adoucis, ainsi qu'il arrive toujours dans la formation des langues les plus modernes, est issu, comme le grec, d'autj-es branches du tronc indo-germanique, et qu'il s'est développé diversement, à la manière des individualités.
Voir E. FuNK, De Adolescentia linguœ latinse.
G. Damio, Tractatus de causis amissarmn iinguse, latinx radie um.
Sanchez, Walchius, Niess, Borrichius, Inchoffer, Cellarius, Krebs, Oberlin, ont recueilli des monuments du latin primitif, sans critique ni inductions. Struve et Diefenbach ont traité de l'origine et de la nature des flexions. L'idée d'examiner la construction et les raisons qui déterminent la disposition des mots étant née il y a peu de temps, Gehl, Broder, Gôrenz, se sont arrêtés à l'étude superficielle de quelques particularités ; ce travail n'a pas été fait d'un point de vue assez élevé par Raspe ( Die f'orstellung der lateinische Spraclie) et Diintzer ( Die Lehre von der lateinischen fVortbildung und Composition). Millier est précieux dans ces recherches; Historisch-kritische Einleitung zur nôthiger Kenntniss loid niitzlichem Gehrauche der alten lateinischen Schri/tsteller; Dresde, 1847-51.
Schwegler (///s/o/re romaine, I, 184-193) persiste à considérer la langue latine comme un mélange de deux dialectes italiens ayant entre eux des rapports. Mais les linguistes les plus habiles, quand une langue est présentée comme une transition entre deux autres,
laienl v6[j.oi; le denier d'argent [niimmus) et i^nAiva la mesure qui s'appelait hemina dans le Lalium ; de même les noms de lihra, iriens, guadrans, sexlans, uncia, relatifs aux poids et aux valeurs monétaires, passèrent dans le grec de Sicile, où l'on disait XÎTpa, Tpiàç, TETpàç, é^àç, oùyxta.
(I) De ÏTtTio;, egMMsy de£7io[j.ai,se9«or;de fjTiap, /eci<r; de XeiTio); linguo; de xoneûç, coqutcs ; Ae'ioLçnuioz, Tarquinius, elc.
UKlUliVE DU LATIN. 4^1
lui allribuent uu lieseloppenient organique, an lieu d'en faire un mélange réel. 11 est certain qu'on n'y rencontre point l'élément sabin.
Varron disait que les mois des premiers Latins sentaient l'ail et l'oignon : il est certain que^, là oà s'étaient réunis des iiommes de toutes les contrées , on ne pouvait espérer ni l'unité ni l'harmonie dans la langue; ouverte à toutes (es importations, soumise à toutes les influences, elle changeait continuellement, surtout au milieu d'un si grand mouvement. Elle s'altéra au point qu'au temps de Polybe les traités faits avec les (ùarthugiuois après l'expulsion des rois , étaient déjà inintelligibles: Tr]Xiy.aJ-:r, yàp T)ôta-.popàY£Yov£ 1% ôiaXÉ/.Tou, xaiiraoà 'P(.o[j.ar'o'.;, Tfj; vuv TCpbç ttjv àpyatav, cjais to'uç auvsTwxàToui; ?vta {j.6Xtç i; £7;taxâaca); oi£u/.pt(iv£T'v (111, '2'2'.
H serait curieux de rassembler tous les fragments qui nous restent de la langue latine, pour la suivre pas à pas jusqu'à ce qu'elle se transforme en italien moderne. Les jeunes gens qui regardent cette étude comme une introduction nécessaire à la conuaissancîe des classiques, pourront consulter avec fruit les Latini senaonis vêtus tioris l'eliquix selectx par Egger , Paris. 1S4S ; nous en profiterons pour offrir quelques lignes de l'histoire du latin.
Sous le règne de Tarquiu le Superbe, Sextus et Publius Papirius recueillirent les lois romaines, dont ils formèrent le code Papirien ; mais il ne nous eu reste que quelques fragments. Ulpien nous a transmis celle-ci, qui est de Romulus : bei paterjilium ter venunduit, Jilius a pâtre liber esta : et Festus cette autre, qui est antérieure à Servius : Sei p a rentem puer v erberit, astotoe plorasit , puer dlreis parentum sacer estod; sei nurus, sacra dlreis purcntum estod; c'est-à-dire : Si puer verberaverit parentem , al ille ploravit , puer diris parentum sacer esto ;si nurvs, sacra diris parentum esta.
Les anciens, de trente-six autres lois de ce code, conservèrent en partie le sens, en partie la fornie, en l'acconnnodant, autant que possible, à la manière de parle: qui était moderne dans leur époque. Plusieurs critiques se sont efforcés de les ramener à leur ancienne structure, telle qu'elle apparaît dans quelques fragments; Fergusson dans Y Histoire de la jurisprifr/ence romaine (Paris, 17.50), supposant que l'osque était le latin primitif, a donné les règles de celui-ci et reproduit ces fragments dans le vieux dialecte. Mais quel cas peut-on faire de pareilles restaurations ?
Varron nous a conservé un fragment du chant des Arvales, disposé comme il suit par Grotefend. Rndimenla llnguœ umbricx, II, 20 :
Cozoia uloi (1 0 .■■ (■ s 0 : 0 m i n a e n im v e r o
Ad pat ni a' ose' misse J a ni eus iones . Duonus Cents eset, dnnque Janus vevet . . . Melius enm regiim.
Qu'on traduit :
Chorolauloidos (roi des chants) ero ; omina enimvero ad patulas aures miseri Jani curiones. Bonus Cents (nom mystique de Janus) erit, donec sanus vivet. Melior eorum regum.
Mais on ne sait comment interpréter le morceau suivant, qui nous a été conservé par Terentius Scaurus, De Orthographia :
Cume poinas leucesiae praetexere monti Quolibet cunei de his cume tornarem.
Le chant des prêtres saliens est peut-être le monument le plus ancien ; Varron l'appelle prima verba poefica latina (liv. VI), et qualifie de latiniste excellent jElius, qui essaya de le traduire, mais sans parvenir à faire disparaître beaucoup de points obscurs (liv. VII). Selon Klausen, ce chant aurait appartenu aux patriciens seuls, qui, pour ce motif, ne célébraient que les divinités des Ramnenses et des Titienses.
On connaissait déjà quelques fragments du chant des frères Arvales, lorsqu'une longue inscription de Tannée 218 après J.-C. fut déterrée dans la sacristie de Saint-Pierre à Rome, en 1778. Marini, dans les Jtti e monumenti de' Fratelli Jrvali, puis d'autres, et Klausen luimême. De carmme Fratrum Arvalium ( Bonn, 1836 ), l'ont interprétée il n'y a pas longtemps.
Enos lases juvate
Neve luaerve Marmar siiis incxtrrere in pleores
Satur furere Mars limen sale sta berber
Semunis alternei advo capit co7ictos
Enos Marmor iuvato
Triumpe triumpe.
Chaque vers se répète trois fois ; l'archaïsme et d'évidentes altérations en rendent l'intelligence difficile. Hermann {Elementa doctrinas metricse), qui diffère quelque peu de Lanzi et de Klausen, traduit : Nos, lares, juvate i neveluem, 3Iamuri, sinis iiicurrere in plures. Satur fueris. Mars : limen sali, sta, vervex. Semones alterni Jam duo capit cunctos. Nos, Mamuri, juvato; triumphe, trimnphe. Le même Hermann, Klausen et Grotefend prétendent qu'il est métrique, et veulent y trouver les vers réglés par les syllabes, non par la quantité. Voir aussi Duentzer, De ver su quem vocant Saturnino; Bonn 1838,
Galvani, qui a consacré des études longues et patientes à l'histoire « des races italiques et de leurs idiomes, depuis les premiers temps historiques jusqu'à Auguste,» a essayé de traduire ce chaut, en partant de l'hypothèse qu'il est en vers saturnins. Il en forme donc autant de vers septéaaires, comme il suit :
£nos lasns jiivate. Et nos, lares, juvate ,
Neve luervem arniar Neve luem amaram
Sins incurrere in plorcs; Sinatis inourrere in flores ;
Salur ftirere. Mares, Satur furiaruni. Mars ,
Limen sulest uberher ; Luem squalidam averte ;
Semuncis aUernip Semones alternis
AdvocapUe conctos; Advocamus cunctos;
Enos, Mamor, juvafo. Et nos, Mamuri, juva.
Triumpe, triumpe. Triumphe, triumphe.
La découverte du chant des Arvales, n'aurait-elle pas d'autre importance, atteste du moins la grande transformation que subit la langue depuis l'époque de Romulus, à laquelle peut-être il fut composé, jusqu'aux temps des Douze Tables, dont les fragments aussi ne nous sont parvenus que modifiés. Le changement de la langue nous est affirmé par Quintilien lui-même 'Jnsl. orat.^ \, 6, § 40) qui doutait que les Saliens comprissent leur propre chant : Sed illa mutari vetat retigio, et consecratis uteyidum est.
L'inscription gravée en l'homieur de Duilius l'an de Rome 494, après sa victoire navale sur les Carthaginois, et qu'on voit au Capitole sous la colonne rostrale, découverte en 1565, est ainsi conçue :
. . . ovem castreis exfociont Macell. . . . . . cnandod cepet enque eodem macis. . . . . . mnave bos marid consol primas c . . . Cuasesque navales primes ornavet par . . . Cumque eis navebus claseis poenicas oin. . . Dictatored ol. . . om in altodmarid pue. . ., etc.
C'est-à-dire :
Noî?e?>i castris effugerunt. Macelhm munitam urbeni Vngnando cepif, inque eodem magistr^tu prospère Rem navibus mari consul primus g^essit : remigesque, Classesque navales primxis ornavit, pcrrorvitquediebus sexa-
ginta, Cumque eis navibus classes punicas omnes, Dictatore illorum, in alto mari pwg^nando vtcit.
Le mausolée des Scipions, découvert en 1780, a fourni des épitaphes en lettres grossières, dont la plus ancienne est celle de Cornélius Barbatus, consul l'an 456 de Rome, c'est-à-dire 298 ans avant J.-C; la voici :
Co rnel /' u s Lucl u s Scip io B a rb a l u s
Gnaivod (Gneo) pâtre p rogna tas Jort is vir sa-
piensque Quoius{cii]us) forma virf ntei parisuma (purissima)
fuit Consol censor aldilis quel fait opud vos Taurasia Ci sauna Samnio répit Suhigit omne Loucana opsidPsqu,e obdoucit.
Historiquement, nous remarquons que cette inscription parle d'une victoire sur la Lucanie et le Samnium , dont Tite-Live ne fait aucune mention, et d'une ville Cisauna, qui ne se trouve pas dans les écrivains ; grammaticalement, que Vo est employé pour Vu, avec lequel il se confondait dans la prononciation ; Vei remplacer/, à la manière grecque, et Vm finale n'existe pas. Quant aux verbes svbiyit, abducit, le présent ne se distingue pas du passé. Il faut observer en outre que les documents dont nous avons parlé plus haut nous sont parvenus transcrits, tandis que celui-ci est le premier que nous ayons dans sa forme originale.
L'épitaphe de son fils Lucius Scipion, bien que postérieure d'environ un demi-siècle, renferme plus d'archaïsmes :
Honc oino ploirume cosenti ont R. . .
Duonoro optumofuise vira Luciom Scipionefilios Barbât i Consol censor aidilis hec fuet a. . .
Heccepîl CorsîcaJleriaque urbe Dedet tempestatebus aide mereto.
C'est-à-dire ;
Hune unum p/ wrimi consentiunt fiom^bonorum optimum fuisse virum, Lucium Scipionem fdium Barbati. Consul , censor, sedilis hic fuit c/pud vos. Hic cxpit Corsiram . Aleriam urbem; dédit tempestatibus xdem merito.
L'm finale, indice du régime, s'y trouve uue seule fois. Voici encore, bien que d'un âge plus rapproché, l'épitaphe de Scipion l'Africaiu, que Cicéron nous a transmise. TuscuL V, 5 :
A sole exoriente supra Mœeoti' palude Nem 0 est q a i fa c t is m e xqn ipara re queat
Sifas endo plaga s cœlest mn se a ndere cuiquam, Mi soti cœii maxima, porta pntet.
Dans les inscriptions, nouvelle remarque a (aire, plusieurs désinences ressemblent à celles de l'italien moderne plus qu'aux terminaisons
latines : par exemple, Obtenui laude; Fomponio virio posuit; dono dedro, etc.
On trouva, au sixième siècle, à Tivoli, et près de l'ancieu temple d'Hercule, un bronze qui fut déposé dans la bibliothèque Barberini, d'oîi il a disparu sans laisser de traces ; ce bronze contenait une inscription du commencement du quatrième siècle de Rome, durant la seconde guerre punique, inscription par laquelle le sénat accordait un pardon aux habitants de Tivoli ; la voici :
L. Cornélius Cn.f. prœtor senatum consuhilt a. d.wi nonas majassub aede kastorus : scribendo adfuerunt A. Manlius a . f . sex . J itlius , L. tostumius s.f. qnod Teiburtes verbafecerujit , quihusqn^ de rébus vos purgavistîs, ea senatus animumadvortit ita utei aequom fui t : nosque ea ita aitdiveramus uti vos deixistis vabeis nontiata esse : ea nos anîmicm nostrum non indoucebamus ita facfa esse propter ea quod scibamus ea vos inerito nostro facere non potuisse; neque vos dignos esse, quei ea faceretis; neqneidv obéis, neque reipoplicae vostrae oitile essejacere : et postquam vostra verba senatus atidivit, tanto magis animum nostrtim indoucimus ita utei ante arbitrabamur de eieis rébus ab vobeis peccatum non esse. Quonque de eieis rébus senatuei purgatei estis, credimusvosqxie animum vostrum indoucere oportet, item vos populo Romano purgatos fore.
En 1692, on découvrit en Calabre une table de bronze, avec un sénatus-consulte contre les bacchanales, qu'on fait remonter à l'année 567 de Rome, et qui se trouve aujourd'hui dans le musée impérial de Vienne :
Q. Marcius L. f. S. Postumius L. f. Quiutus Marcius, Lucii filius, Sextus Posthumius, Lucii filius,
COS. senatum consolxiervnt n. octob. apud aedem consules senatum consuluerunt nonis octobris apud aedem
Due Ion ai se. adf. M. Claudi M. f.
Belloniîe ; scribendo adfuerunt Marcius Glaudius Marci fllius ,
f'alerius P. f. Q. Minuci C. f. de baca-
Valerius Publii filius, Quiutus Minucius Gaii filius, de baccha-
nalibus quei foideratei essent; ita exdeicendum cennalibus qui fœdorati essent; ita edicendum cen-
suere: nei qui s eorum bacanal habuise velet. Sei ques suere : ne quis eorum bacchanalia habuisse vellet. Si qui
essent quei sibei deicerent necesus ese bacanal ha
essent qui sibi dicerent uecesse esse bacchanalia ha-
bere, eeis utei ad pr. urbanum Romam voiirent, bere; iis ut ad prfetorem urbanum Romam veiiirent,
deque eeis rébus ubei eoruni verba audita esent, utei deque iis rébus ubi eorum verba audita essent, ut
senatus noster decerneret dum ne minus senatoribus senatus noster decerneret dum ne minus senatoribus
c. adesent, q. ea res consoleretur. Bacas vir ne centum adessent, cum ea res consuleretur. Bacchas vir ne
quis adeise velet ceives romanus neve nominis latin quis adesse vellet civis romanus, neve nominis latini,
neve socium quisqam nisei pr. urbanum , adiesent; neve sociorum quisquam , nisi prœtorem urbanum , adessent ;
isquede senatuos sententiad dum ne minus senatoriisque de senatus sententia, dum ne minus senatori-
bus c. adesent quom ea res cosoleretur iousisent bus centum adessent, quum ea res consuleretur, jussissent,
censuere. Sacerdos nequis vir eset magister neque vir
.; censuere. Sacerdos ne quis vir esset magister, neque vir
neque millier quisquam eset neve pecuniam quisquam neque mulier quisquam esset, neve pecuniam quisquam
eorum comoinem abuise velet, neve magistra tum neve eorum communem habuisse vellet , neve magistratura neve
pro magistratuo, tieove virum neve mulierem quiquam pro magistratu, neve virum, neve mulierem quisquam
fecise, neve posthac inter sed coniourase neve comvofecisse , neve posthac inter se conjurasse , neve commo-
vise neve conspondise neve compromesise velet, neve
visse, neve conspondisse , neve compromisisse vellet , neve
quisquam fidem inter sed dédise velet, sacra in
quisquam fidem inter se dédisse vellet, sacra in
oquoltod ne quisquam fecise velet neve in poblicod neve occulto ne quisquam fecisse vellet, neve in publico neve
in preivatod neveextrad urbem sacra quisquam fecise in privato, neve extra urbem sacra quisquam fecisse
velet nisei pr. urbanum adieset isque de senatuos Yellet , nisi praetorem urbanum adisset isque de senatus
sententiad dum ne minus senatoribus c. adesent sententia, dum ne minus senatoribus centum adessent
quom ea res cosoleretur iousisent censuere homines quum ea res consuleretur, jussissent, censuere, homines
plous V. oinvorsei virei atque mulieres sacra ne plus quinque universi viri atque mulieres sacra ne
quisquam fecise velet neve inter îbei virei plous duo quisquam fecisse vellet, neve inter ibi viri plus duo-
bus, mulieribus plous tribus arfuise vêlent^ nisei de bus, mulieribus plus tribus adfuisse vellent, nisi de
pr. urbani senatuos que sententlad, utei suprad prsetoris urbani senatus que seateiitia, ut supra
dictum est; haice utei in convent ionid exdeica tis dictum est; haecce uti iu concionibus edicatis
ne minus trinum noundinum senatuosque sententiani ne minus trinum nundinum, senatusque sententiam
utei scientes esetis eorum sententia ita fuit. Sei ques uti scientes essetis, eorum sententia ita fuit. Si qui
esent quei arvorsum eadfecisent quam suprad dictum essent qui advorsum ea fecissent quam supra dictum
est., eeis rem caputalem faciendam censuere atque est, iis rem capitalem faciendam censuere, atque
utei hoce in tabolam ahenam iyiceideretis. Ita senatus uti hocce in tabulam aeneam incideretis. Ita senatus
aiquoni censuit utei que eam figier ioubeatis tibeifacisequum censuit , utique eam iigi jubeatis ubi facil-
lumed gnoscier potisit, atque utei ea bacanalia sei lime nosci possit , atque uti ea bacchanalia, si
qua sunt exstrad quam sei quid ibeisacri est ita utei qua sunt extra quam si quid ibi sacri est, ita uti
suprad scriptum est in diebus x quibus vobeis tasupra scriptum est in diebus decem quibus vobis ta-
belai datai eruntfaciatis utei dismota sient in agro bulae datsB erunt, faciatis uti dimota sint in agro
Teurano.
Teurano.
On peut voir dans la décade XXXIX, chap. 8 et 9 de Tite-Live, eombien l'élégant écrivain a rajeuni ce décret.
De ce premier âge de la langue romaine on passe au second, ouvert par la conquête de la Grande-Grèce et les expéditions dans la Grèce, qui introduisent la culture étrangère.
La belle série des épitaphes des Scipions se continue :