‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 271 sur 319 · DOCUMENTS AUTHENTIQUES · texte numérisé non relu

DOCUMENTS AUTHENTIQUES

Nel cor suo fa letto Taut'è lo dolciore

La sposa al diletto : Quai ella ha nel core,

Abbraccialo stretto Che more in araore

Con gran sicuranza. E grida raoranza.

Quelques auteurs pensent que l'orthographe est l'expression exacte de l'histoire et des sons d'un idiome ; que toutes les lettres qui entrent dans la composition des mots ont une raison philosophique, et que leurvaleur dépend de l'origine et de la nature de la langue; qu'il est donc important, non-seulement de la reproduire exactement, mais encore de conserver avec un soin scrupuleux les incorrections introduites dans les monuments par l'ignorance ou la négligence des copistes, ce qu'ils demandent surtout pour les anciens écrivains. D'autres , au contraire, persuadés qu'on attribue à l'impéritie des copistes et aux incertitudes d'une langue peu écrite une trop grande part des diversités, sont d'avis qu'il ne faut pas trop en tenir compte, ni en faire la base de conjectures. Il est vrai qu'à l'égard du plus grand nombre des poésies, on parvient difficilement à déterminer la date, d'autant plus que les copies contemporaines manquent absolument ; peut-être, en passant de bouche en bouche, subirent-elles des modifications aux divers changements de la langue, jusqu'à ce qu'elles furent fixées par l'écriture. Mais il est certain que les Toscans, en copiant les œuvres d'autres pays, leur donnaient la forme nationale, et qu'ils voyaient à leur tour leurs productions littéraires altérées par les Lombards ; il en était de même à Sienne et ailleurs. D'après ces transformations réciproques, est-il légitime d'attribuer une grande importance à la nature des écrits d'alors? Pour en faire la base de conjectures sérieuses, il faudrait posséder des inscriptions lapidaires ou des documents authentiques ; or nous avons des unes et des autres. Outre celles que nous avons déjà citées, ou trouve l'épigraphe suivante dans le Camposanto de Pise :

^ DIE SCE MARIE DE SECTEBKE ANNO DNI MLLO CCXLIII IN- DICT. I. MANIFESTO ANNOI E AL PIU DELE PSONE CHE ]\EL TEMPO DI BUONACOSO DE PALUDE Ll FISANI ANDARO A CU GA- LBE "cv" E VE VAC. C. PORTO VENERE STEDTERYI ^ DIE |XV E GUSTARO TUCTO B AREBBERLO PSO NON FUSSE LO CONTE PAN- DALO CHE NO VOLSE CHESA TRAITORE DE LA COF.ONA E POI N ANDANMO NEL PORTO DI GENOVA CU CIlï GALEE DI PISA E C

VACCHECTE E AVAREMOLA COBADUTA KO FUSSE CHEL TEPO NO STROPIO. DNS DODUS FECIT PUBLICARE HOC OPUS.

On en trouve une autre au Moulin du Palais, dans la vallée siennoise de Merse :

MCCXLVI AL TEPO DE GUALCIERl DA CALCINAJA PODESTA

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