ORIGINE DES VASES ÉTRUSQUES
plus fine et plus légère, noirs à l'intérieur, jaunes ou roussàtres à l'extérieur, et noirs aussi quelquefois; les Étrusques auraient produit ceux de Tarquinies, de Volterra, de Pérouse, d'Orviéto, de Viterbe, d'Acquapendente, deCornéto, le plus grand nombre d'un jaune pâle , avec un vernis roussâtre et des figures en noir, costume italiote, barbe et cheveux longs, divinités ailées (1).
Puis , si Ton demande à quel usage servaient tant de vases , et quelle était leur signification , nous répondrons qu'ils ne servaient à aucun usage, pas même au banquet funéraire, puisque la plupart manquent de fond et sont intacts. Étaient-ils un signe d'initiation déposé auprès des adeptes? on serait porté à le croire, d'après les sujets, qui rappellent souvent les rites dionysiaques et éleusiens; mais voici que, pour dérouter les inductions les plus ingénieuses, on a trouvé dans une tombe, à Vulci, environ neuf cents coupes ordinaires et grossières, avec un atelier de faiseur d'écuelles.
Les archéologues discutent tous ces points , et ils discuteront longtemps encore; mais, quel que soit le système que l'on adopte, ces précieuses reliques, dont se glorifient tous les musées
(1) La priorité des beaux-arts en Italie a été soutenue par Guarnacci ( Origine italiche), par le père Paoli ( Antic/iità pesiane ), par le comte d'Arco ( Patria primitiva del disegno ), et depuis les dernières découvertes, par un grand nombre d'archéologues modernes , parmi lesquels Lucien Bonaparte figure le premier en date.
Sur les arts étrusques, on peut consulter pour le siècle passé : Th. Dëmster, 1619, a\ec les Paralipomènes de Passeri; A. F. Gori, Mitsxnm etruscum, 1737-43, avec les dissertations de Passeri ; Musasi Guarnacci ant. mon. etntsca, 1744. Les vases y étaient mal distribués, recueillis sans critique, classés au hasard , de telle manière que Miiller ne crut pas pouvoir en tenir compte pour édaircir l'histoire et les croyances des Étrusques. Les découvertes récentes furent mises à profit par le chevalier Francesco Inghirami, Momimenti etruschi o di etrusco nome, sept volumes de texte, six de planches» 1851-26, et Pitture di vasi litlili , 1832; par les nombreux mémoires de l'Académie de Cortone, de Paris, de l'Institut de correspondance archéologique de Rome, etc.; par les livres et opuscules sans non\bre de Yermiglioli, Cardinali, Orioli, Teani, Arditi, Gerhard, Raoul-Rochette , Visconti, Grisi, Bunsen , Carnpanari , Micali , Gargallo , Candelori , Feoli , Stackelberg , Dorow, Brondstedt, Lewezow, Bock, Luynes, Svelcker, Panot'ka... De Witte et Lenormant ont publié une collection de vases céramographiques, à Paris, 1849. Consultez encore Musœi etnisci quod Gregorius XVI in œdibus Vaticanis couslikiit monmnenta; Rome 18'i2. Les musées qui possèdent le plus de richesses en ce genre sont celui de Londres, auquel fut vendue la collection du prince de Canino ; ceux de Mnnicli, de Leyde, de Berlin, du roi de Hollande, le Grégorien et l'Étrusque de Rome; celui de Naples , les collections Buccelli à Montepulciano, Ruggeri à Yiterbe, Venuti à Cortone, Ansidei, Oddi et autres à Pérouse, Guarnacci et Franceschini à Volterra, .Jatia et Sanlangelo à Nai)les.