‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 41 sur 319 · SARDAIGNE. CORSE · texte numérisé non relu

SARDAIGNE. CORSE

valent se maintenir dans l'île , émigrèrent en Italie et sur les cotes de la Gaule. Plus tard, Pline y comptait trente-trois villes, et Callimaque l'appelait la Phénicie insulaire.

Diodore de Sicile atteste que les esclaves corses surpassaient les autres en force et pour tous les services d'utilité domestique (l); Strabon, au contraire, dit que, « toutes les fois qu'un général romain, ayant pénétré dans l'intérieur du pays et surpris quelque fort, en emmène à Rome en esclavage, on voit les Corses manifester une férocité et une stupidité singulières; ils refusent de vivre, ou restent dans une apathie absolue, au point qu'ils dégoûtent les maîtres et font regretter le peu d'argent dépensé pour les acheter. » Peut-être Strabon interprétait ainsi l'amour de la liberté qui, dans ce peuple, ne s'est jamais affaibli , et lui a conservé une si grande originalité de caractère et de mœurs. Le pays , où paissaient librement de nombreux troupeaux obéissant au sonde la corne si connue du berger, était, selon Polybe, âpre et boisé ; le berger apercevait-il des navires qui s'approchaient de la côte? il sonnait pour rassembler les troupeaux; du reste, les habitants ressemblaient à des sauvages.

Dans l'île d'Elbe, appelée OEthalia par les Grecs et Ilva par les Romains, on extrayait, de temps immémorial, le fer dit populonien , parce qae les fours pour le fondre étaient à Populonie. Avec la Corse , les Étrusques possédèrent la fumante Lipari , retraite de pirates, d'autres ilôts de l'archipel tyrrhénien et quelques-uns de l'Adriatique. A Malte et dans d'autres îles , les Phéniciens avaient introduit des manufactures, afln de pourvoir de leurs produits la Grèce et l'Italie.

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